An­ge­la Mer­kel, chan­ce­lière de l'eu­rope

Causeur - - Sommaire N° 28 – Octobre 2015 - Luc Ro­senz­weig

Il fau­dra s'y faire : l'union eu­ro­péenne est dé­sor­mais struc­tu­rée par l'hé­gé­mo­nie al­le­mande. De l'eu­ro à la ques­tion des mi­grants en pas­sant par la crise agri­cole, Pa­ris se contente de suivre la po­si­tion de Ber­lin. L'or­do­li­bé­ra­lisme ger­ma­nique a vain­cu.

L'été 2015 res­te­ra peut-être dans l’his­toire comme ce­lui de la ré­vé­la­tion à tous d’une réa­li­té que seule une mi­no­ri­té d’es­prits lu­cides avaient jusque-là per­çue : l’union eu­ro­péenne se ré­sume dé­sor­mais à l’or­ga­ni­sa­tion chao­tique de l’hé­gé­mo­nie al­le­mande sur le Vieux Conti­nent. On as­siste à une en­tre­prise de vas­sa­li­sa­tion ram­pante, et d’ap­pa­rence bien­veillante, des gou­ver­ne­ments et des peuples par une na­tion do­tée d’une éco­no­mie, d’un sys­tème po­li­tique et d’une classe di­ri­geante plus per­for­mants et plus ef­fi­caces que leurs ho­mo­logues dans tous les autres pays membres de L’UE.

Dans tous les do­maines qui ont nour­ri l’ac­tua­li­té de cette pé­riode, la « rai­son al­le­mande » s’est im­po­sée, par­fois avec une bru­ta­li­té pé­trie de bonne conscience, au dé­tri­ment des in­té­rêts et des as­pi­ra­tions de ses par­te­naires, qui ont vu leurs gou­ver­nants ré­duits au rôle de com­parses ten­tant de sau­ver un mi­ni­mum de di­gni­té et de pro­té­ger, à la marge, les in­té­rêts ma­té­riels et mo­raux de leurs man­dants.

La crise grecque s’est pro­vi­soi­re­ment éloi­gnée du bord de l’abîme, une sor­tie désor­don­née de ce pays de la zone eu­ro, fac­teur de dé­sta­bi­li­sa­tion, voire de nau­frage de la mon­naie unique eu­ro­péenne. L’al­le­magne n’était pas en­core prête, psy­cho­lo­gi­que­ment et éco­no­mi­que­ment, à af­fron­ter le choc qu’au­rait pro­vo­qué ce séisme. Mais l’ex­pul­sion pla­ni­fiée d’un pays ré­tif à l’adop­tion de l’or­do­li­bé­ra­lisme ger­ma­nique reste une op­tion pos­sible, voire sou­hai­tée, dans une Al­le­magne qui conti­nue à en étu­dier sé­rieu­se­ment les mo­da­li­tés tech­niques et po­li­tiques. Toute l’ha­bi­le­té tac­tique d’alexis Tsi­pras, tous les gages don­nés aux tour­men­teurs d’outre-rhin et à leurs auxi­liaires zé­lés ou contraints n’au­ront au­cun ef­fet réel : la confiance des Al­le­mands en­vers les Grecs est du­ra­ble­ment, si­non dé­fi­ni­ti­ve­ment, dé­truite. Le drame an­tique qui s’est joué entre Athènes, Ber­lin et Bruxelles a confor­té les di­ri­geants al­le­mands dans leur cer­ti­tude in­ébran­lable que la zone eu­ro ne doit pas évo­luer, comme le rêvent les eu­ro­béats, vers un es­pace de trans­ferts et de so­li­da­ri­té, à l’image de ce qui se pro­duit peu ou prou au sein de cha­cune des na­tions qui la com­posent. Avouons-le : si j’étais al­le­mand, je ne se­rais pas to­ta­le­ment in­sen­sible à ce point de vue. Lorsque des voi­sins, même sym­pa­thiques et ami­caux, uti­lisent le cre­dit ra­ting, que vous avez ob­te­nu par votre tra­vail et la ges­tion pru­dente de votre bud­get, pour faire à peu près n’im­porte quoi (re­traites gon­flées et lar­ge­ment an­ti­ci­pées, clien­té­lisme ef­fré­né dans la créa­tion et l’at­tri­bu­tion d’em­plois pu­blics, in­ca­pa­ci­té à faire ren­trer l’im­pôt), il n’est pas

L'AL­LE­MAGNE N'EST PAS EN­CORE PRÊTE À AF­FRON­TER LE CHOC D'UNE SOR­TIE GRECQUE DE LA ZONE EU­RO. MAIS DE­MAIN ?

illé­gi­time de s’in­ter­ro­ger sur la per­ti­nence de leur main­tien dans un club de gens sé­rieux. Les af­fects de no­taires ou d’épi­ciers ne sont pas aus­si mé­pri­sables que les ar­tistes pé­ti­tion­naires vou­draient nous le faire croire. Sans no­taires ni épi­ciers ou autres hu­mains exer­çant pour vivre des ac­ti­vi­tés pro­saïques sources de com­por­te­ments vul­gaires, les ar­tistes n’au­raient pas les moyens de don­ner libre cours à leur créa­ti­vi­té évi­dem­ment su­blime.

Et Pou­tine dé­clen­cha la crise lai­tière

La crise grecque a donc mis en lu­mière l’ina­ni­té d’une pen­sée pré­ten­dant que l’eu­rope pro­gres­sait de crise en crise vers tou­jours plus d’in­té­gra­tion, avec comme co­rol­laire que l’in­té­rêt com­mun de l’union al­lait peu à peu se sub­sti­tuer aux in­té­rêts par­ti­cu­liers des États qui la com­posent. Cette crise s’est sol­dée, pour l’ins­tant, par la meilleure so­lu­tion pro­vi­soire conve­nant au prin­ci­pal créan­cier de la Grèce, l’al­le­magne, alors qu’elle au­rait pu être l’oc­ca­sion d’une re­mise à plat de l’idéal d’une mon­naie unique conçue comme créa­trice de so­li­da­ri­té à l’in­té­rieur et fac­teur de com­pé­ti­ti­vi­té à l’ex­té­rieur. La France, dans cette af­faire, s’est conten­tée du rôle mi­neur de deuxième plus im­por­tant créan­cier, et est donc contrainte de suivre, bon gré mal gré, la stra­té­gie er­ra­tique conçue au jour le jour à Ber­lin, faute de pou­voir en ima­gi­ner une autre et nouer les al­liances per­met­tant de la faire pré­va­loir. Ce que le Zoll­ve­rein a réus­si, au xxe siècle, pour construire la na­tion al­le­mande ne se re­pro­dui­ra pas à l’échelle eu­ro­péenne au xxie.

Une autre crise es­ti­vale a sou­le­vé l’émo­tion hexa­go­nale, et déses­pé­ré en­core plus les cam­pagnes fran­çaises : l’ef­fon­dre­ment des prix de la viande por­cine et de la production lai­tière. Cette crise a été conjonc­tu­rel­le­ment dé­clen­chée par les contre-me­sures de boy­cott des pro­duits agri­coles de L’UE ins­tau­rées par Vla­di­mir Pou­tine à la suite des sanc­tions im­po­sées à la Rus­sie après l’af­faire ukrai­nienne, mais ce­la n’a fait qu’ac­cé­lé­rer une ten­dance lar­ge­ment amor­cée. La fin de la po­li­tique agri­cole com­mune de L’UE (PAC), en fait un pro­tec­tion­nisme or­ga­ni­sé en fa­veur des pro­duits agri­coles in­tra­com­mu­nau­taires, a ré­vé­lé l’ad­dic­tion des agri­cul­teurs fran­çais à ce sys­tème d’éco­no­mie ad­mi­nis­trée, per­met­tant à des ex­ploi­ta­tions de taille moyenne d’échap­per à la concur­rence du mar­ché mon­dial (et aux grosses ex­ploi­ta­tions de se faire du blé, au sens propre comme au fi­gu­ré). Pour sur­vivre dans la concur­rence mon­dia­li­sée, les éle­veurs de porcs ou de vaches lai­tières fran­çais au­raient dû suivre l’exemple de leurs col­lègues néer­lan­dais ou da­nois, aban­don­ner leur iden­ti­té pay­sanne, se re­grou­per et →

de­ve­nir des in­dus­triels de la production agroalimen­taire jouant avec les mar­chés mon­diaux de coûts de l’ali­men­ta­tion ani­male pour res­ter com­pé­ti­tifs sur le mar­ché in­té­rieur et à l’in­ter­na­tio­nal. Ou alors se consa­crer au dé­ve­lop­pe­ment de niches dans la production haut de gamme, de­ve­nir des producteur­s de Rolls-royce ou de Mer­cedes de la bouffe, mais ce­la se conçoit et se pré­pare bien en amont, et non pas dans un contexte de pa­nique exis­ten­tielle…

Une fois en­core, la ges­tion de cette crise a été pi­lo­tée de Ber­lin, via Bruxelles, dans le sens le plus fa­vo­rable aux in­té­rêts al­le­mands dans le sec­teur. L’al­le­magne, en ef­fet, dis­pose, pour des rai­sons his­to­riques, de vastes sur­faces agri­coles dans l’ex-rda, exemptes de pay­sans1, donc de pro­blèmes. Elle dis­pose, de sur­croît, avec les Po­lo­nais, d’une main-d’oeuvre bon mar­ché toute proche pour y dé­ve­lop­per des pro­duc­tions à forte va­leur ajou­tée exi­geant des bras, comme les as­perges, par exemple. Ré­sul­tat : le lait à 25 cen­times d’eu­ro le litre et le porc à 1,25 eu­ro le ki­lo, ce qui étrangle les Bre­tons… Les Fran­çais sont donc gen­ti­ment priés de se dé­brouiller seuls avec la co­lère de leurs agri­cul­teurs.

Reste, en­fin, la grande af­faire de la vague de mi­gra­tion vers l’eu­rope de po­pu­la­tions fuyant la guerre qui em­brase tout le Moyen-orient, vague à la­quelle se trouvent mê­lés des mi­grants éco­no­miques ori­gi­naires des Bal­kans, du Magh­reb et d’afrique sub­sa­ha­rienne. Cet épi­sode a ré­vé­lé l’am­pleur du mal­en­ten­du (pour res­ter poli) qui s’est ins­tau­ré au sein des élites po­li­ti­co-mé­dia­tiques fran­çaises concer­nant le ju­ge­ment et l’éva­lua­tion de l’at­ti­tude de la chan­ce­lière An­ge­la Mer­kel face à cette crise, et oc­cul­té ses consé­quences pour l’ave­nir de l’eu­rope.

Mi­grants : le grand bluff

Que sou­hai­tait Mer­kel au dé­but du mois de juillet, alors que, à la fa­veur d’un été clé­ment, des masses de ré­fu­giés se pres­saient de plus en plus aux portes de L’UE ? Com­mu­nau­ta­ri­ser les règles re­la­tives à la ges­tion de l’im­mi­gra­tion, jusque-là do­maine ré­ser­vé des po­li­tiques na­tio­nales. Comme on l’au­ra com­pris à la lu­mière des exemples pré­cé­dents, com­mu­nau­ta­ri­ser, pour Mme Mer­kel et ses par­te­naires de la coa­li­tion au pou­voir à Ber­lin, si­gni­fie élar­gir à l’en­semble de L’UE les cri­tères qui conviennen­t à la si­tua­tion al­le­mande dans ce do­maine. Pour des rai­sons his­to­riques et cultu­relles, la pré­sence, de­puis des dé­cen­nies, sur le ter­ri­toire al­le­mand, de nom­breux tra­vailleurs turcs, non in­té­res­sés par l’in­té­gra­tion en Al­le­magne, n’a pas pro­vo­qué d’an­goisses iden­ti­taires dans la plus grande par­tie de la so­cié­té al­le­mande (à l’ex­cep­tion du ter­ri­toire de l’exrda, mais ce phé­no­mène reste sous contrôle) et ne pèse pas dans le champ po­li­tique. La RFA n’a connu, au cours de son his­toire, ni émeutes de ban­lieue, ni at­taques ter­ro­ristes, ni re­tour cy­clique des in­cen­dies de voi­tures dans les « quar­tiers ». Les fac­teurs de dé­lin­quance liés à l’im­mi­gra­tion re­lèvent pour l’es­sen­tiel d’un sys­tème ma­fieux is­su des Bal­kans, prin­ci­pa­le­ment d’al­ba­nie et du Ko­so­vo.

LA GES­TION DE LA CRISE AGRI­COLE A ÉTÉ PI­LO­TÉE DANS LE SENS LE PLUS FA­VO­RABLE AUX IN­TÉ­RÊTS AL­LE­MANDS.

Ber­lin s’em­presse donc de dé­cré­ter que ces pays sont « sûrs », ex­cluant ain­si ces po­pu­la­tions du bé­né­fice du droit d’asile. En re­vanche, elle est à la re­cherche de nou­veaux Homo eco­no­mi­cus sus­cep­tibles de pal­lier l’ef­froyable dé­fi­cit dé­mo­gra­phique dont le pays souffre de­puis un de­mi-siècle. Comme l’im­mi­gra­tion in­tra­com­mu­nau­taire ne suf­fit pas à sa­tis­faire les be­soins (les jeunes chô­meurs qua­li­fiés d’eu­rope du Sud pré­fèrent ten­ter leur chance en Grande-bre­tagne, en Amé­rique du Nord, au Bré­sil, en Aus­tra­lie ou même en France…), il faut donc éta­blir des règles qui per­mettent à l’al­le­magne de choi­sir le haut du pa­nier de la force de tra­vail en mou­ve­ment. Or il se trouve que la der­nière vague de ré­fu­giés sy­riens est de « bonne qua­li­té », se­lon ces cri­tères. Elle se com­pose, en grande par­tie, de per­sonnes édu­quées, ve­nant en famille, ayant ven­du leurs biens en Syrie pour fi­nan­cer leur voyage et les pre­miers frais de leur ins­tal­la­tion.

Quand l’uti­li­ta­risme bien com­pris peut se dou­bler d’une plus-va­lue en termes d’image à l’échelle pla­né­taire, pour­quoi s’en pri­ver ? Le coup de com d’an­ge­la Mer­kel « met­tant la honte » à ses voi­sins égoïstes et sans coeur en­vers ces

pauvres ré­fu­giés dont les en­fants meurent sur les plages des îles grecques a failli connaître une réus­site to­tale, avec la com­pli­ci­té de mé­dias fran­çais et in­ter­na­tio­naux to­ta­le­ment igno­rants de la si­tua­tion al­le­mande. Celle-ci est com­plexe : le be­soin d’être ai­mé, de sur­mon­ter l’op­probre dont le peuple al­le­mand fut l’ob­jet après Hit­ler, co­existe dans les conscience­s avec la convic­tion de dé­te­nir une vé­ri­té in­tan­gible sur la ma­nière de bien conduire une dé­mo­cra­tie mo­derne et per­for­mante.

De nom­breux Al­le­mands sont sin­cè­re­ment per­sua­dés qu’il faut sou­hai­ter la bien­ve­nue aux dam­nés de la terre, par­ti­cu­liè­re­ment dans les grandes mé­tro­poles pros­pères et li­bé­rales, où ils dé­barquent après leur pé­rilleux pé­riple. Ils sont ra­vis d’être mon­trés en exemple pour leur gé­né­ro­si­té et leur com­pas­sion. Ils n’ont pas de comptes dou­lou­reux à ré­gler avec des ci­vi­li­sa­tions et des cultures, consé­quence d’un long pas­sé co­lo­nial ou es­cla­va­giste. La ges­tion de leur re­pen­tance s’est concen­trée sur leurs rap­ports aux Juifs et à l’état d’is­raël. Mais ils sont éga­le­ment sou­cieux de pré­ser­ver leur culture et leur mode de vie : ils veulent bien ac­cueillir de fu­turs producteur­s sans pour au­tant les in­vi­ter à la ci­toyen­ne­té et à l’in­té­gra­tion cultu­relle. Connaît-on au­jourd’hui beau­coup de Turcs, même ins­tal­lés en Al­le­magne de­puis deux ou trois gé­né­ra­tions, de­ve­nus écri­vains, ci­néastes, phi­lo­sophes al­le­mands ?

Pis­to­let sur la tempe

Il n’au­ra pas fal­lu at­tendre plus d’une se­maine pour que cette image sul­pi­cienne (Mer­kel en Mère Te­re­sa à la une du Spie­gel !) soit to­ta­le­ment brouillée par le re­tour du réel : l’ap­pel d’air pro­vo­qué par la « gé­né­ro­si­té de Mer­kel » a ré­vé­lé que tous les mi­grants n’étaient pas sy­riens, et que les ca­pa­ci­tés d’ab­sorp­tion de l’al­le­magne étaient li­mi­tées. Mer­kel est cha­hu­tée au sein même de sa coa­li­tion, par une CSU ba­va­roise qui dé­roule le ta­pis rouge de­vant Vik­tor Or­ban et ses amis tchèques et slo­vaques. Ceux-ci n’ap­pré­cient guère le dik­tat de Mer­kel qui leur met le pis­to­let sur la tempe pour les contraindr­e à prendre leur quo­ta de mi­grants, au mé­pris de l’his­toire de ces na­tions centre-eu­ro­péennes, dont l’émer­gence et la sur­vie sont liées à la dé­fense de leur iden­ti­té cultu­relle face à des em­pires op­pres­seurs. Une fois de plus, Mer­kel gagne à Bruxelles sur la ques­tion des quo­tas, avec la molle com­pli­ci­té de la France, en­core une fois prise à contre-pied. Pa­ris au­rait pu rap­pe­ler, par exemple, que le peu d’em­pres­se­ment de Ber­lin à sou­te­nir les opé­ra­tions fran­çaises contre le dji­ha­disme en Afrique et son op­po­si­tion de prin­cipe à toute mise en oeuvre du hard po­wer sus­cep­tible de ta­rir, à la source, l’af­flux de ré­fu­giés ne sont pas étran­gers à la crise ac­tuelle. Mais tout ce­la, c’était avant l’af­faire Volks­wa­gen, bien plus dom­ma­geable pour l’ave­nir de l’al­le­magne d’an­ge­la que toutes ces pé­ri­pé­ties es­ti­vales. • 1. Les plaines du nord de l'al­le­magne orien­tale (Bran­de­bourg et Me­ck­lem­bourg) ont été mises en va­leur par des co­lons al­le­mands à par­tir du Moyen Âge, et consti­tuées en grands do­maines pos­sé­dés par des aris­to­crates (les jun­kers), em­ployant des se­mi-serfs d'ori­gine slave, puis ger­ma­ni­sés. Entre 1945 et 1989, ces do­maines ont été trans­fé­rés aux co­opé­ra­tives agri­coles com­mu­nistes, qui em­ployaient les mêmes comme sa­la­riés de la terre. Il n'existe donc pas de paysanneri­e tra­di­tion­nelle.

Bad Staf­fel­stein (Ba­vière), 23 sep­tembre 2015.

Des mi­grants rendent hom­mage à An­ge­la Mer­kel, Bu­da­pest, 4 sep­tembre 2015.

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