Fré­dé­ric En­cel : « On peut frap­per Daech sans faire d'al-as­sad un al­lié »

Causeur - - Sommaire N° 30 – Décembre 2015 - Pro­pos recueillis par Daoud Bou­ghe­za­la

Cau­seur. Pour dé­crire la po­li­tique oc­ci­den­tale contre l'état is­la­mique, de Mo­len­beek à Ra­q­qa, la no­tion de « guerre contre le ter­ro­risme » vous pa­raît-elle opé­ra­toire ?

Fré­dé­ric En­cel. La guerre contre le ter­ro­risme n'a pas de sens. Car le ter­ro­risme n'est qu'un cadre concep­tuel, un mode d'ex­pres­sion de la vio­lence, une fa­çon dif­fé­rente de faire la guerre en quelque sorte. Dé­cré­ter une « guerre contre le ter­ro­risme », c'est donc un peu comme af­fir­mer qu'il faut faire la guerre à la guerre, ou éra­di­quer la ma­la­die au sens gé­né­rique du terme. On ne com­bat pas la guerre, on ne soigne pas la ma­la­die ; on com­bat une idéo­lo­gie qui em­prunte le mode d'ac­tion ter­ro­riste, et on tente d'éra­di­quer une ma­la­die par­mi d'autres. En l'oc­cur­rence, c'est bien l'is­la­misme ra­di­cal qui, ces deux der­nières dé­cen­nies, uti­lise prin­ci­pa­le­ment un mode d'ac­tion consis­tant tout à la fois à si­dé­rer les po­pu­la­tions ci­viles, à pa­ra­ly­ser l'ac­tion des États sou­ve­rains et, dans ce cas pré­cis, à abattre aveu­glé­ment le plus de per­sonnes pos­sibles.

Ap­prou­vez-vous donc Mi­chel On­fray et les autres pour­fen­deurs des in­gé­rences que l'oc­ci­dent a me­nées dans les pays mu­sul­mans au nom de la lutte contre le ter­ro­risme ?

Fran­çois Hol­lande a eu rai­son d'in­ten­si­fier les bom­bar­de­ments contre l'état is­la­mique après les at­ten­tats de Pa­ris. À dé­faut de pou­voir éli­mi­ner ra­pi­de­ment Daech, il faut le re­fou­ler et l'af­fai­blir au­tant que pos­sible.

Cer­tains com­men­ta­teurs très com­plai­sants, dont On­fray n'est pas, s'ap­puient sur une vé­ri­té – « on ne peut vaincre ce phé­no­mène ter­ro­riste, mul­ti­sé­cu­laire et mu­tant » –, afin de ne sur­tout pas lut­ter contre le vé­ri­table fléau qu'in­carne l'is­la­misme ra­di­cal. Au fond, si le com­bat ne peut être rem­por­té, pour­quoi le me­ner ? Cette dé­marche me semble per­ni­cieuse pour deux rai­sons. D'abord, on s'in­ter­dit ain­si de dé­si­gner clai­re­ment ceux qui, ob­jec­ti­ve­ment et sans contes­ta­tion pos­sible puis­qu'ils les ont re­ven­di­qués, ont per­pé­tré les mas­sacres de jan­vier et de no­vembre 2015 en France (et bien d'autres un peu par­tout sur la pla­nète de­puis les an­nées 1990 !), en­suite on les ab­sout in­di­rec­te­ment de leurs re­spon- Doc­teur en géo­po­li­tique, maître de confé­rences à Sciences-po Pa­ris et à la Pa­ris School of Bu­si­ness, Fré­dé­ric En­cel a été lau­réat 2015 du grand prix de la So­cié­té de géo­gra­phie. Der­nier ou­vrage : Pe­tites le­çons de di­plo­ma­tie (Au­tre­ment, 2015).

LES IS­LA­MISTES NOUS DÉ­TESTENT DE TOUTE FA­ÇON DÉ­JÀ POUR CE QUE NOUS SOMMES IN­TRIN­SÈ­QUE­MENT, ET NON POUR TEL OU TEL AS­PECT DE NOTRE PO­LI­TIQUE ÉTRAN­GÈRE.

sa­bi­li­tés. Car per­sonne n'est ter­ro­riste comme ce­la, dans l'ab­so­lu, pour rien ; seuls les dés­équi­li­brés tuent sans rai­son.

Et quelle est la rai­son de ces tueurs-là ?

Nous avons af­faire à une idéo­lo­gie ex­trê­me­ment co­hé­rente, ra­ciste, an­ti­sé­mite, mi­so­gyne, li­ber­ti­cide et apo­ca­lyp­tique dont la ma­trice théo­lo­gique re­monte au ixe siècle et non à la guerre de Bush en 2003 ! Par naï­ve­té, lâ­che­té, in­té­rêts mer­can­tiles avec le Qa­tar ou haine de soi oc­ci­den­tale (la fa­meuse « ty­ran­nie de la pé­ni­tence » bien ana­ly­sée par Pas­cal Bru­ck­ner), cer­tains ignorent to­ta­le­ment les re­pré­sen­ta­tions men­tales et le cor­pus doc­tri­nal des is­la­mistes ra­di­caux, des GIA al­gé­riens d'hier à l'état is­la­mique d'au­jourd'hui en pas­sant par le Ha­mas ou Al-qai­da, pré­fé­rant poin­ter du doigt les pré­ten­dues et constantes res­pon­sa­bi­li­tés de l'oc­ci­dent. Seule­ment, si les bour­reaux de Char­lie ou du Ba­ta­clan ne sont pas si cou­pables, alors leurs vic­times ci­viles ne sont pas si in­no­centes. Ce sché­ma sim­pliste me pa­raît po­li­ti­que­ment in­fon­dé et mo­ra­le­ment ab­ject.

Bref, lorsque des États mu­sul­mans nous ap­pellent à l'aide, il ne s'agit pas d'in­gé­rence. Dans ce cas, il faut bien sûr in­ter­ve­nir. Les is­la­mistes ra­di­caux nous dé­testent de toute fa­çon dé­jà pour ce que nous sommes in­trin­sè­que­ment, et non pour tel ou tel as­pect de notre po­li­tique étran­gère.

De­puis les at­ten­tats du 13 no­vembre, Fran­çois Hol­lande semble avoir in­flé­chi sa po­li­tique sy­rienne. « Notre en­ne­mi, c'est Daech » a-t-il dé­cla­ré, rom­pant avec la doc­trine du « ni Ba­char ni Daech » qui pré­va­lait de­puis des an­nées au Quai d'or­say. La France s'est-elle com­plè­te­ment leur­rée en Syrie ?

La po­li­tique du « ni-ni » était mo­ra­le­ment tout à fait fon­dée. N'ou­blions ja­mais que Ba­char Al-as­sad, sui­vant en ce­la l'exemple de feu son père Ha­fez, a non seule­ment ré­pri­mé chez lui les ma­ni­fes­ta­tions pa­ci­fiques par l'usage d'une vio­lence in­ouïe, mais en­core soi­gneu­se­ment évi­té de com­battre l'état is­la­mique. C'est un peu la peste qui se nour­ri­rait du cho­lé­ra. Évi­dem­ment, au vu des crimes contre l'hu­ma­ni­té ou­ver­te­ment per­pé­trés – et as­su­més – par les bar­bares de Daech, il a beau jeu de mon­trer, à nous autres Oc­ci­den­taux, que sous son ré­gime les femmes sont libres et les mi­no­ri­tés (plus ou moins) res­pec­tées. Avec son usage mas­sif de gaz neu­ro­toxiques, de ba­rils d'ex­plo­sifs sur les im­meubles ci­vils et le re­cours sys­té­ma­tique à la tor­ture, ce cy­nique ab­so­lu peut au­jourd'hui triom­pher ! L'er­reur n'était pas de le consi­dé­rer comme un pro­blème, mais de croire qu'il tom­be­rait comme un fruit mûr après la chute de ses com­parses dic­ta­teurs Ben Ali, Mou­ba­rak, Ab­dal­lah Sa­leh et Kadha­fi. C'était bien mal connaître les Alaouites, les As­sad, et la Syrie de fa­çon gé­né­rale. J'ai per­son­nel­le­ment tou­jours dit et écrit qu'il ne chu­te­rait pas.

Faut-il en ti­rer les consé­quences lo­giques en s'al­liant au moindre mal, As­sad contre Daech ?

Même si l'état is­la­mique consti­tue la me­nace prin­ci­pale, on peut par­fai­te­ment frap­per Daech sans faire d'al-as­sad un al­lié. Il y a quelques se­maines, la dé­ci­sion de Fran­çois Hol­lande de ne plus se conten­ter de frap­per des cibles de Daech en Irak mais aus­si sur le sol sy­rien avait dé­jà consti­tué un in­flé­chis­se­ment réa­liste. De toute fa­çon, As­sad n'est plus qu'un pan­tin ex­sangue sou­te­nu à bout de bras par l'iran, le Hez­bol­lah et sur­tout Mos­cou, alors au­tant s'adres­ser di­rec­te­ment à Pou­tine !

La Rus­sie a jus­te­ment in­flé­chi sa po­li­tique en Syrie à la suite de l'at­ten­tat du 31 oc­tobre contre l'air­bus de la com­pa­gnie Me­tro­jet. Vla­di­mir Pou­tine bom­barde de plus en plus mas­si­ve­ment l'état is­la­mique, et plus seule­ment les autres groupes ar­més d'op­po­si­tion à As­sad, qu'il se dit même prêt à ai­der contre L'EI. Quelle est au­jourd'hui la stra­té­gie russe en Syrie ?

Cet in­flé­chis­se­ment russe est une marque de la puis­sance de la France et de la dé­ter­mi­na­tion du trio Hol­lande, Valls, Le Drian. Car on ne fait pas plier fa­ci­le­ment Vla­di­mir Pou­tine ni même, en l'oc­cur­rence, Ba­rack Oba­ma. Pour le pre­mier, l'ob­jec­tif fon­da­men­tal a tou­jours été de conser­ver un ré­gime al­lié à Da­mas et plus pré­ci­sé­ment sur le lit­to­ral mé­di­ter­ra­néen de Syrie, où Tar­tous consti­tuait l'unique base aé­ro­na­vale russe de tout le bas­sin Mé­di­ter­ra­née-moyen-orient. Mieux : la Syrie s'était al­liée à L'URSS dès 1951 ! Ac­ces­soi­re­ment, As­sad re­pré­sente un bas­tion an­ti-is­la­miste aux yeux d'un pou­voir russe ayant dé­jà su­bi des at­ten­tats monstres dans les an­nées 2000, et qui se mé­fie comme de la peste de la pé­né­tra­tion du wah­ha­bisme au sein de la po­pu­la­tion russe mu­sul­mane sun­nite. Sur le ter­rain, Pou­tine frap­pait donc jus­qu'à pré­sent les op­po­sants les plus dan­ge­reux de son pro­té­gé, au­tre­ment dit des groupes na­tio­na­listes clas­siques (no­tam­ment l'ar­mée sy­rienne libre), le Front Al-nos­ra (Al-qai­da), mais pas né­ces­sai­re­ment Daech qui se trouve un peu plus loin du front. Mais à pré­sent, les chas­seurs bom­bar­diers russes vont ci­bler aus­si l'état is­la­mique, comme l'a théâ­tra­le­ment de­man­dé Pou­tine à son chef d'état-ma­jor dans une scène fil­mée digne du cours Florent !

C'est bien beau de bom­bar­der L'EI tous azi­muts mais au­cune ar­mée étran­gère ne semble vou­loir s'en­ga­ger dans un com­bat au sol. Peut-on pal­lier ce manque en as­phyxiant éco­no­mi­que­ment ce « ca­li­fat » au­to­pro­cla­mé ?

Pour faire la guerre, il faut du nerf, au­tre­ment dit de l'ar­gent. Et le nerf de la guerre de l'état is­la­mique n'avait ja­mais été sé­rieu­se­ment at­teint, par manque de vo­lon­té turque – et peut-être amé­ri­caine –, et en dé­pit de la vo­lon­té fran­çaise. Je dis bien « par manque de vo­lon­té » et non de ca­pa­ci­té ; car l'es­sen­tiel des re­ve­nus de l'or­ga­ni­sa­tion ter­ro­riste pro­vient de no­rias de ca­mions-ci­ternes ex­por­tant des huiles lourdes →

vers le nord, la Tur­quie, dont la fron­tière était fer­mée pour les ré­fu­giés kurdes mais très po­reuse pour les ter­ro­ristes de Daech… L'ar­gent n'ayant pas d'odeur et L'AKP au pou­voir à An­ka­ra étant de type is­la­miste sun­nite, la com­plai­sance était ma­ni­feste. Mais de­puis le bain de sang de Pa­ris, comme par en­chan­te­ment, des chas­seurs amé­ri­cains F-15 et autres Su­khoï russes ont en­fin re­joint nos Ra­fale pour stop­per les convois de cen­taines de ces ca­mions, fran­che­ment fa­ciles à neu­tra­li­ser de­puis les airs. Quant à la Tur­quie, dont la du­pli­ci­té en­vers Daech était de­ve­nue in­dé­cente (sur­tout pour un membre de L'OTAN), elle a en­fin consen­ti à ou­vrir la grande base ota­nienne d'in­cir­lik et à sur­veiller un peu sa fron­tière.

Grâce à cette nou­velle donne, les jours de l'état is­la­mique sont-ils comp­tés ?

Ne pa­voi­sons pas trop vite ; même as­sé­ché fi­nan­ciè­re­ment, l'état is­la­mique ne som­bre­ra pas ain­si. Après tout, des cou­teaux san­gui­no­lents, des sites in­ter­net et des fu­sils ne coûtent pas très cher. Son arme prin­ci­pale, c'est cet odieux ro­man­tisme ré­vo­lu­tion­naire, bien da­van­tage que les rares puits de pé­trole qu'il peut ex­ploi­ter…

La com­bi­nai­son de bom­bar­de­ments et d'at­taques ponc­tuelles et ci­blées au sol se­ra la plus ef­fi­cace, no­tam­ment avec pour troupes au sol les Kurdes dans leurs zones d'ha­bi­tat. De même, l'ac­tion de com­man­dos spé­ciaux amé­ri­cains, bri­tan­niques et fran­çais peut s'avé­rer très pré­cieuse. On ne re­pren­dra pas Mos­soul, mais après avoir en­di­gué de­puis dix-huit mois Daech, l'im­por­tant est de le re­fou­ler et de l'af­fai­blir le plus pos­sible. Ce genre de groupe apo­ca­lyp­tique craint d'au­tant plus de re­cu­ler, même lo­ca­le­ment, que ce­la mine sa ca­pa­ci­té d'at­trac­tion et de fas­ci­na­tion au­près de cer­tains jeunes. Après tout, si ces hommes re­fluent et perdent du ter­rain, c'est bien peut-être qu'al­lah ne les sou­tient pas tant que ce­la…

Face à la « so­ma­li­sa­tion » d'une grande par­tie du monde ara­bo-mu­sul­man (Li­bye, Yé­men, Syrie, Irak…), ne faut-il pas se ré­si­gner à voir se dé­ve­lop­per des mou­ve­ments dji­ha­distes sur les dé­combres des États-na­tions ?

Si. Plus l'état faillit, plus et mieux les sei­gneurs de la guerre s'en­gouffrent dans l'es­pace sou­ve­rain lais­sé va­cant. La géo­po­li­tique a au­tant hor­reur du vide que la na­ture, et, mé­ca­ni­que­ment, l'ab­sence de pré­ro­ga­tives des uns fa­vo­rise la prise de contrôle des zones, de l'éco­no­mie et des po­pu­la­tions par les autres. La bal­ka­ni­sa­tion, ou la frag­men­ta­tion du monde arabe, qui com­mence en ef­fet avec la So­ma­lie en 1991, s'est pour­sui­vie avec l'irak en 2003, puis dans la fou­lée du prin­temps arabe en 2011 avec le Yé­men, la Li­bye, et dans une cer­taine me­sure la Syrie. Sur les 22 États arabes que compte une Ligue arabe qui ne re­pré­sente presque plus rien, plu­sieurs sont di­rec­te­ment me­na­cés par le ter­ro­risme is­la­miste par­fois pro­vi­soi­re­ment al­lié à des forces cen­tri­fuges ré­gio­na­listes (Bé­douins du Si­naï, Toua­regs au Nord Sa­hel, tri­bus en Irak, etc.). Or, avec un ba­ril du­ra­ble­ment à 50 dol­lars, l'al­gé­rie, mais aus­si l'irak chiite et les pé­tro­mo­nar­chies du Golfe com­mencent à souf­frir sé­rieu­se­ment.

On ac­cuse beau­coup ces der­nières, Do­ha et Riyad en tête, d'avoir fi­nan­cé l'hydre Daech. Pour ces pays ti­raillés par le fon­da­men­ta­lisme, n'est-ce pas aus­si un moyen d'ache­ter la paix so­ciale ?

Il n'est pas tou­jours be­soin d'un af­fai­blis­se­ment de l'état pour voir ce­lui-ci su­bir la me­nace is­la­miste ra­di­cale, il suf­fit par­fois de l'avoir en­fan­té. Après tout, l'ara­bie saou­dite et le Qa­tar sont do­tés de ré­gimes wah­ha­bites, c'est-à-dire clai­re­ment ra­di­caux, les­quels ont long­temps sou­te­nu des groupes ex­tré­mistes, y com­pris dji­ha­distes. Pen­chez-vous de près sur le dogme wah­ha­bite du xviiie siècle, com­pa­rez-le à la doc­trine contem­po­raine des bar­bares de Daech, et ten­tez de m'ex­pli­quer la dif­fé­rence fon­da­men­tale entre les deux. Je vous sou­haite bien du cou­rage !

En ce cas, que faut-il faire ? Conti­nuer à com­mer­cer avec des gens qui res­semblent clai­re­ment à nos en­ne­mis ? Rompre toute re­la­tion ? Ré­vi­ser notre po­li­tique d'alliance en fa­veur de l'iran ?

Ques­tion presque phi­lo­so­phique, mais équa­tion simple ! À l'heure ac­tuelle, seuls quelques-uns des 194 États de L'ONU – dont l'ara­bie saou­dite et le Qa­tar – conjuguent la vo­lon­té et la ca­pa­ci­té de nous ache­ter des ar­me­ments à haute va­leur ajou­tée, à com­men­cer par des Ra­fale et des na­vires de guerre. Or notre ba­lance com­mer­ciale est gra­ve­ment dé­fi­ci­taire et je ne vous parle pas du front de l'emploi… Alors que faire ? Eh bien conti­nuer à leur vendre des ar­me­ments de pointe. D'abord, ce n'est pas avec ce­la qu'ils pour­rissent les ban­lieues d'oc­ci­dent, d'asie du Sud et d'afrique sub­sa­ha­rienne de­puis plu­sieurs dé­cen­nies, mais bien via l'achat de mosquées et de ma­dra­sa dans les­quels prêchent des imams fa­na­tiques. En­suite, de toute fa­çon, leurs an­nées sont comp­tées ; la conjonc­tion des gaz de schiste et de la mon­tée en puis­sance de l'iran en­traî­ne­ra fa­ta­le­ment la chute de ces ré­gimes wah­ha­bites d'un autre âge. Ce jour-là, nous ne les pleu­re­rons pas mais en at­ten­dant, soyons prag­ma­tiques… •

Des com­bat­tantes Ye­zi­di à Shen­gal, après sa re­con­quête par les forces kurdes, 13 no­vembre 2015.

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