TRIPLE MEURTRE DE PA­RIS : UNE NOU­VELLE AF­FAIRE BEN BARKA ?

Causeur - - Pas D'amalgame -

Le 9 jan­vier 2013, Ley­la Soy­le­mez, Fi­dan Do­gan et Sa­kine Can­siz étaient as­sas­si­nées rue La Fayette. Leur meur­trier pré­su­mé, Omer Gü­ney, sur le­quel on a re­trou­vé la poudre de l'arme et L'ADN d'une des vic­times, est un tren­te­naire ap­par­te­nant à la dia­spo­ra turque et ap­pa­rem­ment proche des mi­lieux ul­tra­na­tio­na­listes. In­fil­tré au sein du HDP, il avait réus­si à ga­gner la confiance de ses militants pa­ri­siens aux­quels il ser­vait fré­quem­ment de chauf­feur et de tra­duc­teur. De nom­breux in­dices laissent pen­ser que ce jeune homme a oeu­vré en lien étroit avec les ser­vices se­crets turcs (MIT) : échanges té­lé­pho­niques, vi­sites au par­loir d'une bar­bouze turque, mais sur­tout un en­re­gis­tre­ment so­nore, dif­fu­sé sur Youtube en jan­vier 2014. On y en­tend deux agents du MIT dis­cu­ter avec Gü­ney de plu­sieurs cibles kurdes en Eu­rope. D'après la presse turque, l'une des voix se­rait celle de « l'imam de la po­lice du mou­ve­ment Gü­len », puis­sante confré­rie alors al­liée à L'AKP. L'une des thèses qui cir­culent est que Gü­len au­rait com­man­di­té l'as­sas­si­nat de Pa­ris, sans qu'er­do­gan ait été pré­ve­nu. Du reste, Er­do­gan et Gü­len ont de­puis rom­pu avec bruit et fu­reur. Dans son ré­qui­si­toire, le par­quet an­ti­ter­ro­riste de Pa­ris parle ex­pli­ci­te­ment d'as­sas­si­nat po­li­tique per­pé­tré par une branche des ser­vices de ren­sei­gne­ments turcs. Le pro­cès d'omer Gü­ney se tien­dra à la cour d'as­sises spé­ciale de Pa­ris au dé­but de l'an­née pro­chaine.•

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