Ra­chid Ben­zine « Re­pla­çons le Co­ran dans son contexte his­to­rique. »

Causeur - - Sommaire N° 58 – Juin 2018 - Pro­pos re­cueillis par Daoud Bou­ghe­za­la et Gil Mi­hae­ly

Cau­seur. Le ma­ni­feste « Contre le nou­vel an­ti­sé­mi­tisme » pu­blié fin avril par Le Pa­ri­sien-au­jourd’hui en France dé­nonce un an­ti­sé­mi­tisme spé­ci­fi­que­ment mu­sul­man, in­so­luble dans la ques­tion so­ciale, ir­ré­duc­tible au conflit is­raé­lo-pa­les­ti­nien, dis­tinct aus­si bien de la ju­déo­pho­bie chré­tienne que de l'an­ti­sé­mi­tisme na­zi. Par­ta­gez-vous ce diag­nos­tic ?

Ra­chid Ben­zine. Il y a, sans nul doute, un cli­mat d’agres­si­vi­té à l’égard des juifs, voire de dé­tes­ta­tion des juifs, qui a pris pro­gres­si­ve­ment de l’am­pleur ces qua­rante der­nières an­nées dans nos ban­lieues po­pu­laires, et tout par­ti­cu­liè­re­ment chez les jeunes gé­né­ra­tions. On ne sau­rait re­pro­cher au « ma­ni­feste des 300 » d’avoir vou­lu son­ner l’alarme à ce su­jet. Ce­pen­dant, le mal, dé­non­cé à juste titre, a-t-il été bien nom­mé ? Je suis loin de le pen­ser ! Pour les au­teurs de ce texte, en ef­fet, la cause pre­mière ré­si­de­rait dans les textes fon­da­teurs de l’is­lam. Ils font to­ta­le­ment l’im­passe sur une his­toire conflic­tuelle hé­ri­tée de la co­lo­ni­sa­tion fran­çaise au Maghreb, où juifs d’al­gé­rie et « in­di­gènes mu­sul­mans » n’ont pas bé­né­fi­cié du même trai­te­ment. Ils ne prennent pas en compte la ri­va­li­té qui, de­puis soixante-dix ans, ca­rac­té­rise juifs et Magh­ré­bins de France dans leurs luttes res­pec­tives pour exis­ter di­gne­ment et en sé­cu­ri­té dans l’es­pace de la Ré­pu­blique. Ils re­fusent de prendre en compte le poids de la tra­gé­die pa­les­ti­nienne dans la per­cep­tion que les mu­sul­mans de France ont des juifs en gé­né­ral. Per­son­nel­le­ment, sans nier le fait que cer­tains pré­di­ca­teurs de haine puissent ajou­ter de pseu­doar­gu­ments re­li­gieux au re­jet des juifs, je consi­dère que nous sommes da­van­tage en pré­sence d’un an­ti­sé­mi­tisme post­co­lo­nial plu­tôt qu’en pré­sence d’un an­ti­sé­mi­tisme qui pour­rait être qua­li­fié de « mu­sul­man ».

Si cet an­ti­sé­mi­tisme n'est pas mu­sul­man, il est le fait de mu­sul­mans… Vous ré­cu­sez l'ex­pli­ca­tion théo­lo­gique, mais quand les si­gna­taires de­mandent « que les ver­sets du Co­ran ap­pe­lant au meurtre et au châ­ti­ment des juifs, des chré­tiens et des in­croyants soient frap­pés d’ob­so­les­cence par les au­to­ri­tés théo­lo­giques, comme le furent les in­co­hé­rences de la Bible et l’an­ti­sé­mi­tisme ca­tho­lique abo­li par Va­ti­can II », qu'en pen­sez-vous ?

La plu­part des gens – non-mu­sul­mans comme mu­sul­mans – n’ont ja­mais lu le Co­ran et ne se sont pas at­ta­chés à com­prendre com­ment ce texte est construit. Quand bien même, pour les mu­sul­mans, il est la pure et éter­nelle Pa­role de Dieu (ce qui im­plique qu’on ne peut rien en re­tran­cher et pas da­van­tage frap­per d’ob­so­les­cence cer­tains pas­sages), il met en scène de nom­breuses si­tua­tions qui ont un rap­port avec l’his­toire de Mu­ham­mad et de sa pre­mière com­mu­nau­té, ain­si que de nom­breux per­son­nages et groupes. C’est ain­si qu’on y trouve des échos de conflits qui ont eu lieu entre le pro­phète de l’is­lam et les tri­bus juives de Mé­dine, et des ré­fé­rences aux en­ne­mis by­zan­tins chré­tiens (les « Rums »). Mais, la plu­part du temps, il ne s’agit pas des juifs en gé­né­ral, ni des chré­tiens en gé­né­ral, et les ac­cu­sa­tions portent da­van­tage sur des re­fus d’al­liance ou des tra­hi­sons que sur des points théo­lo­giques. Le Co­ran n’ap­pelle ja­mais au meurtre des juifs et des chré­tiens. Quant aux « in­croyants », dans un contexte où l’athéisme est im­pen­sable et im­pen­sé, ils ne re­pré­sentent pas non plus une ca­té­go­rie théo­lo­gique, mais sous ce terme sont dé­si­gnés ceux qui re­fusent de re­con­naître l’au­then­ti­ci­té de la mis­sion de Mu­ham­mad. Avant de vou­loir cen­su­rer le Co­ran, le mu­ti­ler, il convien­drait d’abord qu’on exa­mine sé­rieu­se­ment ses di­men­sions his­to­riques et an­thro­po­lo­giques.

Tel est jus­te­ment le tra­vail qu'ont ac­com­pli les Églises ca­tho­lique et pro­tes­tantes, ain­si que les ins­tances juives. Pour­quoi l'is­lam ne s'ap­pli­que­rait-il pas le même ag­gior­na­men­to ?

Il a mal­heu­reu­se­ment fal­lu la Shoah pour que les Églises chré­tiennes oc­ci­den­tales s’in­ter­rogent sur leur an­ti­ju­daïsme sé­cu­laire, ayant pris conscience que ce­lui-ci avait pré­pa­ré le ter­rain à l’hor­reur na­zie. Des chré­tiens – avant et pen­dant la Shoah – avaient dé­jà noué des liens de fra­ter­ni­té avec des juifs, et les papes qui se sont suc­cé­dé de­puis le dé­but des an­nées 1950, de Jean XXIII au pape Fran­çois, n’ont eu de cesse de vou­loir ré­pa­rer au­tant qu’il est pos­sible l’abo­mi­na­tion de « l'en­sei­gne­ment du mé­pris » au bé­né­fice d’un « en­sei­gne­ment de l'es­time ». Les Églises se sont alors rap­pe­lé – il était temps ! – que Jé­sus était juif et que la haine ra­ciale des juifs ne pou­vait qu’être contra­dic­toire avec la foi chré­tienne, et aber­rante. Fai­sant place à l’exé­gèse cri­tique, elles ont éta­bli que les pro­pos ac­cu­sa­teurs contre les juifs que com­por­tait sur­tout l’évan­gile de Jean s’ap­pli­quaient aux chefs →

Pour l'is­la­mo­logue Ra­chid Ben­zine, l'an­ti­sé­mi­tisme ne touche qu'une mi­no­ri­té de mu­sul­mans. Mais, pour chas­ser les vieux dé­mons ju­déo­phobes, les ré­for­ma­teurs de l'is­lam de­vraient en­cou­ra­ger une lec­ture his­to­ri­co-cri­tique de leur texte sa­cré.

po­li­tiques et re­li­gieux des juifs du temps de Jé­sus, et non à tous les juifs de tous les temps. On ai­me­rait, en ef­fet, que les au­to­ri­tés mu­sul­manes s’en­gagent dans un che­min iden­tique. Mais d’une part l’is­lam n’a pas une struc­ture d’au­to­ri­té uni­ver­selle sem­blable à l’ins­ti­tu­tion de la pa­pau­té, et d’autre part l’ap­proche his­to­ri­co-cri­tique reste en­core très mar­gi­nale et ma­jo­ri­tai­re­ment re­je­tée par les ins­ti­tu­tions gar­diennes de la doc­trine mu­sul­mane sun­nite. Il faut évi­dem­ment en­cou­ra­ger tous ceux qui oeuvrent dans ce sens d’une re­lec­ture des textes fon­da­teurs, Co­ran et ha­dith, au bé­né­fice d’un monde pa­ci­fique.

Certes, les mu­sul­mans n'ont pas de pape, mais les juifs non plus. Pri­vés d'au­to­ri­té théo­lo­gique cen­trale, ils ont néan­moins adap­té leurs vieux textes à la réa­li­té contem­po­raine...

De­puis la des­truc­tion du se­cond Temple de Jé­ru­sa­lem, en l’an 70 de l’ère com­mune, le ju­daïsme pha­ri­sien ou rab­bi­nique qui a pris le re­lais du ju­daïsme des grands prêtres a rem­pla­cé les sa­cri­fices par l’étude in­ces­sante des textes. Ce ju­daïsme se ca­rac­té­rise par une per­ma­nente confron­ta­tion, un constant « corps à corps » avec le texte bi­blique et ses in­nom­brables com­men­taires. Ce com­bat amou­reux avec les textes saints n’a d’équi­va­lence dans au­cune autre re­li­gion. Ain­si le peuple juif est-il de­ve­nu le peuple de l’in­ter­pré­ta­tion par ex­cel­lence. Une in­ter­pré­ta­tion dans la li­ber­té la plus to­tale fa­vo­ri­sée par le fait que du­rant des siècles le peuple juif a été sans État, ce qui fait qu’il n’a pas eu à comp­ter avec des pou­voirs po­li­tiques qui au­raient pré­ten­du lui dic­ter les « bonnes » et les « mau­vaises » in­ter­pré­ta­tions. L’his­toire de l’is­lam est toute dif­fé­rente, et de­puis les em­pires omeyyade et ab­bas­side jus­qu’aux États mu­sul­mans d’au­jourd’hui, le po­li­tique a tou­jours contrô­lé le do­maine re­li­gieux. Dans le monde de l’im­mi­gra­tion dans des pays ma­jo­ri­tai­re­ment non mu­sul­mans, per­sonne ne contrôle quoi que ce soit !

C'est bien le pro­blème, no­tam­ment en France ! Ce­la étant, on peut se de­man­der pour­quoi tant de mu­sul­mans ac­cueillent fa­vo­ra­ble­ment les in­ter­pré­ta­tions ra­di­cales et vio­lentes de l'is­lam. Y a-t-il une di­men­sion cultu­relle à cet an­ti­sé­mi­tisme ?

Peut-on dire avec au­tant de cer­ti­tude que beau­coup de croyants « ac­cueillent fa­vo­ra­ble­ment les in­ter­pré­ta­tions ra­di­cales et vio­lentes de l'is­lam » ? Ce n’est cer­tai­ne­ment pas la réa­li­té de l’im­mense ma­jo­ri­té des mu­sul­mans de France ni celle de la ma­jo­ri­té des peuples du Maghreb, deux réa­li­tés que je pré­tends connaître as­sez bien.

À en croire les en­quêtes les plus sé­rieuses (Ins­ti­tut Mon­taigne, CNRS), une grosse mi­no-

ri­té (20 à 30 % se­lon les items) est ten­tée par la sé­ces­sion, voire par la ra­di­ca­li­té…

Mais ce­la si­gni­fie bien que la ma­jo­ri­té ne l’est pas ! C’est ef­fec­ti­ve­ment ce que montrent les en­quêtes so­cio­lo­giques ré­centes, tout en s’in­quié­tant de la pro­gres­sion des idées com­mu­nau­ta­ristes dans le monde mu­sul­man fran­çais. Ain­si, le rap­port de l’ins­ti­tut Mon­taigne, di­ri­gé par Ha­kim El Ka­raoui et pu­blié en sep­tembre 2016, consi­dère que les mu­sul­mans de France peuvent être dé­com­po­sés en trois groupes : la « ma­jo­ri­té si­len­cieuse », es­ti­mée à 46 % des son­dés, « les con­ser­va­teurs » qui com­po­se­raient 25 % de l’échan­tillon, et en­fin les « au­to­ri­taires » qui for­me­raient 28 % de l’en­semble. « Ma­jo­ri­té si­len­cieuse » et « con­ser­va­teurs » disent ad­hé­rer à la laï­ci­té de la Ré­pu­blique. Le troi­sième groupe, lui, réunit pour l’es­sen­tiel des jeunes gens sou­vent en si­tua­tion d’échec so­cial, qui se sai­sissent de l’is­lam pour ex­pri­mer leur ré­volte par rap­port à la so­cié­té fran­çaise. Ils ont ten­dance alors à se ré­fu­gier dans un is­lam très iden­ti­taire par­tiel­le­ment en rup­ture avec la so­cié­té do­mi­nante. Ce­la n’en fait pas pour au­tant des ra­di­caux vio­lents ! Quant à l’en­quête sur la ra­di­ca­li­té po­li­tique et re­li­gieuse conduite en 2016 et 2017 par Anne Muxel et Oli­vier Gal­land, pour le compte du CNRS, elle porte sur des jeunes de toutes ap­par­te­nances et elle prend en compte des ra­di­ca­li­tés di­verses (y com­pris d’ex­trême droite ca­tho­lique) qui dé­passent la seule ra­di­ca­li­té dite « is­la­mique ». Se­lon ses au­teurs, 12 % des jeunes mu­sul­mans in­ter­ro­gés dé­fen­draient une vi­sion ab­so­lu­tiste ra­di­cale de la re­li­gion et ap­prou­ve­raient à cette fin l’usage de la vio­lence. C’est un chiffre im­por­tant, trop grand, mais loin de la ma­jo­ri­té. À nous tous de faire en sorte qu’il aille en di­mi­nu­tion et non en aug­men­ta­tion !

Par ailleurs, la vio­lence contre les minorités existe dans nombre de pays mu­sul­mans, re­gar­dez le sort des chré­tiens… Et les juifs sont tou­jours mi­no­ri­taires, sauf en Is­raël.

Quand vous por­tez votre re­gard sur ce qui se passe ac­tuel­le­ment dans une grande par­tie du monde mu­sul­man, par­ti­cu­liè­re­ment dans le monde arabe et dans l’es­pace pa­kis­ta­no-af­ghan, vous voyez une in­fla­tion tou­jours gran­dis­sante de la vio­lence qui abou­tit chaque jour à la mort tra­gique de cen­taines et de cen­taines de mu­sul­mans. Ce dé­fer­le­ment de vio­lence est-il d’abord re­li­gieux, ou n’est-il pas da­van­tage le ré­sul­tat de confron­ta­tions aux di­men­sions éco­no­miques et stra­té­giques bien plus im­por­tantes ? Quant à l’an­ti­sé­mi­tisme dans le monde ara­bo-mu­sul­man, en tout cas la haine des juifs, force est de consta­ter qu’il n’a ces­sé de mon­ter en puis­sance de­puis la créa­tion de l’état d’is­raël. N’ou­blions pas qu’après la « Re­con­quis­ta », après 1492, les juifs chas­sés d’es­pagne avec les der­niers mu­sul­mans ont trou­vé re­fuge au Maghreb et dans l’es­pace ot­to­man, où ils ont été gé­né­ra­le­ment mieux trai­tés qu’en terres chré­tiennes, même s’ils avaient un sta­tut de « sous-ci­toyens ». En re­vanche, à par­tir de la ré­ins­tal­la­tion des juifs en Pa­les­tine dès le mi­lieu du xixe siècle, et sur­tout à par­tir de la créa­tion de l’état d’is­raël, une haine des juifs a été sus­ci­tée et en­tre­te­nue par cer­tains cou­rants po­li­ti­co­re­li­gieux, à com­men­cer par la confré­rie des Frères mu­sul­mans. Les juifs n’ont, évi­dem­ment, pas ou­blié les liens tis­sés avec le ré­gime na­zi par le grand muf­ti de Jé­ru­sa­lem Mo­ham­med Amin al-hus­sei­ni.

Sans vous ré­fé­rez à ce pré­cé­dent his­to­rique fâ­cheux, consta­tez-vous comme Georges Ben­sous­san et Smaïn Laa­cher que dans bien des fa­milles arabes « l’an­ti­sé­mi­tisme est dé­jà dé­po­sé dans l’es­pace do­mes­tique » ?

Vous pour­rez re­cueillir des té­moi­gnages vous rap­por­tant que le mé­pris des juifs est trans­mis dans des fa­milles dès le lait ma­ter­nel, comme vous pour­rez en­tendre des té­moi­gnages vous ra­con­tant de belles his­toires d’ami­tié entre fa­milles juives et fa­milles mu­sul­manes. Dans les pays arabes et, par­mi eux, dans les pays du Maghreb, di­verses formes d’an­ti-ju­daïsme et de mé­pris des juifs ont exis­té au cours de l’his­toire, mais les fac­teurs po­li­tiques, me semble-t-il, ont tou­jours été plus forts que les fac­teurs pro­pre­ment re­li­gieux. Si vous re­gar­dez quelle a été la vie des juifs au Maghreb au cours des siècles, vous dé­cou­vrez des si­tua­tions très contras­tées. Cu­rieu­se­ment, on a re­trou­vé la consti­tu­tion de ghet­tos juifs dans un pays comme le Ma­roc (les « mel­lahs »), tels qu’ils avaient été créés en Eu­rope chré­tienne. Mais des villes al­gé­riennes comme Cons­tan­tine et Oran doivent toute une part de leur iden­ti­té à un heu­reux mé­lange des juifs et des mu­sul­mans, no­tam­ment à tra­vers la mu­sique ara­bo-an­da­louse.

Ve­nons-en à la ré­ac­tion des imams fran­çais. Dans Le Monde, 30 d'entre eux ont ré­pon­du au ma­ni­feste contre le nou­vel an­ti­sé­mi­tisme. Re­con­nais­sant avoir per­du la jeu­nesse, ils condamnent les « lec­tures sub­ver­sives » et vio­lentes de l'is­lam, mais mettent en garde contre la stig­ma­ti­sa­tion des mu­sul­mans. N'est-ce pas un peu court ?

On peut se ré­jouir de cette tri­bune si­gnée par une tren­taine d’imams à l’ini­tia­tive de cheikh Ta­req Ou­brou, l’imam de Bor­deaux qui s’im­pose de plus en plus comme une fi­gure na­tio­nale en rai­son de son au­to­ri­té in­tel­lec­tuelle et mo­rale. C’est en ef­fet la pre­mière fois qu’au­tant de res­pon­sables re­li­gieux mu­sul­mans de France vrai­ment en phase avec le « ter­rain » des croyants se ma­ni­festent pu­bli­que­ment en­semble. Ré­gu­liè­re­ment des voix se font en­tendre pour dé­non­cer le si­lence des au­to­ri­tés mu­sul­manes de France en face des réa­li­tés du ter­ro­risme et de l’an­ti­sé­mi­tisme. Ne re­pro­chons donc pas à ces 30 imams d’avoir pris la pa­role avec des mots dé­jà forts ! •

Is­la­mo­logue, Ra­chid Ben­zine est cher­cheur as­so­cié au Fonds Ri­coeur. Il a ré­cem­ment pu­blié avec Del­phine Hor­vil­leur Des mille et une fa­çons d’être juif ou mu­sul­man (Seuil, 2017).

Des mille et une fa­çons d'être juif ou mu­sul­man, Del­phine Hor­vil­leur et Ra­chid Ben­zine, édi­tions du Seuil, 2017.

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