La ré­vo­lu­tion sexuelle n'a pas eu lieu

Causeur - - Sommaire N° 59 – Été 2018 - Peggy Sastre

Cin­quante ans après Wood­stock, les jeunes ont de moins en moins de rapports sexuels. De­puis l'ou­ver­ture de la chasse aux porcs, cer­tains cou­reurs ont pré­fé­ré op­ter pour la chas­te­té. Après le ca­tho­li­cisme et le mar­xisme, le néo­fé­mi­nisme a lui aus­si dé­ci­dé de bri­der les bra­guettes.

C'est ce qu’on ap­pelle l’air du temps. At­ta­blé de­vant un plat ins­tan­ta­né­ment ins­ta­gram­mable, un ami et queu­tard in­vé­té­ré me fait part de ses tour­ments. De­puis #metoo, sa chair est triste. Ce­lui qui pas­sait une bonne par­tie de ses jour­nées à pros­pec­ter les ap­plis pour se dé­ni­cher une nou­velle co­pine chaque soir vit dé­sor­mais une exis­tence qua­si mo­nas­tique. « Le jeu n'en vaut plus la chan­delle, me dit-il. Je n'ai pas en­vie de me re­trou­ver avec une folle qui me ba­lance sur les ré­seaux so­ciaux parce que j'ai eu le mal­heur de ne pas la de­man­der en ma­riage au pe­tit dé­jeu­ner. » Alors, de­puis plu­sieurs se­maines, sa rou­tine ves­pé­rale consiste à swi­per, dra­gouiller par mes­sa­ge­rie ins­tan­ta­née, se mas­tur­ber et al­ler se cou­cher. Il faut dire que le chat est échau­dé. Quelques mois au­pa­ra­vant, une de ses tem­po­raires com­pagnes l’avait fait pas­ser pour un « per­vers nar­cis­sique » – soit le diable post­mo­derne in­car­né – dans leurs cercles com­muns parce qu’il avait eu l’ou­tre­cui­dance de s’en te­nir aux termes de leur en­ga­ge­ment : n’en avoir au­cun. Et ce même, dam­na­tion, lorsque la da­moi­selle lui avait confié qu’elle com­men­çait à dé­ve­lop­per des « sen­ti­ments ».

Si l’his­toire est anec­do­tique, elle n’est pas iso­lée. L’an der­nier, le sexo­logue new-yor­kais Mi­chael Aa­ron ra­con­tait dans le magazine Quillette1 com­ment trois de ses ju­vé­niles pa­tients étaient ve­nus, de ma­nière par­fai­te­ment in­dé­pen­dante, le consul­ter pour une cause com­mune : ils étaient ter­ri­fiés par les « plans cul », cen­sé­ment en­dé­miques à leur âge, et par les risques af­fé­rents de fausses ac­cu­sa­tions de viol et autres pro­cé­dures dis­ci­pli­naires pour « com­por­te­ments in­con­ve­nants » d’ores et dé­jà responsabl­es de la ruine d’une bonne tri­po­tée de vies sur les cam­pus de l’oncle Sam2. Trois jeunes adultes pré­fé­rant les jeux vi­déo et le por­no comme sources plus « sûres » de gra­ti­fi­ca­tions émo­tion­nelles et sexuelles.

Ces cas par­ti­cu­liers ne font pas des gé­né­ra­li­tés, mais ils sont néan­moins co­hé­rents avec des ten­dances sta­tis­tiques me­su­rables dans plu­sieurs pays3 : les nou­velles gé­né­ra­tions semblent de plus en plus se dé­tour­ner de la gau­driole, alors même que leur quo­ti­dien dé­gueule d’ou­tils nu­mé­riques pour leur fa­ci­li­ter la chose. Se­lon une consé­quente étude4 me­née aux États-unis sur près de 27 000 per­sonnes entre 1989 et 2014, la baisse de la fré­quence des rapports sexuels chez les mil­len­nials – les in­di­vi­dus nés entre 1980 et 2000 – éclate même tous les scores de­puis un siècle. En d’autres termes, ceux qui hurlent à la sur­sexua­li­sa­tion de la so­cié­té peuvent bais­ser d’un ton, car de mé­moire d’homme, notre so­cié­té n’a en réa­li­té ja­mais été aus­si peu sexua­li­sée.

Le spectre d’une contre-ré­vo­lu­tion sexuelle et d’un re­tour des corps ca­de­nas­sés rôde dans les pays in­dus­tria­li­sés de­puis une grosse ving­taine d’an­nées5. À ce titre, la pa­nique mo­rale née de l’af­faire Wein­stein – tous des porcs et toutes des pures, pour pa­ra­phra­ser le sous­titre du der­nier livre de Bri­gitte La­haie – n’au­ra pas tant ini­tié un quel­conque mou­ve­ment in­édit que scel­lé de ses der­niers pe­tits clous un cer­cueil usi­né par les an­nées si­da. Au « jouir sans en­traves » de Mai 68, lan­cé parce que des gar­çons vou­laient voir sous les jupes des filles dans leur dor­toir non mixte, il convient au­jourd’hui d’être as­pi­rée dans une « faille spa­tio-tem­po­relle » dès qu’un ba­lourd avi­né vous si­gnale que vos gros seins lui donnent des idées pas très ca­tho­liques. Les femmes se­raient des êtres si fra­giles, avec une di­gni­té si di­rec­te­ment ver­rouillée sur leurs ca­rac­tères sexuels pri­maires et se­con­daires, que la simple ex­pres­sion ocu­laire ou ver­bale d’un dé­sir, sans le moindre com­men­ce­ment d’un con­tact phy­sique, se­rait suf­fi­sante pour les dé­truire. En pen­sant li­bé­rer les femmes, les néo­fé­mi­nistes ne font que ré­in­ven­ter l’eau sau­mâtre de la souillure, cette bonne vieille lettre écar­late qui au­ra, pen­dant des siècles, ser­vi de mar­che­pied aux pires des ty­ran­nies ma­chistes. À ce­ci près, peut-être, que le sceau d’in­fa­mie a éten­du sa sphère d’in­fluence : au­tre­fois ré­ser­vée aux pros­ti­tuées et aux ho­mo­sexuels, l’op­probre des « com­por­te­ments dé­viants » menace dé­sor­mais à peu près tout le monde, pour peu qu’on en­tende vivre nos « rapports de genre » avec sé­ré­ni­té, lé­gè­re­té et hu­mour – c’est-à-dire sans go­ber le Pi­po­tron les as­si­mi­lant à un champ de ba­taille d’« op­pres­sions sys­té­miques », avec une pré­va­lence des vio­lences sexuelles n’ayant rien à en­vier à un pays en guerre.

Sauf qu’en vé­ri­té, de contre-ré­vo­lu­tion sexuelle il n’y a point, tout sim­ple­ment parce que de ré­vo­lu­tion sexuelle il n’y a pas eu, ce beau pro­jet s’étant grip­pé en cours de route. De fait, lors­qu’on re­monte son cou­rant, on s’aper­çoit qu’il ne consis­tait pas seule­ment à pou­voir →

bai­ser à couilles et ovaires ra­bat­tus, mais aus­si (et peu­têtre sur­tout) à ar­rê­ter de se prendre la tête avec le cul. Et que ses ar­chi­tectes avaient en­vi­sa­gé la chose en deux temps : une li­bé­ra­li­sa­tion des moeurs – on com­bat les contrainte­s pou­vant pe­ser sur le sexe – préa­lable d’une éman­ci­pa­tion men­tale – on se li­bère des contrainte­s que le sexe est sus­cep­tible de faire pe­ser sur nous. Quand une ré­vo­lu­tion ne passe pas la se­conde, pour­quoi s’éton­ner qu’elle pa­tine ?

Dans son ou­vrage La Vie sexuelle en URSS, pa­ru en 1979, le sexo­logue et dis­si­dent Mi­khail Stern ra­conte com­ment, en 1922, des hommes et des femmes avaient bat­tu le pa­vé de Mos­cou dans le plus simple ap­pa­reil en scan­dant : « Amour, amour, à bas la honte ! » Lors des ma­ni­fes­ta­tions, les femmes portent les pan­cartes, les hommes des fleurs, et tous re­ven­diquent d’as­si­mi­ler la sexua­li­té à « un be­soin phy­sio­lo­gique qu'il faut sa­tis­faire aus­si sim­ple­ment que la soif et la faim », écrit Stern, qui y voit le sym­bole de cette « époque, très brève, d'un af­fran­chis­se­ment des es­prits ». Car le Po­lit­bu­ro son­ne­ra fis­sa la fin de la ré­créa­tion. Deux ans plus tard, en 1924, Lé­nine s’op­pose fa­rou­che­ment aux hip­pies de la place Rouge et à leur idée qu’on puisse bai­ser comme on boit un verre d’eau. Dans un en­tre­tien avec Clara Zet­kin6, le père de la ré­vo­lu­tion d’oc­tobre ex­plique que le concept d’une sexua­li­té iso­lée de son os­sa­ture cultu­relle et his­to­rique court-cir­cuite non seule­ment le dogme de la cri­tique mar­xiste – « Ce se­rait du ra­tio­na­lisme, et non pas du mar­xisme, que de faire dé­cou­ler di­rec­te­ment des bases éco­no­miques de la so­cié­té les trans­for­ma­tions réa­li­sées dans ces rapports sans te­nir compte des liens qui les unissent à toute la su­per­struc­ture idéo­lo­gique » –, mais aus­si que cette théo­rie et les com­por­te­ments qu’elle peut gé­né­rer re­lèvent, à ses yeux, d’une lo­gique fon­da­men­ta­le­ment an­ti­so­ciale. « Certes, quand on a soif, on veut boire. Mais est-ce qu'un homme nor­mal, pla­cé dans des condi­tions nor­males, consen­ti­rait à se cou­cher dans la boue et à boire dans les flaques d'eau de la rue ? Boi­rat-il dans un verre, dont le bord a été sa­li par d'autres ? Mais le cô­té so­cial est le plus im­por­tant de tous. Boire de l'eau est un acte in­di­vi­duel. L'amour sup­pose deux per­sonnes. Ce qui im­plique un in­té­rêt so­cial, un de­voir vis-à-vis de la col­lec­ti­vi­té. » Et Lé­nine de pi­quer sa crise : « Le com­mu­nisme n'ap­por­te­ra pas l'as­cé­tisme, mais la joie de vivre, la force, entre autres par la sa­tis­fac­tion com­plète du be­soin d'ai­mer. Mais je suis d'avis que cet abus des plai­sirs sexuels que l'on constate en ce mo­ment n'ap­porte ni la joie, ni la force. Il ne fait que les di­mi­nuer. À l'époque de la Ré­vo­lu­tion, c'est grave, très grave ! » Pen­dant plu­sieurs mois, la que­relle entre pu­ri­tains et for­ni­ca­teurs ira bon train – une po­lice des moeurs tra­que­ra même les « avor­te­ments de confort » des ci­ta­dines et des vil­la­geoises7 – avant que l’ad­ver­si­té éco­no­mique re­mette tout le monde dans le droit chemin.

Là où Lé­nine n’avait pas tort, c’est que le sexe n’est vrai­ment pas le meilleur des ci­ments so­ciaux, sur­tout lors­qu’on en­tend trans­for­mer une so­cié­té en « un seul im­mense bu­reau et une seule im­mense usine avec éga­li­té de tra­vail et éga­li­té de ré­tri­bu­tion8 ». En 1975, dans So­cio­bio­lo­gy, son opus mag­num, le bio­lo­giste Ed­ward Os­borne Wil­son y voyait même l’une des forces les plus an­ti­so­ciales de l’évo­lu­tion. Car s’il est évident que la sexua­li­té est une ac­ti­vi­té tout à fait na­tu­relle, au même titre que n’im­porte quelle autre fonc­tion phy­sio­lo­gique, elle n’est pas pour au­tant tout à fait ano­dine et il n’est pas don­né à tout le monde de pou­voir s’en dé­li­vrer la cer­velle. Bai­ser n’est pas seule­ment un ré­flexe ou un di­ver­tis­se­ment, c’est aus­si une fonc­tion vi­tale pour la re­pro­duc­tion de l’in­di­vi­du et de ses gènes, une fonc­tion me­na­cée par dif­fé­rents pé­rils, no­tam­ment pa­tho­gé­niques, de­puis les ori­gines de la re­pro­duc­tion sexuée. Dès lors, on baise ef­fec­ti­ve­ment comme on boit un verre d’eau, car l’ac­cès à la bois­son et à l’hy­dra­ta­tion de l’or­ga­nisme ne va pas non plus de soi : on ne peut pas tout boire, dans les mêmes quan­ti­tés, cer­taines bois­sons sont toxiques et mettent la vie en dan­ger, etc. De la même fa­çon que l’hu­main doit se sou­cier de ce qu’il boit et com­ment il boit, il doit aus­si faire at­ten­tion avec qui il baise, quand et de quelle fa­çon. Une com­plexi­té que re­double, aus­si, le fait qu’il faut être deux (au moins) pour bai­ser et deux (seule­ment) pour se re­pro­duire dans des en­vi­ron­ne­ments où la PMA n’a pas été in­ven­tée – soit près de 99 % de notre his­toire évo­lu­tive. L’ac­cès au par­te­naire, sa sé­duc­tion, sa conquête et la conser­va­tion de ce par­te­naire sont l’ob­jet de stra­té­gies concur­ren­tielles entre les sexes (com­pé­ti­tion in­ter­sexuelle) comme au sein de chaque sexe (com­pé­ti­tion in­tra­sexuelle). Des matchs qui sont loin d’être équi­tables et qui gagnent en fé­ro­ci­té à mesure que les res­sources se font rares, comme dans tout sys­tème sou­mis à la dure loi de l’offre et de la de­mande.

Le bor­del s’am­pli­fie d’au­tant plus chez les pri­mates so­ciaux que nous sommes ; des singes sa­vants ayant bâ­ti sur le sexe nombre d’ins­ti­tu­tions, no­tam­ment d’al­liances of­fi­cielles et du­rables re­con­nues par les in­di­vi­dus et les groupes. Bien avant d’être une éven­tuelle preuve d’amour, le ma­riage tra­duit l’éco­no­mie pro­créa­tive d’une com­mu­nau­té. Tel(s) homme(s) et telle(s) femme(s) s’en­gagent à se re­pro­duire entre eux, et à faire per­du­rer l’exis­tence du groupe au­quel ils ap­par­tiennent. Ces al­liances en­traînent la prise de pos­ses­sion du corps d’au­trui – l’assurance que le(s) par­te­naire(s) n’iront pas voir ailleurs et mettre en dan­ger la li­gnée –, et de ses biens – la dot et le pa­tri­moine. Avec la com­plexi­fi­ca­tion de notre sys­tème ner­veux cen­tral, cette pro­prié­té gagne en im­pli­cite, en rai­son de la na­ture sym­bo­lique de la cog­ni­tion hu­maine : l’évo­lu­tion nous ayant in­ci­té à don­ner du sens aux phé­no­mènes les plus vi­ta­le­ment cru­ciaux, le sexe a lo­gi­que­ment sus­ci­té un grand nombre de sym­boles et de va­leurs. Pour­quoi la vir­gi­ni­té est-elle au­tant sa­cra­li­sée par le mâle hu­main lamb­da ? Parce qu’elle est une assurance de pa­ter­ni­té – hy­men certa est. Pour­quoi le viol est-il si trau­ma­ti­sant pour la fe­melle hu­maine lamb­da ? Parce qu’il shunte ses in­té­rêts re­pro­duc­tifs en ga­ran­tis­sant l’ab­sence d’inves-

tis­se­ment pa­ter­nel. Et pour­quoi la li­ber­té sexuelle es­telle l’une des choses du monde la moins bien par­ta­gée ? Parce que si elle peut être pain bé­nit pour les sy­mé­triques et les af­fables, elle peut très vite se trans­for­mer en vieux qui­gnon ras­sis pour les moches et les ti­mides, qui au­ront dès lors tout in­té­rêt à mi­li­ter pour son strict en­ca­dre­ment.

En avril 1966, un gy­né­co­logue, William Mas­ters, et une psy­cho­logue, Vir­gi­nia John­son, font ex­plo­ser une bombe de 300 et quelques pages dans le pay­sage in­tel­lec­tuel mon­dial. Leur étude sur la « ré­ponse sexuelle hu­maine », me­née au­près de 382 femmes et 312 hommes scru­tés seuls ou en couple sous toutes les cou­tures pos­sibles, pour­suit la voie ou­verte par des pion­niers comme Ha­ve­lock El­lis, Ma­gnus Hir­sch­feld, Ro­bert La­tou Di­ckin­son ou Al­fred Kin­sey et fait en­trer la sexo­lo­gie dans une ère pro­pre­ment scien­ti­fique. Mas­ters et John­son sont per­sua­dés que leurs re­cherches fe­ront non seule­ment pro­gres­ser les connais­sances, mais que de telles don­nées, to­ta­le­ment nou­velles sur le fonc­tion­ne­ment du corps dans ses ac­ti­vi­tés et ses ex­pres­sions les plus « in­times », per­met­tront à la li­bé­ra­tion des moeurs de pas­ser sa fa­meuse se­conde étape – « la ré­vo­lu­tion sexuelle, c'est nous », ai­maient-ils à ré­pé­ter aux jour­na­listes. Ils avaient par­tiel­le­ment rai­son : à coup de pho­tos, de films, de gra­phiques et de pré­lè­ve­ments bio­lo­giques, Mas­ters et John­son al­laient in­car­ner le triomphe de la mé­thode scien­ti­fique – l’in­fra­struc­ture de la mo­der­ni­té – sur les ta­bous, les mythes et les su­per­sti­tions d’ins­pi­ra­tion bi­blique. Mal­heu­reu­se­ment, ils n’avaient pas pré­vu qu’une autre re­li­gion com­ble­rait le vide lais­sé par ces ca­duques bon­dieu­se­ries. Car en étant tout aus­si aveugles aux « choses de la vie » que le der­nier des cu­rés, les chas­seuses de porcs et les com­pa­gnons de route du néo­fé­mi­nisme foncent tout droit dans ce même mur d’obs­cu­ran­tisme s’ils conti­nuent à igno­rer une le­çon aus­si vieille que Ga­li­lée : connaître le monde, c’est en­core le meilleur moyen de le dé­sa­cra­li­ser. Et savoir pour­quoi il est si dif­fi­cile de nous li­bé­rer du sexe est en­core le meilleur moyen d’y par­ve­nir. •

1. Lau­ra Kip­nis, « Rape Culture, and the Di­sap­pea­rance of Sex », Quillette. com, 18 avril 2017.

2. Emi­ly Yoffe, « Est-on al­lés trop loin pour frei­ner les viols sur les cam­pus amé­ri­cains ? », Slate.fr, 28 dé­cembre 2014.

3. Si­mon Co­pland, « The Ma­ny Rea­sons that People are Ha­ving Less Sex », Bbc.com, 9 mai 2017.

4. « De­clines in Sexual Fre­quen­cy among Ame­ri­can Adults, 1989-2014 », Archives of Sexual Be­ha­vior, vol. 46, Is­sue 8, nov. 2017.

5. Bar­ba­ra Ris­man et Pep­per Sch­wartz, « Ado­les­cents amé­ri­cains : vers une contre-ré­vo­lu­tion sexuelle ? », Sciences hu­maines, n° 130, août-sep­tembre 2002.

6. Clara Zet­kin, « Sou­ve­nirs sur Lé­nine », Ca­hiers du bol­che­visme, n° 28/29, 1925.

7. « The Rus­sian Ef­fort to Abo­lish Mar­riage » (juillet 1926), Theat­lan­tic.com.

8. L'état et la Ré­vo­lu­tion, 1917.

44 Fes­ti­val de Wood­stock, août 1969.

« Gloire à la mère », af­fiche de pro­pa­gande so­vié­tique, 1944. En dé­pit des as­pi­ra­tions li­ber­taires de la ré­vo­lu­tion d'oc­tobre, Lé­nine im­pose ra­pi­de­ment un ordre mo­ral ri­gide à L'URSS.

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