Sté­phane Amar « Pour Ara­fat, Os­lo n'était qu'une étape avant la conquête de toute la Pa­les­tine. »

Au­teur du Grand se­cret d'is­raël : Pour­quoi il n'y au­ra pas d'état pa­les­ti­nien, le jour­na­liste Sté­phane Amar voit dans le pro­ces­sus de paix un jeu de dupes. Pre­nant acte de l'échec d'os­lo et de l'in­té­gra­tion des Arabes en Is­raël, il pré­co­nise la créa­tion d

Causeur - - Sommaire N°60 – Septembre 2018 - Pro­pos re­cueillis par Gil Mi­hae­ly

Cau­seur. Nous sommes à quelques jours du 25e an­ni­ver­saire des ac­cords d'os­lo (13 sep­tembre 1993). Cô­té is­raé­lien comme cô­té pa­les­ti­nien, le pro­ces­sus de paix est per­çu soit comme un échec (pour ses dé­trac­teurs), soit comme une grosse dé­cep­tion (pour ses par­ti­sans). Votre livre, Le Grand Se­cret d'is­raël : pour­quoi il n'y au­ra pas d'état pa­les­ti­nien, re­trace l'his­toire de ce fias­co. Du point de vue is­raé­lien, pour­quoi la lo­gique d'os­lo était-elle vouée à l'échec ? Sté­phane Amar. Tout sim­ple­ment parce qu'is­raël n'a ja­mais réel­le­ment vou­lu re­non­cer aux ac­quis es­sen­tiels de la guerre des Six-jours, à com­men­cer par la vieille ville de Jé­ru­sa­lem. Il faut rap­pe­ler que le mur des La­men­ta­tions est ju­ri­di­que­ment en ter­ri­toire oc­cu­pé et que la plu­part des Is­raé­liens ne veulent pas y re­non­cer. Dans l'opi­nion is­raé­lienne, la vo­lon­té de conser­ver la pos­ses­sion de la val­lée du Jour­dain, de cer­taines zones de la Cis­jor­da­nie, des nappes phréa­tiques ain­si que des grosses co­lo­nies au­tour de Jé­ru­sa­lem est l'ob­jet d'un large consen­sus, y com­pris à gauche. Or, en si­gnant les ac­cords d'os­lo, les Is­raé­liens par­taient du pré­sup­po­sé que les Pa­les­ti­niens al­laient ac­cep­ter ces exi­gences. Ils se sont lour­de­ment trom­pés.

Il y a eu plu­sieurs ten­ta­tives pour sor­tir le pro­ces­sus de paix de l'im­passe. Cer­tains ont pro­po­sé d'échan­ger les blocs d'im­plan­ta­tions juives rat­ta­chés à Is­raël en échange de ter­ri­toires de la même sur­face ac­cor­dés aux Pa­les­ti­niens. Est-ce une op­tion viable ?

Non, car les Pa­les­ti­niens n'ont ja­mais ac­cep­té le prin­cipe des blocs et en­core moins la pers­pec­tive d'échan­ger des bouts de dé­sert du Né­guev ou le long de la bande de Ga­za contre des ré­gions ur­ba­ni­sées au­tour de Jé­ru­sa­lem. Les di­plo­mates sa­cra­lisent la ligne verte au pour­cen­tage près, alors qu'il s'agit d'une dé­mar­ca­tion com­plè­te­ment fic­tive qui ne cor­res­pond ni à l'his­toire, ni à la géo­gra­phie, ni au res­sen­ti des peuples. En 1949, c'est une simple ligne d'ar­mis­tice. La par­tie arabe avait alors bien in­sis­té sur le fait qu'elle ne de­vait ja­mais consti­tuer une fron­tière. In fine, quand on ar­rive aux points de par­tage les plus sen­sibles comme Jé­ru­sa­lem, on voit bien que cette ligne n'a au­cune per­ti­nence.

La ligne verte a au moins le mé­rite d'être un point de re­père. À par­tir de 1967, c'est de­ve­nu une ré­fé­rence pour la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale. Elle semble être une fron­tière lé­gi­time, à dé­faut d'être na­tu­relle.

C'est vrai, mais le grand paradoxe de ce conflit, c'est que le plus im­por­tant pour chaque peuple se si­tue de l'autre cô­té de la ligne. Pour les Pa­les­ti­niens, Lod, à cô­té de l'aé­ro­port de Tel-aviv, ou Jaf­fa, dans la ban­lieue de Tel-aviv, sont des mar­queurs iden­ti­taires plus im­por­tants que Ra­mal­lah. La plaine cô­tière et la Ga­li­lée, l'is­raël re­con­nu in­ter­na­tio­na­le­ment, étaient le coeur de la Pa­les­tine d'avant 1948. In­ver­se­ment, la co­lonne ver­té­brale de la na­tion juive (Hé­bron, Jé­ru­sa­lem, Na­plouse) se si­tue de l'autre cô­té de la ligne verte.

Pour­tant, entre 1949 et 1967, les Is­raé­liens sem­blaient se conten­ter des ter­ri­toires ob­te­nus à l'is­sue des guerres, sans le Go­lan ou Jé­ru­sa­lem-est, ni la Cis­jor­da­nie et Ga­za.

Prag­ma­ti­que­ment, ils ont ac­cep­té ces réa­li­tés – avaien­tils le choix ? –, mais n'ou­blions pas les ef­forts consi­dé­rables qu'is­raël a dé­ployés en 1948-1949 pour te­nir au moins une par­tie de Jé­ru­sa­lem. Contrai­re­ment à une idée re­çue, Ben Gou­rion était pro­fon­dé­ment im­pré­gné de culture bi­blique. Il di­sait tou­jours : « Sans Jé­ru­sa­lem nous n’avons au­cune lé­gi­ti­mi­té. C’est une prio­ri­té de conqué­rir Jé­ru­sa­lem. » Pen­dant la guerre de 1948, il a dé­gar­ni d'autres fronts afin de bri­ser le blo­cus de Jé­ru­sa­lem et d'oc­cu­per la ville juive. Vingt ans plus tard, la guerre de 1967 a été vé­cue comme une guerre de li­bé­ra­tion puis­qu'elle a per­mis aux Is­raé­liens de re­nouer avec leurs ra­cines. Ceux qui al­laient s'ins­tal­ler en Cis­jor­da­nie à par­tir de 1968 étaient certes très mi­no­ri­taires, mais ils étaient por­tés par un sen­ti­ment lar­ge­ment par­ta­gé qui ex­plique la réus­site de leur en­tre­prise. Non seule­ment le nombre d'is­raé­liens vi­vant en Cis­jor­da­nie a aug­men­té de fa­çon ex­po­nen­tielle, mais d'après les son­dages, de plus en plus de leurs conci­toyens sont at­ta­chés à cette par­tie his­to­rique d'is­raël.

Était-ce dans L'ADN du pro­jet sio­niste d'abou­tir à ce ré­sul­tat ?

L'ADN du pro­jet sio­niste a fait l'ob­jet de thèses et de livres en­tiers, donc d'in­tenses contro­verses. Chez Herzl, la cen­tra­li­té de Jé­ru­sa­lem est évi­dente. Dans son ro­man d'an­ti­ci­pa­tion Alt­neu­land, il ima­gine une ville où le monde en­tier vien­drait se ren­con­trer, faire la paix et éla­bo­rer des pro­jets. Pour cet homme mort cinq ans avant la créa­tion de Tel-aviv, l'état juif était da­van- →

tage Jé­ru­sa­lem, Hé­bron ou Na­plouse que la plaine lit­to­rale. Il n'y a rien d'ab­surde à ce que les Juifs sou­haitent vivre à Jé­ru­sa­lem, à Hé­bron, dans une pa­trie qui a fi­na­le­ment tou­jours été la leur. Chez les Pa­les­ti­niens, il y a une sorte d'image mi­roir : L'OLP parle of­fi­ciel­le­ment d'un État pa­les­ti­nien à l'est de la ligne verte, mais veut en fait beau­coup plus… Oui, c'est une vaste hy­po­cri­sie. Les mé­dias oc­ci­den­taux n'ont pas vou­lu l'en­tendre, mais Yas­ser Ara­fat avait bien dit qu'os­lo n'était qu'une pre­mière étape avant la conquête de toute la Pa­les­tine, du Jour­dain jus­qu'à la mer. Ac­cu­lé par ses er­reurs – le sou­tien à Sad­dam Hus­sein en 1990-1991 – et le contexte in­ter­na­tio­nal – la chute de L'URSS –, Ara­fat a dé­ci­dé de prendre ce qu'on lui don­nait. Quand ses conseillers lui ob­jec­taient que ces ac­cords étaient in­ac­cep­tables pour les Pa­les­ti­niens, il leur ré­pon­dait en sub­stance : « Oui, je sais, mais ce se­ra un moyen de re­ve­nir nous ins­tal­ler en Cis­jor­da­nie et à Ga­za, d’ob­te­nir un sta­tut, des armes. Le mo­ment ve­nu, on lan­ce­ra l’at­taque pour nous em­pa­rer de toute la Pa­les­tine. » C'est exac­te­ment ce qui s'est pas­sé en 2000. Pre­nant le pré­texte de la vi­site de Sha­ron sur l'es­pla­nade des Mos­quées, Ara­fat a lan­cé une In­ti­fa­da pré­pa­rée de longue date. Yitz­hak Ra­bin et Shi­mon Peres, qui ont né­go­cié les ac­cords d'os­lo au nom d'is­raël, étaient-ils cons­cients de cette du­pli­ci­té ? J'ai po­sé la ques­tion à Yos­si Bei­lin, le bras droit de Peres et l'homme-clé des né­go­cia­tions avec les Pa­les­ti­niens. Il m'a ré­pon­du que, pour eux, le double dis­cours d'ara­fat était une ma­nière de faire ava­ler la pi­lule aux Pa­les­ti­niens. Il y a eu un ex­cès d'op­ti­misme, voire un vé­ri­table aveu­gle­ment. Et cette illu­sion a conti­nué jus­qu'à ce que Sha­ron ar­rive au pou­voir en 2001, en plein mi­lieu de la deuxième In­ti­fa­da. Il y a sans doute eu des gens sin­cères des deux cô­tés sou­hai­tant vrai­ment ar­ri­ver à une is­sue pa­ci­fique, mais ils ne fai­saient pas le poids. Dans ce grand jeu de dupes, cha­cun pen­sait qu'il al­lait réus­sir à im­po­ser à l'autre ses condi­tions. Per­son­nel­le­ment, je crois qu'il n'existe au­cune fron­tière pos­sible puisque cha­cune des deux par­ties veut tout. Mais tout n'a pas échoué : la co­opé­ra­tion sé­cu­ri­taire is­raé­lo-pa­les­ti­nienne fonc­tionne. C'est en ef­fet la seule chose qui marche très bien, sur­tout de­puis la mort d'ara­fat. Ce­pen­dant, ce fait même ac­cré­dite la thèse se­lon la­quelle Is­raël uti­lise les ac­cords d'os­lo pour per­pé­tuer l'oc­cu­pa­tion par d'autres moyens. Ain­si, les Is­raé­liens se dé­chargent du far­deau de la ges­tion des po­pu­la­tions ci­viles tout en gar­dant la main sur la sé­cu­ri­té. Quel est l'in­té­rêt pa­les­ti­nien là-de­dans ? Il y a une in­dus­trie du pro­ces­sus de paix. Dans son

livre, Ra­mal­lah Dream, Ben­ja­min Barthe montre que l'au­to­ri­té pa­les­ti­nienne et toute une constel­la­tion D'ONG vivent de l'aide in­ter­na­tio­nale – qu'elle soit eu­ro­péenne ou amé­ri­caine. Per­sonne n'a en­vie de tuer la poule aux oeufs d'or qui en­tre­tient des mil­liers de fonc­tion­naires pa­les­ti­niens et ga­ran­tit une forme de sta­bi­li­té. Tout le monde fait donc sem­blant de conti­nuer à croire en une né­go­cia­tion.

Ce troc – une cer­taine au­to­no­mie pour la Cis­jor­da­nie contre un contrôle is­raé­lien sur presque tous les ter­ri­toires hor­mis Ga­za – peut-il se pour­suivre en­core des dé­cen­nies ?

Le fait est qu'il dure de­puis main­te­nant cin­quante et un ans. Mais quand je vois des foules de Pa­les­ti­niens, par­fois 2 000 ou 3 000, qui at­tendent de­puis quatre heures du ma­tin devant un bar­rage pour pas­ser en Is­raël, je me pose des ques­tions. La mé­thode de la sé­pa­ra­tion eth­nique, qui était l'es­prit des ac­cords d'os­lo avec les Pa­les­ti­niens d'un cô­té et les Juifs de l'autre, n'a pas mar­ché. Ce­la a même abouti à un bain de sang et toutes les ten­ta­tives de par­rai­nage ex­té­rieur ont échoué.

Une amé­lio­ra­tion de la si­tua­tion économique pour­rait-elle di­mi­nuer les ten­sions et dé­clen­cher une dy­na­mique po­li­tique po­si­tive ?

Sur le plan économique, il y a dé­jà des choses qui fonc­tionnent. D'abord, ces quelques di­zaines de mil­liers d'em­ployés pa­les­ti­niens de Cis­jor­da­nie qui vont chaque jour tra­vailler en Is­raël, no­tam­ment dans le bâ­ti­ment, consti­tuent une source de re­ve­nus es­sen­tielle pour les ter­ri­toires. Is­raël sous-traite aus­si aux Pa­les­ti­niens : meubles, tex­tile et dé­sor­mais cer­tains ser­vices in­for­ma­tiques. Mais ces signes po­si­tifs ne forment pas en­core une masse cri­tique. Les contraintes sé­cu­ri­taires et la pression du mou­ve­ment BDS sur les zones in­dus­trielles dans les im­plan­ta­tions – qui sont de grands pour­voyeurs d'em­plois pour les Pa­les­ti­niens – gênent tou­te­fois cette dy­na­mique.

Face à cet em­pi­le­ment d'im­pos­si­bi­li­tés, consta­tant l'échec du pro­ces­sus de paix, vous pré­co­ni­sez la re­cherche d'une so­lu­tion al­ter­na­tive sans sé­pa­ra­tion entre les deux peuples. N'est-ce pas uto­pique ?

La clé est dé­mo­gra­phique. D'une cer­taine ma­nière, il existe dé­jà un État bi­na­tio­nal : Is­raël, dans ses fron­tières de 1967, un État dans le­quel co­ha­bitent dans une re­la­tive har­mo­nie des ci­toyens juifs et des ci­toyens arabes – chré­tiens ou mu­sul­mans. La ques­tion est donc à par­tir de quelle quan­ti­té une mi­no­ri­té de­vient-elle dan­ge­reuse pour Is­raël ? Il y a 20 % d'arabes en Is­raël. Est-ce qu'at­teindre 25 % se­rait plus dan­ge­reux ? Al­ler jus­qu'à 30 % est-il im­pos­sible ? À par­tir de quel seuil le ca­rac­tère juif de l'état juif peut-il être me­na­cé ? Et puis il y a la ques­tion de la qua­li­té : que vou­dront ces Arabes-là ? Ren­ver­ser l'état d'is­raël ? Chan­ger le ca­rac­tère juif d'is­raël ? Ou s'y in­té­grer pa­ci­fi­que­ment comme le fait dé­jà l'écra­sante ma­jo­ri­té des Arabes is­raé­liens ? De mon point de vue, ce qui semble mar­cher avec les Arabes de 1948 pour­rait mar­cher avec ceux de 1967.

À cet égard, la nou­velle Loi fon­da­men­tale is­raé­lienne, qui ac­corde un sta­tut su­bal­terne à la langue arabe et porte en germe le risque de dis­cri­mi­na­tion des ci­toyens arabes de l'état juif, me­nace-t-elle la co­ha­bi­ta­tion pa­ci­fique entre Is­raé­liens ?

Je ne crois pas. Cette loi a sur­tout une por­tée sym­bo­lique et n'au­ra guère de consé­quences au quo­ti­dien. À mes yeux, l'es­sen­tiel est ailleurs, dans une réa­li­té qui in­cite plu­tôt à l'op­ti­misme. Bien sûr, des dis­cri­mi­na­tions existent, mais, glo­ba­le­ment, les ci­toyens arabes s'in­tègrent de mieux en mieux dans la so­cié­té is­raé­lienne. On ne compte plus les grands mé­de­cins, les pro­fes­seurs d'uni­ver­si­té, les com­mis­saires de po­lice, les ma­gis­trats et même les di­plo­mates is­sus du sec­teur arabe. Et la fa­meuse start-up na­tion n'est pas en reste : le nu­mé­ro deux d'apple est un Arabe chré­tien né à Haï­fa et di­plô­mé du pres­ti­gieux Tech­nion. Quant aux vio­lences in­ter­com­mu­nau­taires, elles sont sta­tis­ti­que­ment in­si­gni­fiantes. Au­cune loi ne pour­ra re­mettre en cause l'in­té­gra­tion réus­sie des Arabes.

In­ver­se­ment, ima­gi­nez-vous l'in­té­gra­tion de Juifs is­raé­liens en Cis­jor­da­nie ?

Je m'in­ter­roge sur l'in­ca­pa­ci­té à en­vi­sa­ger une mi­no­ri­té juive en Cis­jor­da­nie sous sou­ve­rai­ne­té pa­les­ti­nienne. Mah­moud Ab­bas a an­non­cé sou­hai­ter un État pa­les­ti­nien to­ta­le­ment vide de Juifs. Bien que ce­la n'ait ja­mais cho­qué la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale, c'est une vi­sion pro­fon­dé­ment xé­no­phobe ! Un Juif pour­rait vivre à Té­hé­ran et pas à Hé­bron ? C'est ab­surde. Je suis per­sua­dé que si on of­frait à tous un sta­tut digne de ce nom, le droit de vote, un seul État entre le Jour­dain et la mer pour­rait très bien fonc­tion­ner.

On ne peut pas ter­mi­ner cet en­tre­tien sans dire un mot de Ga­za. Dans cette équa­tion dé­jà très com­pli­quée, que faire de l'en­clave pa­les­ti­nienne aux mains du Ha­mas ?

Le schisme avec l'au­to­ri­té pa­les­ti­nienne est si pro­fond de­puis juin 2007 que la bande de Ga­za est en train de de­ve­nir, de fac­to, in­dé­pen­dante. Is­raël né­go­cie (par l'in­ter­mé­diaire de l'égypte et de L'ONU) un sta­tut de plus grande au­to­no­mie, voire la le­vée du blo­cus. Le gou­ver­ne­ment Ne­ta­nya­hou en­vi­sage de construire un port pour Ga­za sur une île ar­ti­fi­cielle ou à Chypre. Is­raël n'a au­cun in­té­rêt stra­té­gique ou iden­ti­taire à Ga­za. Sans pré­ju­ger du mo­dèle ins­ti­tu­tion­nel qui pré­vau­dra, j'en­tre­vois deux dy­na­miques pa­ral­lèles : un État pa­les­ti­nien à Ga­za et l'an­nexion pro­gres­sive de la Cis­jor­da­nie par Is­raël. •

Jour­na­liste, Sté­phane Amar a ré­cem­ment pu­blié Le Grand Se­cret d'is­raël : pour­quoi il n'y au­ra pas d'état pa­les­ti­nien (L'ob­ser­va­toire, 2018).

Yit­zakh Ra­bin, Yas­ser Ara­fat et Bill Clin­ton, lors de la si­gna­ture des ac­cords d'os­lo à Wa­shing­ton, 13 sep­tembre 1993.

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