JE­RE­MY COR­BYN LE TRA­VAILLISME DES IM­BÉ­CILES

Au Royaume-uni comme ailleurs, le nou­vel an­ti­sé­mite est d'ex­trême gauche et se pro­clame l'ami de tous les mu­sul­mans. Face à cette vague ju­déo­phobe, le chef du Par­ti tra­vailliste Je­re­my Cor­byn fait preuve d'une in­dul­gence coupable.

Causeur - - Actualité - Par Je­re­my Stubbs

Cette an­née, nous ne fê­tons pas seule­ment le cin­quan­te­naire des si­ma­grées du Quar­tier la­tin, mais aus­si ce­lui de la pu­bli­ca­tion d'un ro­man mar­quant du grand écri­vain et mi­li­tant « an­glo-juif », Ema­nuel Lit­vi­noff1. The Man Next Door2 (« L'homme d'à cô­té ») dresse le por­trait de l'an­ti­sé­mite ty­pique de cette époque – celle du swin­ging Lon­don – dans toute sa splen­deur pa­tho­lo­gique. Blanc, conser­va­teur, nos­tal­gique de l'em­pire per­du, ce pe­tit-bour­geois ra­té pro­jette sa mé­dio­cri­té, sa haine et jus­qu'à son insuffisance sexuelle sur son nou­veau voi­sin, un juif ori­gi­naire du quar­tier pauvre de l'est de Londres (le fa­meux et mal­fa­mé East End) dont l'ins­tal­la­tion dans une ban­lieue pai­sible, plu­tôt chic, a été ren­due pos­sible par sa réus­site dans le com­merce des four­rures. Au­jourd'hui, ce por­trait clas­sique a per­du de son ac­tua­li­té. L'an­ti­sé­mite de notre époque est plu­tôt d'ex­trême gauche et se pro­clame l'ami de tous les mu­sul­mans, de­puis les ha­bi­tants des ban­lieues de nos villes oc­ci­den­tales, vic­times du ra­cisme des mé­chants Blancs, jus­qu'aux is­la­mistes pré­sen­tés comme de braves sol­dats an­ti­co­lo­niaux, en pas­sant par les Pa­les­ti­niens qui – quels que soient leurs griefs vé­ri­tables – sont ins­tru­men­ta­li­sés dans une lutte ma­ni­chéenne contre le ca­pi­ta­lisme. Ce nou­vel an­ti­sé­mite ne connaît pas la honte, se croyant to­ta­le­ment jus­ti­fié sur le plan mo­ral, et, au Royaume-uni, s'abrite au sein des mou­ve­ments de l'ul­tra-gauche qui sou­tiennent le lea­der ac­tuel du Par­ti tra­vailliste, Je­re­my Cor­byn, dont l'in­dul­gence re­la­tive semble bon gré mal gré cau­tion­ner les dé­lires ju­déo­phobes les moins ex­cu­sables.

La triste sa­ga com­mence en 2016 lors­qu'un cer­tain nombre d'in­ci­dents, y com­pris des re­marques contro­ver­sées sur l'ho­lo­causte par Ken Li­ving­stone, an­cien maire tra­vailliste de Londres et doyen de la gauche dure, lèvent le voile sur une sous-culture fran­che­ment an­ti­sé­mite, non pas par­mi les par­le­men­taires tra­vaillistes, mais au ni­veau de cer­tains adhé­rents et grou­pus­cules qui font par­tie in­té­grante du socle de M. Cor­byn3. À par­tir de ce mo­ment, tous les ef­forts de ce­lui-ci pour mettre fin à cette his­toire n'ont pour ef­fet que de la re­lan­cer de plus belle. En avril 2016, il consti­tue une com­mis­sion d'en­quête in­terne qui conclut en juin qu'il n'y a pas vrai­ment de pro­blème an­ti­sé­mite au sein du par­ti. Pas plus tard que le mois de juillet sui­vant, celle qui a pré­si­dé à cette com­mis­sion, une avo­cate de re­nom, Sha­mi Cha­kra­bar­ti, est ré­com­pen­sée par M. Cor­byn d'un siège à la Chambre des lords. À l'oc­ca­sion de la pré­sen­ta­tion pu­blique du rap­port, M. Cor­byn com­pare im­pli­ci­te­ment les ac­tions d'is­raël à celles de l'état is­la­mique, tan­dis qu'un de ses mi­li­tants an­ti­ra­cistes ac­cuse pu­bli­que­ment une dé­pu­tée tra­vailliste, Ruth Smeeth, d'ori­gine juive, d'être un agent des mé­dias de droite, pro-is­raël et an­ti-cor­byn. De­puis, la suc­ces­sion des in­ci­dents et des ré­vé­la­tions ne ta­rit pas. En 2018, du mois de mars aux va­cances d'été, le rythme s'ac­cé­lère, entre dé­cou­vertes de posts et de tweets hai­neux et né­ga­tion­nistes sur des fo­rums pro-cor­byn, sus­pen­sions ou ex­pul­sions d'adhé­rents du par­ti, et ré­vé­la­tions sur les ac­coin­tances du lea­der tra­vailliste avec les com­plo­tistes et les ter­ro­ristes pro­pa­les­ti­niens les moins fré­quen­tables. Pour at­teindre fi­na­le­ment un pa­roxysme in­ima­gi­nable dans un pays ci­vi­li­sé et qui risque de dé­truire le La­bour.

Choi­sis­sons quelques épi­sodes éclai­rants. Le ven­dre­di 23 mars, on dé­terre un post Fa­ce­book de M. Cor­byn, da­tant de 2012, dans le­quel il console l'ar­tiste amé­ri­cain, Mear One, qui vient de voir son mu­ral, Free- →

dom for Hu­ma­ni­ty (« Li­ber­té pour l'hu­ma­ni­té »), ef­fa­cé par la mu­ni­ci­pa­li­té dans un quar­tier de l'east End de Londres (voir l'image). Ce­lui qui qua­li­fie le Ha­mas et le Hez­bol­lah d'« amis » as­sure qu'il est en bonne com­pa­gnie, puisque Nel­son Ro­cke­fel­ler a dé­truit une fresque ré­vo­lu­tion­naire de Die­go Ri­ve­ra en 1934. Or, ce qui dans le mu­ral de Mear One n'échappe à per­sonne en 2018, ce qui saute aux yeux, c'est le re­cours à une ima­ge­rie an­ti­sé­mite et conspi­ra­tion­niste clas­sique. Gê­né, M. Cor­byn re­grette de ne pas avoir « re­gar­dé l’image de plus près ». Cette ca­pa­ci­té à ne pas être trop re­gar­dant quand il s'agit de ju­déo­pho­bie pro­voque une ré­ac­tion im­mé­diate : le lun­di sui­vant, des manifestants, dont des députés tra­vaillistes, se ras­semblent devant le Par­le­ment pour pro­tes­ter contre l'an­ti­sé­mi­tisme sous le slo­gan « Enough is enough » (« Ça suf­fit ! »). Et le 10 avril, le La­bour Par­ty d'is­raël de sus­pendre ses re­la­tions his­to­riques avec le La­bour Par­ty bri­tan­nique…

Le 17 avril, la Chambre des com­munes est, pour la pre­mière fois de son his­toire, le théâtre d'un dé­bat sur l'an­ti­sé­mi­tisme. Par­mi les té­moi­gnages de députés, trois – tous tra­vaillistes – sus­citent un émoi consi­dé­rable, deux d'entre eux étant même ova­tion­nés, fait rare au Par­le­ment. Ruth Smeeth donne un échan­tillon de la cam­pagne d'in­sultes et d'in­ti­mi­da­tion plus que ré­pu­gnante dont elle est vic­time. Sa col­lègue, Lu­cia­na Ber­ger, éga­le­ment juive, évoque les mil­liers de mes­sages an­ti­sé­mites qu'elle a re­çus – de­puis qu'elle a pris la pa­role à la ma­ni­fes­ta­tion du 26 mars, elle est ac­cu­sée d'être une traî­tresse par des mi­li­tants uti­li­sant le ha­sh­tag #jc4pm (Je­re­my Cor­byn Pre­mier mi­nistre). Une in­jure fré­quente est « zio », l'abré­via­tion de « zio­nist », sou­vent ac­co­lé à « na­zi ». John Mann, qui n'est pas juif mais qui pré­side le Groupe par­le­men­taire mul­ti­par­tite sur l'an­ti­sé­mi­tisme de­puis 2005, ra­conte les me­naces de mort ou de viol re­çues par les membres de sa fa­mille et pro­ve­nant, se­lon lui, de mar­xistes. Tra­vailliste cen­triste, il s'est tou­jours op­po­sé au lea­der­ship de M. Cor­byn…

Sous la pression des évé­ne­ments, ce­lui-ci in­vite des re­pré­sen­tants des com­mu­nau­tés juives à dis­cu­ter dans son bu­reau des Com­munes, le 24 avril. Ses pro­po­si­tions sont ju­gées « in­suf­fi­santes » par ses in­vi­tés, de plus en plus in­quiets de la si­tua­tion. Le len­de­main, la dé­pu­tée Ruth Smeeth se rend à l'au­dience dis­ci­pli­naire du mi­li­tant qui l'avait trai­té d'agent double en 2016. Elle est es­cor­tée par une garde pro­tec­trice for­mée d'une qua­ran­taine de députés tra­vaillistes, juifs et non juifs, tan­dis que des manifestants d'ex­trême gauche crient à une cam­pagne de dé­ni­gre­ment contre Je­re­my Cor­byn. Le mi­li­tant en ques­tion se­ra en­fin ex­pul­sé du par­ti deux jours plus tard. Ken Li­ving­stone, tou­jours en at­tente d'un ju­ge­ment après deux ans de sus­pen­sion, dé­mis­sion­ne­ra, lui, le 21 mai. Le co­mi­té di­rec­teur du par­ti ten­te­ra de re­prendre l'ini­tia­tive en ap­prou­vant un « Code de conduite sur l'an­ti­sé­mi­tisme », mais la ten­ta­tive tourne court dé­but juillet quand le texte at­tire les cri­tiques les plus vé­hé­mentes de la part des députés tra­vaillistes et de la com­mu­nau­té juive. Le 16 juillet, 68 rab­bins pu­blient une lettre ou­verte pour faire part de leurs ob­jec­tions. L'en­jeu de cette po­lé­mique est la dé­fi­ni­tion de l'an­ti­sé­mi­tisme pro­po­sée par l'al­liance in­ter­na­tio­nale pour la mé­moire de l'ho­lo­causte, or­ga­ni­sa­tion créée par la Suède en 1998, qui re­groupe 31 pays membres (dont la France et le Royaume-uni) et 11 pays as­so­ciés. Sa « dé­fi­ni­tion de tra­vail » com­porte une dé­cla­ra­tion gé­né­rale en une phrase, as­sez vague, et 11 exemples d'an­ti­sé­mi­tisme qui la concré­tisent et ap­portent de la sub­stance. L'en­semble a été adop­té of­fi­ciel­le­ment par de nom­breux pays et ins­ti­tu­tions (dont le Royau­meu­ni et le Par­le­ment eu­ro­péen, mais pas la France). Or, en in­cor­po­rant l'en­semble dans leur code de conduite, les cor­by­nistes ont ap­por­té des mo­di­fi­ca­tions si­gni­fi­ca­tives. Quatre des 11 exemples sont noyés dans des qua­li­fi­ca­tions et des gloses qui ré­duisent dras­ti­que­ment leur acui­té et leur force.

Que disent les quatre exemples ? Ac­cu­ser des juifs d'être plus fi­dèles à Is­raël qu'à leur propre na­tion ; pré­tendre que l'exis­tence d'is­raël en tant qu'état re­pré­sente une ini­tia­tive ra­ciste ; exi­ger un plus haut ni­veau de com­por­te­ment éthique de la part d'is­raël que de la part de toute autre na­tion ; com­pa­rer les po­li­tiques ac­tuelles du gou­ver­ne­ment is­raé­lien à celles des na­zis. Ces for­mu­la­tions pré­servent à rai­son le droit de cri­ti­quer Is­raël, mais leur re­for­mu­la­tion par M. Cor­byn et ses al­liés est un si­gnal ma­ni­feste pour leurs mi­li­tants les plus ex­tré­mistes : notre in­dul­gence à votre égard est in­tacte. Le 17 juillet, Mar­ga­ret Hodge, ex-mi­nistre de To­ny Blair, juive, af­fronte le lea­der de son par­ti dans les cou­loirs du Par­le­ment : « Tu es un ra­ciste et un an­ti­sé­mite. »

Com­ment ex­pli­quer ce lien in­dé­fec­tible entre l'ex­trême gauche bri­tan­nique et la ju­déo­pho­bie ? Certes, la vieille as­so­cia­tion entre juifs et ca­pi­ta­listes, donc entre an­ti­ca­pi­ta­lisme et an­ti­sé­mi­tisme, est tou­jours à l'oeuvre. Certes, la cause pa­les­ti­nienne, re­vue et cor­ri­gée par le mar­xisme, consti­tue tou­jours le fer de lance de l'an­ti­co­lo­nia­lisme. Mais cette in­dul­gence en­vers l'an­ti­sé­mi­tisme est in­dis­so­ciable d'une man­sué­tude ex­tra­or­di­naire en­vers l'ex­tré­misme is­la­miste. La ré­ponse à notre ques­tion est ma­thé­ma­tique. Les posts da­tant de 2017 d'un of­fi­cier mu­ni­ci­pal tra­vailliste, de­puis sus­pen­du, sont par­lants : d'un cô­té, Ne­ta­nya­hou = Hit­ler ; de l'autre, l'oc­ci­dent est res­pon­sable pour les at­ten­tats is­la­mistes qu'il su­bit. Le mes­sage im­pli­cite pour les élec­teurs mu­sul­mans est clair : nous sommes de votre cô­té, car, si cri­ti­quer l'is­lam est tou­jours ra­ciste, cri­ti­quer les juifs ne l'est ja­mais. Avec M. Cor­byn, l'ex­trême gauche n'a ja­mais été si proche du pou­voir, mais elle a be­soin de voix.

Elle es­père les ré­col­ter au­près des com­mu­nau­tés mu­sul­manes du Royaume-uni, ain­si que chez les jeunes « an­ti­ra­cistes ». Se­lon ce cal­cul, il y a plus de votes mu­sul­mans à ga­gner que de votes juifs à perdre. Ce qui em­pire la si­tua­tion, c'est que, en fai­sant le sa­cri­fice cy­nique des juifs, l'ex­trême gauche four­nit des armes à l'ex­trême droite is­la­mo­phobe. Car l'is­la­mo­pho­bie est en marche. Le UKIP, qui re­monte ac­tuel­le­ment dans les son­dages, a été re­loo­ké par son nou­veau lea­der, Ge­rard Bat­ten, sous une forme an­ti­mu­sul­mane vi­ru­lente.

À Ro­the­rham, dans le York­shire, entre 1997 et 2011, à peu près 1 400 filles pu­bes­centes ont été dres­sées par un ré­seau d'hommes pour sa­tis­faire sexuel­le­ment les be­soins de ces der­niers. Les vic­times étaient toutes des Blanches vul­né­rables, les cri­mi­nels des An­glais d'ori­gine pa­kis­ta­naise. Des ré­seaux ana­logues ont été dé­cou­verts dans d'autres villes. En août 2017, la dé­pu­tée tra­vailliste de Ro­the­rham, Sa­rah Cham­pion, a at­ti­ré l'at­ten­tion pu­bli­que­ment sur les ori­gines cultu­relles de ce mo­dèle très pré­cis d'ex­ploi­ta­tion4. Le ré­sul­tat ? Un es­clandre à gauche : elle s'était ren­due coupable de ra­cisme « à une échelle in­dus­trielle ». Elle a dû dé­mis­sion­ner de son poste dans le ca­bi­net fan­tôme. En­core au­jourd'hui, elle est l'ob­jet de tel­le­ment de me­naces de mort qu'elle a be­soin d'une pro­tec­tion po­li­cière. C'est une vé­ri­table au­baine pour l'ex­trême droite is­la­mo­phobe, Bat­ten n'hé­si­tant pas à at­ti­ser les haines en im­pu­tant pu­bli­que­ment ces mêmes crimes au Pro­phète lui-même.

En somme, quand l'ex­trême gauche es­saie, au nom de l'an­ti­ra­cisme, d'étouf­fer le dé­bat au­tour de ce type de scan­dale, elle joue le jeu de l'ex­trême droite qui ne de­mande qu'à y voir la preuve d'un pré­ten­du com­plot mu­sul­man contre la na­tion. L'ex­trême droite à son tour joue le jeu des is­la­mistes qui ne de­mandent qu'à voir les ten­sions entre mu­sul­mans et non-mu­sul­mans s'exa­cer­ber dans les pays oc­ci­den­taux. Dans cet en­gre­nage, les ci­toyens juifs sont les pre­miers boucs émis­saires et l'an­ti­sé­mi­tisme le pi­vot qui fait tour­ner le mé­ca­nisme. D'où l'ur­gence ab­so­lue de net­toyer les écu­ries d'au­gias du La­bour. Pour­tant, M. Cor­byn, adop­tant une pos­ture ré­ac­tive plu­tôt que proac­tive, se contente de pré­sen­ter des ex­cuses et de se pro­cla­mer l'en­ne­mi de tous les ra­cismes, sans rompre net­te­ment avec un pas­sé et des ap­puis qui n'ont pas du tout leur place dans un par­ti po­li­tique de gou­ver­ne­ment. Der­nier re­proche en date : en Tu­ni­sie, en 2014, M. Cor­byn se se­rait re­cueilli sur les tombes, entre autres, des ter­ro­ristes res­pon­sables des mas­sacres de Mu­nich de 1972.

Jeune au­teur pro­met­teur, Ema­nuel Lit­vi­noff ad­mi­rait le doyen des poètes an­glo­phones, Tho­mas Stearns Eliot. Mais quand, après la Se­conde Guerre mon­diale, ce­lui-ci laisse ré­im­pri­mer d'an­ciens textes com­por­tant des re­marques an­ti­sé­mites, Lit­vi­noff com­pose un poème vi­tu­pé­rant qu'il s'ap­prête à lire un jour de 1951 devant le gra­tin lit­té­raire et ar­tis­tique de Londres. Juste avant qu'il ne se lève, on l'in­forme qu'eliot lui-même vient d'en­trer dans l'au­di­to­rium. Lit­vi­noff hé­site une se­conde : sa cible est un grand poète, très in­fluent de sur­croît. Il y va quand même, sou­le­vant un tol­lé d'in­di­gna­tion. Mais quand on in­ter­roge Eliot lui­même, il ré­pond : « C’est un très beau poème. » Rien de beau ne sor­ti­ra de la bouche de Je­re­my Cor­byn. Il n'a pas le cou­rage de se cou­per de ses sup­por­teurs d'ex­trême gauche aus­si gê­nants qu'in­dis­pen­sables. Pour­tant le seul, le vé­ri­table an­ti­dote au ra­cisme n'est pas une idéo­lo­gie an­ti­ra­ciste quelle qu'elle soit : c'est le cou­rage. •

Free­dom for Hu­ma­ni­ty, fresque mu­rale de l'ar­tiste amé­ri­cain Mear One, dont Je­re­my Cor­byn avait pris la dé­fense. 1. En an­glais, on dit An­glo-je­wish. Lit­vi­noff (1915-2011) a été poète, ro­man­cier, dra­ma­turge et mi­li­tant des droits de l'homme. Ses oeuvres les plus connues sont The Lost Eu­ro­peans (1960), Jour­ney through a Small Pla­net (1972), la tri­lo­gie Faces of Ter­ror (1973-1978) et Falls the Sha­dow (1983). 2. Hod­der & Stough­ton, 1968. 3. Voir Je­re­my Stubbs, « An­ti­sé­mi­tisme : quelque chose de pour­ri au Royaume-uni », Cau­seur, juin 2016. 4. En an­glais, sexual groo­ming, lit­té­ra­le­ment « toi­let­tage sexuel ».

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