Claude Sirvent, la ma­traque et le gou­pillon

Causeur - - Sommaire N° 64 – Janvier 2019 - Pro­pos re­cueillis par Gil Mi­hae­ly

Après trente ans de ser­vice dans la po­lice na­tio­nale, Claude Sirvent a em­bras­sé la vo­ca­tion de prêtre. Au­jourd'hui au­mô­nier de la po­lice, il ra­conte les mu­ta­tions d'un mé­tier qu'il a vu pas­ser des com­mis­sa­riats de pa­pa aux ban­lieues is­la­mi­sées. Entre-temps, la peur a chan­gé de camp. Causeur. Claude Sirvent, la crise des « gi­lets jaunes » vous place dans une si­tua­tion très par­ti­cu­lière. Vous êtes prêtre d'une pa­roisse du sud de la France, mais aus­si l'au­mô­nier na­tio­nal de la com­mu­nau­té chré­tienne des po­li­ciers de France. De quel cô­té des bar­ri­cades pen­chez-vous ?

Il n’y a pas deux cô­tés ! Les po­li­ciers sont des « gi­lets jaunes » de coeur, ils connaissent les fins de mois dif­fi­ciles, la du­re­té de la vie et le manque de re­con­nais­sance. Ils savent faire la dif­fé­rence entre un « gi­let jaune » aux re­ven­di­ca­tions lé­gi­times et le cas­seur dont le seul but est de faire mal, voire de tuer. Reste qu’ils ont fi­ni l’an­née usés par ces in­sup­por­tables sa­me­dis de gué­rilla ur­baine. Ils es­pèrent un dé­noue­ment ra­pide et du­rable de cette crise. Quant à mes pa­rois­siens de Dra­gui­gnan, ce sont des pe­tites gens, is­sus des couches po­pu­laires. Ma pa­roisse compte aus­si de nom­breux mi­li­taires, dont des hauts gra­dés, no­tam­ment dans l’ar­tille­rie. Cer­tains par­mi eux ont été du­re­ment tou­chés par le dys­fonc­tion­ne­ment du lo­gi­ciel de paie Lou­vois, qui a mis leurs fa­milles dans la dif­fi­cul­té.

Avez-vous par­lé avec des « gi­lets jaunes » ?

J’en ai croi­sé quo­ti­dien­ne­ment. Ils étaient en­vi­ron une cen­taine, re­grou­pés à l’en­trée du péage de l’au­to­route. J’ai par­lé avec eux, j’ai en­ten­du leur souf­france, leur mal-être pro­fond qui s’ex­prime par un cri : « Ça suf­fit ! » En tant que prêtre, je suis non seule­ment en em­pa­thie avec eux, mais aus­si par­ti­cu­liè­re­ment sen­sible au fait qu’étant là, jour et nuit, ils ont fait com­mu­nau­té. Le car­re­four qu’ils oc­cupent est de­ve­nu une sorte d’église : on y par­tage la pa­role, mais éga­le­ment le pain et le vin. Ils osent croire en une vie meilleure. J’es­père que cette com­mu­nion, cette nou­velle so­cia­bi­li­té per­du­re­ra, car c’est peut-être ce qui nous manque le plus.

Avant de de­ve­nir au­mô­nier des po­li­ciers, vous étiez vous-même of­fi­cier de la po­lice na­tio­nale. Com­ment êtes-vous en­tré dans la car­rière ?

Après des études de droit et une édu­ca­tion quelque peu bour­geoise sur la Côte d’azur, puis mon ser­vice mi­li­taire, je suis en­tré à l’école des ins­pec­teurs de po­lice de Cannes-écluse, en Seine-et-marne, en 1982. J’en suis sor­ti en sep­tembre 1983 et j’ai in­té­gré im­mé­dia­te­ment la pré­fec­ture de po­lice de Pa­ris pour y exer­cer dif­fé­rentes fonc­tions dans plu­sieurs ser­vices de la po­lice ju­di­ciaire.

Quel pro­fil avaient les po­li­ciers de la pré­fec­ture de po­lice de Pa­ris au dé­but des an­nées 1980 ?

La po­lice était un corps très mas­cu­lin et vi­ril – les femmes com­men­çaient à peine à ar­ri­ver. Nos pa­trons – on ap­pe­lait ain­si les com­mis­saires – étaient de vé­ri­tables mes­sieurs qui avaient le cuir tan­né, fa­çon­né par le vé­cu, mais do­tés d’une grande culture. On n’en­trait pas dans le bu­reau d’un com­mis­saire di­vi­sion­naire comme au­jourd’hui. C’était un vrai ri­tuel. On frap­pait et on at­ten­dait que le pa­tron nous dise d’en­trer. Et on avait en face de nous un homme dans toute sa splen­deur et son rayon­ne­ment de chef de ser­vice. C’était des Li­no Ven­tu­ra – en un mot des « hommes ». On fu­mait énor­mé­ment dans les com­mis­sa­riats, il y ré­gnait une sa­crée am­biance ! Il y avait le culte de la trans­mis­sion du sa­voir-faire et de la beau­té du mé­tier. En même temps, dans ce monde vi­ril, il fal­lait faire ses preuves, mon­trer qu’on était un homme. Notre lan­gage n’était pas tou­jours po­li­cé, il était même par­fois bru­tal, →

mais on était so­li­daires les uns des autres. Sans tom­ber dans la ca­ri­ca­ture ci­né­ma­to­gra­phique, c’était mus­clé. La baffe pou­vait par­tir. Mais tout ce­la était li­mi­té, contraint et rai­son­né. Et à la fin de la jour­née de tra­vail, on avait l’ha­bi­tude de se ras­sem­bler entre hommes, au­tour d’un verre. On fai­sait corps.

L'une des plaintes ré­cur­rentes des po­li­ciers ces der­nières an­nées, c'est l'ob­ses­sion des chiffres qu'il faut at­teindre pour conten­ter la hié­rar­chie. L'avez-vous su­bie ?

Non, on n’était pas du tout dans cette culture-là. Nos pa­trons étaient près du ter­rain. J’ai vé­cu mes pre­mières an­nées de po­li­cier comme si je me trou­vais au sein d’une vé­ri­table fa­mille. Quand une bande de dé­lin­quants dé­pouillait les gens dans le mé­tro, le com­mis­saire, qui en avait un peu ras-le-bol de su­bir la pres­sion du maire, ve­nait nous voir comme un pa­tron un peu pa­ter­na­liste et nous di­sait : « Je ne veux plus en en­tendre par­ler ! Met­tez-y les moyens, al­lez dans le mé­tro et ré­sol­vez­moi ça ! » On se don­nait à fond et j’ai ap­pris qu’on ne peut pas ré­soudre des af­faires avec an­gé­lisme.

Avez-vous vu ve­nir le pro­blème re­li­gieux ? L'is­la­mi­sa­tion de l'is­lam ?

Je n’ai ja­mais en­ten­du par­ler ni de re­li­gion ni de com­mu­nau­tés, et en­core moins de fait re­li­gieux, avant les an­nées 1990. D’ailleurs, à l’époque, on ne di­sait pas « mu­sul­mans », mais « Arabes ». Moi qui étais dé­jà pé­tri de ma vo­ca­tion de prêtre, j’ai pu vivre ma foi dans la dis­cré­tion. Mais en même temps, le chris­tia­nisme était en­core la re­li­gion am­biante et sa pri­mau­té n’était pas contes­tée.

À quel mo­ment la po­lice a-t-elle chan­gé de culture ?

La pre­mière grande bas­cule a eu lieu du­rant la pre­mière guerre du Golfe, en 1990-91. J’étais à Mar­seille. Au dé­but de la guerre, on me mute à l’évê­ché – l’hô­tel de po­lice de Mar­seille – pour don­ner un coup de main aux groupes qui s’oc­cu­paient de l’im­mi­gra­tion clan­des­tine. Il y avait de nom­breuses in­ter­pel­la­tions, et il fal­lait trai­ter avec ra­pi­di­té ces pro­cé­dures d’étran­gers en si­tua­tion ir­ré­gu­lière. Ce­la a mar­qué la pre­mière grande frac­ture.

Pour­quoi ?

Mar­seille comp­tait dé­jà beau­coup de Co­mo­riens et de Magh­ré­bins, très ef­frayés par le cli­mat créé par la guerre. J’ai alors pris conscience que quelque chose se jouait au Moyen-orient : la France in­ter­ve­nait aux cô­tés des Amé­ri­cains pour anéan­tir l’irak et mettre fin au règne de Sad­dam Hus­sein, ce qui bou­le­ver­sa beau­coup de mu­sul­mans. Au même mo­ment, la po­lice en­trait dans la culture du chiffre et su­bis­sait une pro­fonde mu­ta­tion in­té­rieure. À par­tir de 1995, on éteint le corps des ins­pec­teurs et on de­vient des lieu­te­nants, ca­pi­taines, com­man­dants, avec une nou­velle for­ma­tion et des res­pon­sa­bi­li­tés nou­velles. Au cours des an­nées 1990, la po­lice change aus­si d'as­pect… Ab­so­lu­ment. L’uni­forme de­vient la règle et la te­nue ci­vile l’ex­cep­tion. À ma sor­tie de Cannes-écluse, on était une ar­ma­da d’ins­pec­teurs en ci­vil avec des vê­te­ments ap­pro­priés pour al­ler dans les ci­tés. En 1995, nous avons vé­cu une forme de mi­li­ta­ri­sa­tion de l’ins­ti­tu­tion avec no­tam­ment l’ap­pa­ri­tion pro­gres­sive des com­bi­nai­sons, des bottes et des ac­ces­soires des com­man­dos. La po­lice s’est adap­tée à la dan­ge­ro­si­té des ci­tés.

C'est aus­si le mo­ment ou la guerre ci­vile al­gé­rienne fait ir­rup­tion en France…

Fin 1994, lors de la prise d’otages de l’avion d’air France, je suis en­core à Mar­seille. On ne com­prend pas en­core bien ce qui se joue. Mais sur le ter­rain, on com­mence à voir mon­ter des phé­no­mènes in­édits. Il ne s’agit pas en­core de fou­lards, de barbes et de hal­lal par­tout, ni d’un ra­ma­dan in­tru­sif et vi­sible. Mais on sent une crainte, une peur.

À quel mo­ment cette peur se dif­fuse-t-elle dans les so­cié­tés oc­ci­den­tales ?

Après le 11 sep­tembre 2001. On passe, en quelque sorte, de l’arabe au mu­sul­man. Dans les ci­tés, on com­mence à trai­ter des af­faires d’apo­lo­gie du ter­ro­risme – des jeunes qui écrivent « Vive Ben La­den » sur leur tee-shirt. J’as­siste à la mon­tée en no­to­rié­té de Ta­riq Ra­ma­dan qui vient faire une confé­rence à Fon­te­nay-sous-bois. Du jour au len­de­main, des jeunes d’ori­gine magh­ré­bine ré­gu­liè­re­ment en garde à vue se mettent à por­ter la barbe, des robes de prière et à fré­quen­ter les mos­quées. On sent qu’ils bas­culent dans l’obs­cu­ran­tisme an­tioc­ci­den­tal et l’is­la­misme ra­di­cal s’ins­talle dans les ci­tés. On voit ar­ri­ver les pre­miers imans clan­des­tins dans les cages d’es­ca­lier. Nous en­ta­mons alors une co­opé­ra­tion de plus en plus étroite avec nos col­lègues de la Di­rec­tion de la sur­veillance du ter­ri­toire (DST).

L'at­mo­sphère dans les com­mis­sa­riats a-t-elle alors chan­gé ?

Oui, no­tam­ment grâce à l’ar­ri­vée de col­lègues de culture et de re­li­gion mu­sul­mane dans les com­mis­sa­riats. Le mot d’ordre, em­preint d’in­tel­li­gence po­li­tique, était alors d’ou­vrir la po­lice aux réa­li­tés mul­ti­cul­tu­relles de la France. Jus­qu’alors, la grande ma­jo­ri­té des po­li­ciers étaient des bap­ti­sés ca­tho­liques. Sont ar­ri­vés de jeunes po­li­ciers qu’on ap­pelle les ad­joints de sé­cu­ri­té – re­cru­tés dans les ci­tés. Ces Fran­çais d’ori­gine mu­sul­mane sont de­ve­nus gar­diens de la paix et lieu­te­nants de po­lice. Ils nous ont beau­coup ap­pris. En somme, une forme de mul­ti­cul­tu­ra­lisme s’est ins­tal­lée dans la po­lice, mais au ser­vice de la pa­trie, de la France, de la loi et de l’in­té­rêt gé­né­ral.

Mais c’est au même mo­ment que la po­li­tique du chiffre s’est ins­tal­lée dans les com­mis­sa­riats.

Ah oui, on passe au ma­na­ge­ment… C’est l’époque Sar­ko­zy. Pour faire du chiffre, on va cher­cher le shi­teux

et l’im­mi­gré clan­des­tin – il suf­fit d’ailleurs d’al­ler à la gare et de pro­cé­der à quelques contrôles d’iden­ti­té – et on met aus­si en garde à vue les vo­leurs à l’éta­lage quel que soit le mon­tant du vol. Les chiffres sont bons et le chef de ser­vice est heu­reux… pas nous. On rous­pète, mais on obéit. Ça nous prend du temps puisque nous sommes dé­jà, à l’époque, à l’ère de la com­plexi­té de la pro­cé­dure pé­nale, avec l’en­trée des avo­cats, des exa­mens mé­di­caux, des comptes ren­dus aux ma­gis­trats. L’ef­fi­ca­ci­té du vé­ri­table tra­vail de po­li­cier s’en res­sent.

Sur le plan des moyens ma­té­riels, la si­tua­tion de la po­lice s'est-elle aus­si dé­té­rio­rée ?

On a tou­jours été dans la dé­brouille et dans le manque de moyens. J’ai tou­jours tra­vaillé dans des bâ­ti­ments pour­ris. Je re­vois les voi­tures de la BAC dans les an­nées 2000, avec 200 000 km au comp­teur. Et, quand les vé­hi­cules neufs ar­rivent dans les com­mis­sa­riats, c’est d’abord le chef de ser­vice qui s’en sert parce que ça fait bien, puis il donne son vé­hi­cule à la BAC…

Le sui­cide de Mag­gy Bis­kup­sy au mois de no­vembre a rap­pe­lé le ma­laise des forces de l'ordre. Ob­serve-t-on un ac­crois­se­ment du nombre de sui­cides ?

Ce phé­no­mène a pris de l’am­pleur de­puis une grosse dé­cen­nie, alors que plu­sieurs ten­dances de fond conver­geaient. Il faut s’ima­gi­ner le tra­vail d’un com­mis­sa­riat : la vio­lence du ma­tin au soir, un manque d’ef­fec­tifs et de ma­té­riel, on se parle par­fois bru­ta­le­ment entre nous parce qu’il faut faire vite… Une pres­sion de la hié­rar­chie pour avoir des per­for­mances chif­frées et l’in­for­ma­tique qui per­met un contrôle de plus en plus dé­taillé. Le droit de­vient de plus en plus com­plexe… La so­cia­bi­li­té d’an­tan n’existe presque plus. De jeunes gar­diens de la paix ve­nus de pro­vince sont af­fec­tés en ban­lieue avec des pe­tits sa­laires, des fins de mois dif­fi­ciles. De plus en plus sou­vent, des col­lègues craquent.

Qu'est-ce qui a fait dé­bor­der le vase ?

La vio­lence de la so­cié­té. Il faut s’ima­gi­ner un jeune qui vient par exemple de Tarbes, qui a en­vie d’être po­li­cier, et qui ar­rive dans le 93. Il a un choc, sa vie bas­cule, il ne peut pas s’ima­gi­ner ce qu’il va voir et ce qu’il va vivre ! Dans les an­nées 1990, quand vous en­triez dans une ci­té à Mar­seille, vous pou­viez y al­ler à trois ou quatre faire une per­qui­si­tion. Au­jourd’hui, c’est im­pen­sable : il faut ap­pe­ler des ren­forts consé­quents. Pour faire une per­qui­si­tion à Mon­treuil, il faut sol­li­ci­ter l’aide du ser­vice ré­gio­nal parce qu’on ne peut plus y al­ler la « fleur au fu­sil ». On ne fait plus au­to­ri­té puisque bles­ser un po­li­cier est de­ve­nu ba­nal. On est confron­té à la vio­lence d’une hu­ma­ni­té souf­frante et dis­lo­quée.

Les jeunes po­li­ciers des an­nées 2000-2010 sont-ils moins so­lides que vous ne l'étiez, vous et vos col­lègues, dans les an­nées 1980 ?

On ne peut com­prendre l’évo­lu­tion po­li­cière en la dé­ta­chant de l’évo­lu­tion de la so­cié­té. Quand j’ar­rive de ma ville de pe­tit bour­geois pro­ven­çal, j’ai une base fa­mi­liale et sco­laire so­lide. Alors que ma fa­mille était à Tou­lon, on m’a en­voyé faire mon ser­vice mi­li­taire à Lo­rient. J’ai ain­si ap­pris à me dé­ta­cher de ma fa­mille, à vivre avec des col­lègues, à vivre la mixi­té so­ciale. Tout ce­la bâ­tit un homme so­lide ca­pable d’af­fron­ter la dure réa­li­té de la vie. Main­te­nant, tout ce­la est ter­mi­né.

Sans tra­hir le se­cret de la confes­sion, que ra­content les po­li­ciers qui se confient à vous ?

Leur souf­france au tra­vail. Ils se sentent aban­don­nés et mal com­pris de leur hié­rar­chie, mais aus­si de la jus­tice. Ils ne com­prennent pas que les dé­ci­sions de jus­tice ne suivent pas. Les of­fi­ciers ex­priment les mêmes do­léances : un be­soin d’être re­con­nu aus­si bien ma­té­riel­le­ment, fi­nan­ciè­re­ment, que pu­bli­que­ment… L’af­faire Théo a fait énor­mé­ment de mal. La vi­site du pré­sident Hol­lande à son che­vet a été un choc. Les po­li­ciers ont eu le sen­ti­ment d’être aban­don­nés et ils ne l’ou­blient pas. Il faut « sa­cra­li­ser » le mé­tier de po­li­cier. Le corps d’un po­li­cier est sa­cré.

Mal­gré tout, conseille­riez-vous à un jeune de s'en­ga­ger dans la po­lice ?

Bien sûr. Il faut y al­ler mal­gré les dif­fi­cul­tés. C’est une très belle ins­ti­tu­tion et une école de la vie au ser­vice d’un pays que nous ai­mons. Ré­cem­ment, j’ai concé­lé­bré la messe de­vant un par­terre de po­li­ciers dont la grande ma­jo­ri­té ne sont pas pra­ti­quants, peut être même pas croyants. J’étais si fier de les voir dans une vé­ri­table com­mu­nion. Si on a les com­pé­tences in­tel­lec­tuelles, phy­siques, et du coeur, je conseille de de­ve­nir po­li­cier pour faire bou­ger les lignes et gar­der l’es­pé­rance et l’es­poir. Il ne faut ja­mais bais­ser les bras. •

Le com­mis­saire Ver­jeat (Li­no Ven­tu­ra) et l'ins­pec­teur Le­fèvre (Pa­trick De­waere) dans Adieu pou­let, de Pierre Gra­nier-de­ferre, 1975.

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