Se­bas­tian Die­guez « Le sen­ti­ment d'ap­par­te­nance à une mi­no­ri­té fa­vo­rise les théo­ries du com­plot »

Causeur - - Sommaire N° 69 – Juin 2019 - Pro­pos re­cueillis par Daoud Bou­ghe­za­la

Cau­seur. Les men­songes sont pro­ba­ble­ment aus­si an­ciens que l'es­pèce hu­maine. En quoi les « fake news » sont-elles dif­fé­rentes des bons vieux bo­ni­ments ?

Se­bas­tian Die­guez. On dé­signe sous le terme de « fake news » des ob­jets re­la­ti­ve­ment com­plexes qui pro­li­fèrent de ma­nière in­édite avec in­ter­net. Sans dif­fé­rer fon­da­men­ta­le­ment des men­songes, les « fake news » s’ins­crivent dans un uni­vers plus large de trom­pe­rie fait de non-dits, de ca­chot­te­ries, d’in­duc­tions en erreur, de ru­meurs... Sans les nou­velles tech­no­lo­gies, il était beau­coup plus la­bo­rieux de faire prendre un men­songe.

Ces fausses nou­velles sont aus­si la marque d'une époque où il n'existe plus de vérité par­ta­gée. Sommes-nous à l'ère de la post­vé­ri­té ?

Heu­reu­se­ment, on n’en est pas en­core ar­ri­vé au point où la vérité ne compte plus du tout, sans quoi on ne pour­rait plus com­mu­ni­quer ! Ce­la dit, le concept as­sez flou de post-vérité est une hy­po­thèse de tra­vail et de ré­flexion in­té­res­sante pour dé­si­gner l’en­vi­ron­ne­ment in­tel­lec­tuel qui per­met le suc­cès des « fake news ». Dans ce cadre, se sub­sti­tuent à la vérité ob­jec­tive des vé­ri­tés propres à des groupes, mo­du­lées par la culture, l’eth­nie, la classe so­ciale – avec l’idée sous-ja­cente que la vérité des uns est l’op­pres­sion des autres…

Pre­nons un exemple. En fai­sant fui­ter des masses de don­nées re­la­tives aux re­la­tions entre États, le fon­da­teur de Wi­kileaks Ju­lian As­sange a-t-il fait pro­gres­ser la vérité ou la post-vérité ?

Ju­lian As­sange ajoute de la post-vérité à la post-vérité. Même si les ré­vé­la­tions de Wi­kileaks peuvent abou­tir à des ré­sul­tats in­té­res­sants en fai­sant écla­ter tel ou tel scan­dale, l’illu­sion qu’elles pro­curent est pro­blé­ma­tique. La mé­thode Wi­kileaks donne en ef­fet l’illu­sion d’une trans­pa­rence maximale en li­vrant des tonnes de don­nées qu’il faut vé­ri­fier, puis in­ter­pré­ter. En ce­la, As­sange a in­ven­té un mé­tier qui est l’in­verse du tra­vail du jour­na­liste. D’au­cuns pensent que la mise à dis­po­si­tion de toutes sortes d’in­for­ma­tions de­vrait ré­duire l’essor des thèses com­plo­tistes et la pa­ra­noïa am­biante. Mais ce n’est pas aus­si simple que ça : si ces mêmes in­for­ma­tions ne ve­naient pas de fuites, mais d’un ré­gime de trans­pa­rence mis en place par les au­to­ri­tés, je doute qu’on leur ait ac­cor­dé au­tant de cré­dit.

Il y a aus­si un biais dans le choix de ce qu'on fait fui­ter…

For­cé­ment. Et quand bien même : ima­gi­nons un monde fu­tu­riste où une base de don­nées type Wi­kileaks re­cueille­rait en di­rect tout ce qui passe par­tout sur la pla­nète. Ce­la me rap­pelle une nou­velle de Borges dans la­quelle un per­son­nage cherche à mettre au point la car­to­gra­phie la plus pré­cise et la plus fiable pos­sible, qui fi­nit par être le pays lui-même. Ce type de carte n’a au­cune uti­li­té ! De la même ma­nière, avoir des in­for­ma­tions tous azi­muts ne nous aide pas à y voir plus clair. Par ailleurs, toute la pos­ture et le per­son­nage de che­va­lier blanc qu’as­sange s’est construit posent ques­tion. N’étant pas dans le se­cret de son âme, j’ignore s’il est in­tègre avec lui-même, si c’est un gros ma­ni­pu­la­teur, voire un « bull­shi­ter » gui­dé par de tout autres mo­ti­va­tions que la vérité.

Nous voi­là au coeur de votre livre, Total bull­shit ! Qu'est-ce donc que le « bull­shit » ? Du ba­ra­tin ?

La traduction la plus fi­dèle est sans doute « fou­taises ». J’em­prunte le concept de « bull­shit » au phi­lo­sophe amé­ri­cain Harry Frank­furt qui le dé­fi­nit comme une in­dif­fé­rence à l’égard de la vérité. Contrai­re­ment au men­teur, le « bull­shi­ter » est dif­fi­cile à confondre, car il peut pro­duire des énon­cés al­ter­na­ti­ve­ment justes ou faux sui­vant ce qui lui passe par la tête. Pour men­tir, il faut sa­voir que ce que l’on dit est faux, au­tre­ment dit connaître la vérité qu’on dé­forme ou qu’on cherche à ca­cher. Rien de tel pour pro­fé­rer du « bull­shit », dont Frank­furt dit que c’est gé­né­ra­le­ment un moyen de « s’en tirer à bon compte », en se fai­sant mous­ser, en noyant le pois­son, en fai­sant preuve de ly­risme ou en res­tant aus­si vague que pos­sible.

Avez-vous des exemples en tête ?

Lorsque mon livre est sor­ti, Laurent Wau­quiez avait fait ses fa­meuses sor­ties lors du cours qu’il don­nait à une école de com­merce de Lyon : « Ici, je vais par­ler cash, ce ne se­ra pas le bull­shit que je peux sor­tir sur un pla­teau mé­dia­tique. » Ce­la sous-en­ten­dait que tout ce qu’on en­tend sur les pla­teaux de té­lé­vi­sion ou de ra­dio, ou en po­li­tique, re­lève d’une forme de « bull­shit », mais qu’il ne « bull­shi­te­rait » pas dans ce cours. C’est une forme de « bull­shit » po­li­ti­cien qui sert à se rap­pro­cher des gens. Vous sem­blez peu es­ti­mer la sin­cé­ri­té, du moins son éta­lage. Pour­quoi l'op­po­sez-vous à la vérité ?

Pour le chercheur en neu­ros­ciences Se­bas­tian Die­guez, si la dis­tinc­tion entre le vrai et le faux n'a plus cours dans le dé­bat pu­blic, c'est parce que l'ex­trême gauche comme l'élec­to­rat po­pu­laire de Trump ont ten­dance à fa­vo­ri­ser la sin­cé­ri­té aux dé­pens de la vérité. Face à cette ava­lanche re­la­ti­viste, il nous reste la sa­tire et la fic­tion.

En prin­cipe, la sin­cé­ri­té pa­raît plu­tôt être une ver­tu. Mais, comme l’ex­plique Frank­furt, il est as­sez fa­cile de prendre la pos­ture de quel­qu’un de sincère. Ce flou va de pair avec l’évo­lu­tion cultu­relle et so­cio­lo­gique des dé­mo­cra­ties li­bé­rales, où l’on es­time que cha­cun a droit à son opinion et est libre de l’ex­pri­mer. Le fait d’être vrai en­vers soi-même a fi­ni par l’em­por­ter sur le vrai tout court. Des idéaux épis­té­miques tels que la jus­tesse, la ri­gueur ou la vé­ri­fi­ca­tion des faits s’ef­facent der­rière l’ex­pres­sion fi­dèle de son res­sen­ti. Bref, s’il suf­fit d’être sincère, il n’y a plus tel­le­ment de dif­fé­rence entre le vrai et le faux, on a rai­son du seul fait qu’on s’ex­prime avec pas­sion et qu’on « croit en nous ».

Les grands mé­dias aiment bro­car­der les « fake news » que pro­pa­ge­raient des lea­ders po­pu­listes tels que Do­nald Trump ou Vik­tor Or­ban. Croyez-vous les po­pu­listes plus cré­dules que la moyenne des in­di­vi­dus ?

Pas vrai­ment. Quelques études scien­ti­fiques ré­centes montrent que les sym­pa­thi­sants des ex­trêmes ma­ni­festent une forte adhé­sion à des pen­sées an­ti­ra­tion­nelles, sans né­ces­sai­re­ment y croire. Dans le cas de Trump, c’est très frap­pant : il ment énor­mé­ment, mais ne trompe presque per­sonne ! Ses par­ti­sans l’aiment, parce qu’il casse les règles de la ci­vi­li­té et du jeu of­fi­ciel. En men­tant ou­ver­te­ment à l’es­ta­blish­ment, il est per­çu comme fai­sant par­tie « des nôtres ». Par ce mé­ca­nisme, il peut men­tir dé­li­bé­ré­ment à seule fin de s’at­ti­rer les grâces d’une par­tie de l’opinion.

À notre époque de cris­pa­tion généralisé­e, no­tam­ment du­rant les ma­ni­fes­ta­tions de gi­lets jaunes ou les jours d'at­ten­tats, ce que vous ap­pe­lez l'« in­jonc­tion contem­po­raine de pen­ser par soi-même » abou­tit-elle à des com­por­te­ments gré­gaires ?

Oui. C’est un pa­ra­doxe as­sez amu­sant : c’est fou ce que les gens qui pré­tendent pen­ser par eux-mêmes em­pruntent aux autres ! Quand on y ré­flé­chit, pen­ser par soi-même est une ex­pres­sion as­sez étrange. On in­vente ra­re­ment une pen­sée. Cha­cun de­vant fon­der ses ré­flexions, ses idées, ses opi­nions et ses croyances sur quelque chose de dis­po­nible dans le marché cultu­rel en­vi­ron­nant. Il y a des prescripte­urs de pen­sée sub­ver­sive clé en main. Leur pré­ten­tion à pen­ser en de­hors de la masse et à se po­ser hors sys­tème re­lève d’ailleurs du « bull­shit ». On peut faire re­mon­ter cette pos­ture sub­ver­sive aux théo­ries cri­tiques des an­nées 1970, dont la fonc­tion prin­ci­pale était d’être « contre ».

Jus­te­ment, cer­tains ac­cusent les pen­seurs post­mo­dernes (Der­ri­da, De­leuze, Fou­cault, Ror­ty…) d'avoir dé­va­lué la vérité en consa­crant la sub­jec­ti­vi­té et le re­la­ti­visme. Ont-ils eu une telle in­fluence au­près des masses contem­po­raines ?

D’un cô­té, il est as­sez peu pro­bable qu’un électeur de Trump, un par­ti­san du Brexit ou un gi­let jaune soit un fa­na­tique de Fou­cault ou de De­leuze ! Même chez les in­tel­lec­tuels, très peu de gens ont lu ces textes qui re­lèvent sou­vent d’une forme d’obs­cu­ran­tisme as­sez in­di­geste. Le post­mo­der­nisme n’est pas la cause de la post-vérité.

Ce­pen­dant, les deux ma­ni­festent la même at­ti­tude épis­té­mique d’in­dif­fé­rence à la vérité. Ce mou­ve­ment est par­ti de la cri­tique de la science, qui pré­ten­dait me­su­rer la vérité en fai­sant fi des fac­teurs so­ciaux in­fluen­çant les choix des scien­ti­fiques. Tout n’est pas à je­ter dans ces ré­flexions. À l’époque, ce­la a ren­du pos­sible et lé­gi­time la re­mise en ques­tion de ce que nous di­saient la presse, les gou­ver­ne­ments et tous ceux qui pré­ten­daient nous dire le vrai. Conçu de ma­nière très so­phis­ti­quée par des in­tel­lec­tuels parisiens, ce re­la­ti­visme peut aus­si par­ler aux dé­clas­sés de vil­lages pé­ri­ur­bains qui en ont marre que des au­to­ri­tés leur disent ce qui est vrai et faux.

Pour le dire au­tre­ment, des in­tel­lec­tuels d'ex­trême gauche ont été l'avant-garde d'une ten­dance dé­sor­mais em­bras­sée par des élec­teurs d'ex­trême droite !

On vit un grand confu­sion­nisme. Au­jourd’hui règne une confu­sion to­tale entre la gauche, la droite, l’ex­trême gauche, l’ex­trême droite, le ra­cisme, l’an­ti­ra­cisme, le fé­mi­nisme, l’an­ti­fé­mi­nisme... Et il y a aus­si une frag­men­ta­tion to­tale de la connais­sance. Cha­cun semble grap­piller des bouts de sa­voir qui l’ar­rangent.

Dans notre so­cié­té ul­tra connec­tée, la frag­men­ta­tion du sa­voir ac­com­pagne un cer­tain tri­ba­lisme. L'in­cen­die de Notre-dame de Paris a ain­si at­ti­sé le com­plo­tisme, aus­si bien chez cer­tains mu­sul­mans que chez des iden­ti­taires. Les so­cié­tés mul­ti­cul­tu­relles sont-elles plus conspi­ra­tion­nistes ?

De nom­breuses don­nées montrent que le sen­ti­ment d’ap­par­te­nance à une mi­no­ri­té – éco­no­mique, so­ciale, eth­nique – par­ti­cipe de l’émer­gence des théo­ries du com­plot. Il existe même un terme tech­nique pour dé­si­gner ces croyances : « théo­rie du com­plot-mi­no­ri­té ». Avec l’in­cen­die de Notre-dame, dif­fé­rentes com­mu­nau­tés intellectu­elles et épis­té­miques ont pro­je­té leurs ob­ses­sions sur un évé­ne­ment en­core en cours. Si bien qu’ont co­exis­té quatre ou cinq théo­ries du com­plot in­com­pa­tibles entre elles. Cet em­pres­se­ment est un des signes prou­vant que les théo­ries du com­plot ne sont pas vrai­ment des théo­ries.

Qu'en­ten­dez-vous par là ?

Au sens scientifiq­ue, une théo­rie doit par­ve­nir à ex­pli­quer toute une sé­rie d’évé­ne­ments dis­pa­rates et être ca­pable d’af­fron­ter l’épreuve d’une en­quête. Or, un com­plo­tiste se contente de faire des al­lu­sions vagues et de poin­ter des dé­tails qui re­mettent en cause une thèse of­fi­cielle. Gé­né­ra­le­ment, il se garde bien de pro­duire une théo­rie dé­taillée et claire qu’on pour­rait mettre à l’épreuve d’une en­quête. En ce­la, le com­plo­tisme re­lève de ce que j’ap­pelle la pseu­do-ra­tio­na­li­té. Cette pen­sée de type té­léo­lo­gique per­met d’iden­ti­fier une cause fi­nale de la­quelle dé­coule toute la com­plexi­té des évé­ne­ments : une es­pèce de conspi­ra­teur fan­tas­ma­tique qui tire les fi­celles, mais n’a ja­mais de vrai vi­sage.

Il a sou­vent le vi­sage du juif er­rant…

Ab­so­lu­ment. C’est une ma­nière de pen­ser très ex­pli­cite dans un cer­tain nombre de ca­ri­ca­tures. Mais pour cer­tains qui ont un peu plus d’ima­gi­na­tion, ce grand coupable peut être les ex­tra-ter­restres, les Il­lu­mi­na­ti, les rep­ti­liens ou une autre en­ti­té dé­mo­niaque dont la culpa­bi­li­té n’est plus à prou­ver. C’est évi­dem­ment le contraire d’une théo­rie scientifiq­ue, et c’est pour­quoi la pen­sée té­léo­lo­gique a été to­ta­le­ment ex­clue du champ ex­pli­ca­tif en phy­sique, en science, en bio­lo­gie…

Dans votre es­sai, vous ra­con­tez une anec­dote as­sez déses­pé­rante. Un de vos étu­diants, convain­cu par votre es­prit cri­tique, vous a pro­po­sé d'en­ca­drer un pro­jet de re­cherche niant le gé­no­cide juif. Que faire contre pour combattre ce genre d'inep­ties ?

Il n’y a pas vé­ri­ta­ble­ment de mé­thode pour en­sei­gner l’es­prit cri­tique. Ce­lui-ci sert à se mé­fier de ce qu’on nous dit, à mettre en doute le sens com­mun. On peut ap­pli­quer ce lo­gi­ciel à l’in­fi­ni dans son in­té­rêt per­son­nel. J’ob­serve que cer­tains sont hy­per­cri­tiques dans un tas de do­maines – telle théo­rie gou­ver­ne­men­tale qui ex­plique tel évé­ne­ment –, mais pas pour ce qui les ar­range – l’opinion de n’im­porte quel blo­gueur avec la­quelle ils sont d’ac­cord ne se­ra ja­mais mise en doute. Contre la post-vérité, trois types de solutions sont avan­cés : le « fact-che­cking » jour­na­lis­tique, la for­ma­tion à l’école, puis la loi. On a d’ailleurs ten­dance à tout mettre sur le dos des éco­liers, alors qu’une bonne par­tie des fausses in­for­ma­tions sont pro­pa­gées par des gens re­la­ti­ve­ment âgés sur les ré­seaux so­ciaux.

Oui, mais une dé­mo­cra­tie ne peut pas ré­édu­quer les adultes !

Évi­dem­ment, si on se met à mon­ter des camps gou­ver­ne­men­taux de ré­édu­ca­tion à l’es­prit cri­tique, ça va res­sem­bler fu­rieu­se­ment à du sta­li­nisme (rires). Sans pré­tendre à la so­lu­tion mi­racle, je pro­pose une al­ter­na­tive dé­cen­tra­li­sée : le re­cours à l’ima­gi­naire et à la fic­tion que le « bull­shit » et la post-vérité ont confis­qués.

Com­ment ?

À force de ra­con­ter n’im­porte quoi, on pro­duit une sorte de monde pa­ral­lèle avec plein d’in­for­ma­tions fic­tives dont on ne sait pas quoi faire. La post-vérité est aus­si une post-fic­tion. Une ap­proche dif­fé­rente consis­te­rait à re­prendre goût à la fic­tion – ce que les hu­mains adorent dé­jà via les sé­ries, les ro­mans, les films, contes et lé­gendes. Dans ce dis­po­si­tif, on peut bran­dir la sa­tire comme une arme pa­ra­doxale. Ain­si, Le Go­ra­fi est consti­tué de « fake news » sa­ti­riques qui, par une dia­ble­rie de l’es­prit, nous disent des choses im­por­tantes sur la vérité. À tra­vers le dé­lire, la sa­tire ré­vèle le vrai qu’on n’ar­ri­vait pas à voir sans elle. •

Chercheur en neu­ros­ciences à l'uni­ver­si­té de Fri­bourg (Suisse), Sé­bas­tian Die­guez a pu­blié Total bull­shit ! : Au coeur de la post-vérité, PUF, 2018.

Gilles De­leuze et Fe­lix Guat­ta­ri (1975), fi­gures du post­mo­der­nisme… et pré­cur­seurs de la post-vérité.

Se­bas­tian Die­guez, Total bull­shit ! Au coeur de la post-vérité, PUF, 2018.

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