La France ju­ras­sique parc

Causeur - - Sommaire N° 70 – Été 2019 - Tris­tan Cor­bier

Des tech­no­crates éco­lo­gistes vou­draient trans­for­mer les Alpes, les Py­ré­nées, voire le Ju­ra ou les Vosges, en im­menses ré­serves na­tu­relles peu­plées de prédateurs dis­pa­rus. Le mi­nis­tère de la tran­si­tion éco­lo­gique voit d'un bon oeil ce pro­jet aux re­tom­bées tou­ris­tiques ju­teuses. En­quête.

Elle se nomme As­so­cia­tion pour la pro­tec­tion des animaux sau­vages (As­pas). Fi­nan­cée par des dons spon­ta­nés et des cam­pagnes de fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif (« crowd­fun­ding »), elle a dé­jà ache­té des ter­rains dans les Cô­tesd’ar­mor, l’hé­rault et la Drôme en vue de les trans­for­mer en ré­serves de vie sau­vage. Ils ne sont pas très vastes, mais l’as­pas est en train de pas­ser à la vi­tesse su­pé­rieure. « Nous fi­na­li­sons un pro­jet de 500 hec­tares dans le Ver­cors », s’en­thou­siasme sa pré­si­dente, Mad­line Rey­naud.

Ob­jec­tif, créer des sanc­tuaires, où se­raient ré­in­tro­duites des es­pèces dis­pa­rues de nos contrées de­puis des siècles, voire des mil­lé­naires : bi­sons, che­vaux sau­vages, élans, puis, à terme, lynx, loups et ours, les se­conds, car­ni­vores, as­su­rant (en les bou­lot­tant) le contrôle dé­mo­gra­phique des pre­miers, her­bi­vores. On no­te­ra que nul ne pro­pose en­core de faire re­naître des di­no­saures. La ré­serve drô­moise du Grand Bar­ry, créée par l’as­pas en 2014, est dé­jà re­con­nue par Re­wil­ding Eu­rope, or­ga­nisme ba­sé aux Pays-bas qui af­fiche une de­vise sans équi­voque : « Faire de l’eu­rope un en­droit plus sau­vage. » Il fé­dère de nom­breuses ini­tia­tives qui visent toutes à or­ga­ni­ser, au nom de la bio­di­ver­si­té, le re­cul des ac­ti­vi­tés hu­maines pour lais­ser la na­ture re­prendre ses droits. Loin d’être une lu­bie d’en­vi­ron­ne­men­ta­listes en roue libre, ces pro­jets bé­né­fi­cient d’un fort sou­tien ins­ti­tu­tion­nel. Le ré­seau Re­wil­ding Eu­rope est sou­te­nu par l’union in­ter­na­tio­nale de conser­va­tion de la na­ture (UICN), le WWF, la Wild Foun­da­tion, la Fon­da­tion Al­bert II de Mo­na­co et la Banque eu­ro­péenne d’in­ves­tis­se­ment. Cô­té fran­çais, en 2010 dé­jà, la se­cré­taire d’état à l’éco­lo­gie, Chan­tal Jouan­no, en pleine po­lé­mique sur les ours, ex­pri­mait son sou­hait de voir Pre­mier parc national au monde, créé en 1872 dans l’état amé­ri­cain du Wyo­ming, Yel­lows­tone est la ré­fé­rence in­con­tour­nable des par­ti­sans du ré­en­sau­va­ge­ment. Sur près de 9 000 km2, il offre un sanc­tuaire à la faune qui do­mi­nait le Grand Ouest avant la conquête par les Eu­ro­péens. Ours, lions des mon­tagnes, élans, bi­sons et wa­pi­tis s’y ébattent en li­ber­té entre mon­tagnes et gey­sers. Les loups, qui y ont été ré­in­tro­duits en 1995, y sont dé­sor­mais plus de 1 500. Ils ne posent pas de pro­blème aux éleveurs, pour la bonne rai­son qu’à Yel­lows­tone, il n’y en a pas. La den­si­té de po­pu­la­tion du Wyo­ming est très faible (2,2 ha/km2) et elle avoi­sine zé­ro à Yel­lows­tone. Le parc re­çoit chaque an­née 3 mil­lions de vi­si­teurs, mais dans leur im­mense ma­jo­ri­té, ils s’éloignent très peu de la route cir­cu­laire qui fait le tour des plus beaux points de vue. « les Py­ré­nées de­ve­nir un Yel­lows­tone à la fran­çaise ». Où créer un tel site en France ? Les dé­par­te­ments ré­pu­tés « sau­vages » comme les Hautes-alpes (25 hab/km2) ou l’ariège (31 hab/km2) sont dix à quinze fois plus den­sé­ment peu­plés que les Ro­cheuses. Maillés de vil­lages et de ha­meaux, ils sont, jus­qu’à 2 500 mètres d’al­ti­tude, le do­maine des ber­gers et des trou­peaux, y com­pris dans les parcs na­tio­naux. Il n’a échap­pé à per­sonne que le retour des loups dans les Alpes (en 1992) et les ré­in­tro­duc­tions d’ours dans les Py­ré­nées (de­puis 1996) →

sus­ci­taient de vives ré­ti­cences au sein des po­pu­la­tions locales.

Na­ture pré­ser­vée, mais payante

Pour­tant, l’idée d’un en­sau­va­ge­ment à la fran­çaise fait son che­min au mi­nis­tère de la Tran­si­tion éco­lo­gique. Comme le su­jet est po­li­ti­que­ment sen­sible, la pru­dence est de mise. Pas ques­tion d’en par­ler au jour­nal de 20 heures. Dans les col­loques spé­cia­li­sés, en re­vanche, les tech­ni­ciens du mi­nis­tère se confient sans dé­tour. Ils des­sinent le pay­sage d’une sorte de mon­tagne 2.0, ré­serve de bio­sphère où le couple loup­bi­son gé­né­re­ra plus de va­leur que le tan­dem ber­ger­bre­bis. L’éco­lo­gie et l’économie mar­chant main dans la main, le cal­cul est simple : puisque 75 % au moins des éleveurs de mon­tagne tiennent seule­ment grâce aux aides de la po­li­tique agri­cole com­mune, pour­quoi ne pas les rem­pla­cer par de grands her­bi­vores sau­vages, qui at­tirent les tou­ristes et en­tre­tiennent les es­paces na­tu­rels ? « Le bud­get pour res­tau­rer des éco­sys­tèmes est consi­dé­rable. Ces es­pèces le font gra­tui­te­ment et en plus elles ap­portent quelque chose à l’économie lo­cale, on est vrai­ment dans une stra­té­gie ga­gnante », poin­tait Gilles Rayé, chef de la mis­sion Bio­di­ver­si­té et ser­vices éco­sys­té­miques du mi­nis­tère de la Tran­si­tion éco­lo­gique, le 4 oc­tobre 2018, au sé­mi­naire de la plate-forme d’éva­lua­tion fran­çaise des éco­sys­tèmes et des ser­vices éco­sys­té­miques (Efese). Der­rière lui, sur la pré­sen­ta­tion Po­wer­point de ri­gueur, une af­fir­ma­tion dé­gui­sée en ques­tion : « À long terme, ne pour­rait-on pas ima­gi­ner un Yel­lows­tone à la fran­çaise ? » Quant à ce que de­vien­dront ces ber­gers « as­sis­tés », nul ne semble s’en sou­cier. Sans doute leur pro­po­se­ra-t-on un bou­lot d’agent d’ambiance. Dans cette op­tique, les loups ne doivent plus être consi­dé­rés seule­ment comme des des­truc­teurs a ex­pli­qué lors du même col­loque Serge Gar­cia. Spé­cia­liste en éco­no­mé­trie de l’en­vi­ron­ne­ment à l’ins­ti­tut national de la re­cherche agro­no­mique (INRA), il a tra­vaillé sur la « ca­pa­ci­té maxi­male des mé­nages à payer pour ac­cé­der à la fo­rêt » – na­ture, que de poé­sie en ton nom. Cette ca­pa­ci­té aug­mente s’il y a de gros animaux à voir. Le loup, dans cette pers­pec­tive, est un ac­tif na­tu­rel va­lo­ri­sable. Quelle pro­por­tion du ter­ri­toire au­rait vo­ca­tion à re­de­ve­nir sau­vage, avec ti­ckets d’en­trée, bou­tiques sou­ve­nirs et par­kings géants ? Le chiffre de 17 % re­vient sou­vent, car la France a en­té­ri­né en 2010 un ob­jec­tif de conser­va­tion de la bio­di­ver­si­té sur 17 % de son ter­ri­toire (ce qu’on ap­pelle les « ob­jec­tifs d’ai­chi », du nom de la ville ja­po­naise où la né­go­cia­tion a eu lieu). À l’ho­ri­zon d’une dé­cen­nie, « 10 % est un ob­jec­tif rai­son­nable », es­time Gil­bert Co­chet, au­teur de Ré-en­sau­va­geons la France (Actes Sud, 2018, avec Sté­phane Du­rand)... Se­lon lui, il

faut en­vi­sa­ger de sanc­tua­ri­ser « toute la haute chaîne des Py­ré­nées », ain­si qu’un su­per-parc al­pin en­glo­bant ceux de la Va­noise et des Écrins.

Le monde agri­cole vent de­bout

Gil­bert Co­chet s’en cache à peine, le pas­to­ra­lisme n’a au­cune place dans son sché­ma. « Les éleveurs des Py­ré­nées se plaignent parce que l’ours tue 200 bre­bis par an, mais c’est la lune de miel ! Quand le loup vien­dra, ce se­ra 20 000 par an. » Se­lon le na­tu­ra­liste, les paysans doivent s’ef­fa­cer. « On est al­lé au bout du bout. Ils ont des aides en pa­gaille. Il va peut-être fal­loir leur ex­pli­quer que s’ils ne changent pas de com­por­te­ment, on leur cou­pe­ra les vivres. » Une ap­proche pour le moins dé­pour­vue d’em­pa­thie, qui ren­contre un accueil fa­vo­rable au mi­nis­tère. Le 15 no­vembre 2018, Gil­bert Co­chet était in­vi­té par le Conseil gé­né­ral du dé­ve­lop­pe­ment du­rable à don­ner une confé­rence sur le thème sui­vant : « Retour de la faune sau­vage : quels ap­ports pour les éco­sys­tèmes fran­çais et l’économie des territoire­s ? »... Der­rière ce jar­gon, il s’agit en­core d’af­faires de gros sous. Tant qu’on n’au­ra pas dé­lo­gé ber­gers et agri­cul­teurs, ils fe­ront des his­toires. En 2018, l’in­dem­ni­sa­tion des dé­gâts cau­sés par les quelque 500 loups re­cen­sés a coû­té 25 mil­lions d’eu­ros à l’état. Si leur po­pu­la­tion est mul­ti­pliée par cinq ou dix, l’ad­di­tion de­vien­dra fa­ra­mi­neuse. Solution en­vi­sa­gée, lais­ser les loups prendre le des­sus sur l’éle­vage en mon­tagne et en moyenne mon­tagne, quitte à les tuer quand ils s’égarent en plaine. C’est l’ap­proche en vi­gueur aux États-unis. « Il faut des zones pour nour­rir la pla­nète et des zones pour la bio­di­ver­si­té », tra­duit di­plo­ma­ti­que­ment Mad­line Rey­naud. Sé­na­trice LR de l’isère, Fré­dé­rique Puis­sat ne l’en­tend pas de cette oreille. « Ce qui se des­sine est un par­tage du ter­ri­toire, dis­cu­té entre l’ad­mi­nis­tra­tion et des as­so­cia­tions, dans le dos des ins­tances de dé­li­bé­ra­tions clas­siques. L’idée de ban­nir les ac­ti­vi­tés hu­maines dans cer­tains pé­ri­mètres, car tel est bien le pro­gramme, avance sour­noi­se­ment. L’as­pas a ap­pro­ché le maire de Lans-en­ver­cors pour sa­voir quels pro­prié­taires de sa com­mune étaient prêts à vendre, afin de créer un sanc­tuaire. Elle a pris con­tact par ailleurs avec d’autres as­so­cia­tions qui mi­litent pour le retour de l’ours dans le Ver­cors. Il est temps d’avoir un dé­bat pu­blic. » L’es­poir de votre ser­vi­teur est de con­tri­buer à l’ou­vrir. Les son­dages réa­li­sés sur les ré­in­tro­duc­tions de grands prédateurs donnent tous les mêmes ré­sul­tats. Plus de 80 % des Fran­çais y sont fa­vo­rables au ni­veau national, mais la pro­por­tion chute à 40 % ou 30 % dans les sec­teurs où l’ex­pé­rience est tentée. « L’en­sau­va­ge­ment est contraire à tout ce que nous dé­fen­dons », abonde Ni­co­las Gi­rod, porte-pa­role de la Con­fé­dé­ra­tion pay­sanne et éle­veur dans le Ju­ra. Après beau­coup de dé­chi­re­ments in­ternes, la con­fé­dé­ra­tion, tra­di­tion­nel­le­ment at­ta­chée à la dé­fense de l’en­vi­ron­ne­ment, a pris po­si­tion contre le loup dans les zones pas­to­rales, au nom de la dé­fense d’une agri­cul­ture di­ver­si­fiée, avec des ex­ploi­ta­tions à échelle hu­maine (voir en­tre­tien avec Jo­sé Bo­vé pages 56). « Je peux en­tendre que la bio­di­ver­si­té est importante, pour­suit Ni­co­las Gi­rod, mais elle ne se ré­sume pas aux loups et aux ours. Les trou­peaux en­tre­tiennent le pay­sage ! La li­mite à ne pas dé­pas­ser, c’est de faire re­cu­ler l’éle­vage sous pré­texte d’éco­lo­gie. »

Le loup et l'ours, ins­tru­ments de l'en­sau­va­ge­ment

Éle­veur de chèvres dans les Vosges, Bruno Le­comte a créé une as­so­cia­tion de dé­fense du pas­to­ra­lisme, L113. Ses re­cherches en Ita­lie, en Rou­ma­nie et en Al­le­magne l’ont convain­cu que la co­ha­bi­ta­tion entre les ber­gers et les prédateurs est in­te­nable. « Ni les chiens, ni les clô­tures, ni les in­dem­ni­sa­tions ne règlent le pro­blème. » Se­lon lui, les as­so­cia­tions qui dé­fendent les ours et les loups le savent. Elles comptent en réa­li­té sur les pré­da­tions pour faire dis­pa­raître le pas­to­ra­lisme. « La sau­ve­garde de la bio­di­ver­si­té est un pré­texte. Les loups et les ours bruns ne sont pas du tout me­na­cés de dis­pa­ri­tion à l’échelle mon­diale. D’ailleurs, de quels loups parle-t-on ? Ceux qui sont en France sont très sou­vent hy­brides. Ils viennent d’ita­lie, ou 200 loups co­ha­bi­taient avec un mil­lion de chiens er­rants dans les an­nées 19701 ! » Comme beau­coup d’éleveurs, Bruno →

Le­comte soup­çonne même des mi­li­tants de la cause animale d’avoir re­lâ­ché des loups en France, avec l’ac­cord im­pli­cite des pouvoirs pu­blics. Des al­lé­ga­tions ca­té­go­ri­que­ment dé­men­ties par l’of­fice national de la chasse et de la faune sau­vage (ONCFS). « Les re­la­tions entre l’of­fice et les éleveurs se dé­gradent et ce n’est pas ras­su­rant pour l’ave­nir », dé­plore Fré­dé­rique Puis­sat, qui craint des « in­ci­dents sé­rieux ». Nombre de ru­raux pensent que l’état est dans le camp du loup et de l’en­sau­va­ge­ment2. Ses re­pré­sen­tants sur le ter­rain sont sou­mis à rude épreuve. « L’été der­nier en Lo­zère, ra­conte un éle­veur, j’ai vu un agent de l’of­fice re­cu­ler face à des paysans en co­lère, la main sur son arme de ser­vice ! C’était à pro­pos des loups, une fois de plus. » Dans l’ariège, en août 2017, quatre agents de L’ONCFS ve­nus consta­ter des pré­da­tions d’ours ont es­suyé des me­naces de mort, sur fond de tirs de fu­sil de chasse dans le loin­tain.

Ten­sions crois­santes entre l'ad­mi­nis­tra­tion et les éleveurs

Au dé­but des an­nées 2000, les par­ti­sans du ré­en­sau­va­ge­ment dé­fen­daient ar­dem­ment la thèse de la co­ha­bi­ta­tion pa­ci­fique des grands prédateurs et de l’homme. Ils le font de plus en plus mol­le­ment. Les loups ont tué 12 515 animaux en 3 674 at­taques en France en 2018. En Tos­cane, deux loups ont at­ta­qué un homme en jan­vier 2019. Dans les Py­ré­nées, un ran­don­neur a frô­lé la mort face à une ourse dé­fen­dant ses trois pe­tits sur le GR 211, en août 2018. Un autre a été pris en chasse, éga­le­ment par une fe­melle, dans le Haut-cou­se­rans (Ariège) le 12 juin 2019, à 800 m d’al­ti­tude seule­ment. Âgé de 25 ans, il a pris ses jambes à son cou. « Je vous laisse ima­gi­ner une même confron­ta­tion avec une fa­mille, ac­com­pa­gnée d’en­fants, qui n’au­rait pas eu la pos­si­bi­li­té physique de se sau­ver aus­si ra­pi­de­ment », écrit Ch­ris­tine Té­qui, maire de Seix, la com­mune concer­née, dans une lettre à Em­ma­nuel Ma­cron. La solution, in fine, se­ra peut-être de res­treindre la li­ber­té de cir­cu­la­tion à des sor­ties payantes en­ca­drées par des guides. Cette mesure dras­tique ré­gle­rait le dé­faut ma­jeur du Yel­lows­tone à la fran­çaise. Pour le mo­ment, entre les ber­gers éner­vés, les élus lo­caux re­mon­tés et les ran­don­neurs in­cons­cients, on y croise beau­coup trop d’hu­mains. • 1. La ques­tion est importante, car les hy­brides ne se­raient pas cou­verts par la convention de Berne sur les es­pèces pro­té­gées. Voir Fron­tiers in Eco­lo­gy and Evolution du 21 mai 2019, Un­ra­vel­ling the Scien­ti­fic De­bate on How to Ad­dress Wolf-dog Hy­bri­di­za­tion in Eu­rope, Centre de conser­va­tion et d'éco­lo­gie de l'uni­ver­si­té d'exe­ter. 2. Un sen­ti­ment ali­men­té par des dé­cen­nies de mé­lange des genres entre monde as­so­cia­tif et fonc­tion publique. Le haut fonc­tion­naire du mi­nis­tère de l'en­vi­ron­ne­ment qui a or­ga­ni­sé le retour de l'ours dans les Py­ré­nées en 1996, Gil­bert Si­mon (dé­cé­dé en 2012), était par ailleurs l'un des prin­ci­paux ani­ma­teurs de Fe­rus, l'as­so­cia­tion qui mi­lite pour le retour des grands prédateurs, sans que per­sonne y trouve à re­dire.

Loups du parc ani­ma­lier de Sainte-croix, au coeur du parc na­tu­rel ré­gio­nal de Lor­raine, à Rhodes, mai 2013.

Car­casse d'un mou­ton tué par un loup, dans le parc national du Mer­can­tour, avril 2008.

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