ÉMO­TIONS OUI, SEN­TI­MENTS NON.

City Pattes - - LIFESTYLE -

Se­lon le neu­ro­psy­chiatre Bo­ris Cy­rul­nik, « les ani­maux vivent dans un monde d’émo­tions, de re­pré­sen­ta­tions sen­so­rielles et sont ca­pables d’af­fec­tion et de souf­france mais ce ne sont pas pour au­tant des hommes ». Ce qui si­gni­fie qu’ils peuvent avoir des émo­tions c’est-à-dire une ré­ac­tion phy­sique face à une ex­pé­rience plai­sante ou dé­plai­sante : joie, ex­ci­ta­tion, peur, stress, dou­leur… mais pas de sen­ti­ment. L’ami­tié, l’amour, la ran­coeur, la culpa­bi­li­té, la ja­lou­sie etc. étant des états af­fec­tifs d’ordre psychologique ré­ser­vés aux hu­mains.

Se­lon le doc­teur An­toine Bou­ve­resse, vé­té­ri­naire com­por­te­men­ta­liste, le terme de sen­ti­ment n’est pas adap­té aux ani­maux. Prê­ter à nos chers com­pa­gnons des sen­ti­ments hu­mains tel que l’amour par exemple, c’est faire une mau­vaise in­ter­pré­ta­tion. Se­lon lui, « pour avoir des sen­ti­ments stric­to sen­su, il faut avoir conscience de soi, ce qui est une ca­rac­té­ris­tique de la psy­cho­lo­gie hu­maine ». Mais ras­su­rez-vous, ce n’est pas pour au­tant que nos poi­lus n’ont rien dans le ci­bou­lot ! Comme les hu­mains, les ani­maux ont des émo­tions mais ils ne vont pas les « in­té­grer » dans leur cer­veau pour gé­né­rer des sen­ti­ments.

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