Tom Fra­ger

City Pattes - - CHIENS & CHATS -

Quand il n’est pas sur scène, Tom surf les vagues du monde en­tier. Cet an­cien spor­tif de haut ni­veau et membre de l’équipe de France de surf a connu un énorme suc­cès avec son titre La­dy Me­lo­dy, clas­sé tube de l’été 2009 ! Au­jourd’hui, Tom est un au­teur-com­po­si­teur ac­com­pli qui peau­fine un 4ème al­bum : qui se­ra une ren­contre entre la mu­sique folk et le reg­gae de son Afrique na­tale. Cô­té cou­lisse il par­tage ses pas­sions avec Nes­ta, son fi­dèle com­pa­gnon de­puis tou­jours.

Ci­ty-pattes : Comment s’est faite la ren­contre entre Tom et Nes­ta ?

Tom Fra­ger : Quand j’ai per­du mon chien Djan­go per­cu­té par une voi­ture, j’étais tel­le­ment triste que je me suis ju­ré de ne plus prendre de com­pa­gnon à quatre pattes. Puis des amis m’ont pré­sen­té un couple qui ve­nait d’avoir une por­tée de Bor­der Col­lie. Je suis al­lé le cher­cher dans le Pays Basque. Tous les pe­tits avaient les poils lisses ty­piques de la race sauf un, com­plè­te­ment hir­sute. Im­pos­sible de ne pas cra­quer ! Je l’ai ap­pe­lé Nes­ta, qui était le pe­tit sur­nom de Bob Mar­ley.

C.P. : Edu­ca­tion stricte ou plu­tôt co­ol ?

Plu­tôt co­ol. Je n’ai ja­mais eu be­soin de sé­vir. Tout jeune, je lui ai ap­pris à s’as­soir et à ne pas bou­ger. Chaque jour on ré­pé­tait cet exer­cice sur la ter­rasse et très vite il a été d’une grande obéis­sance. Nes­ta n’est pas un chien fu­gueur. Quand je vais sur­fer et que je l’em­mène, il m’at­tend à l’en­droit pré­cis où je me mets à l’eau.

Qu’est-ce qui le rend at­ta­chante et unique ?

T.F. : com­plè­te­ment ob­ses­sion­nel avec les cerfs-vo­lants. Il peut les suivre par­fois très loin. Nes­ta est éga­le­ment très

au­to­nome. Ce­la lui ar­rive sou­vent de par­tir à la plage seul, juste pour re­gar­der les vagues pen­dant une heure ou deux.

C.P. : Nes­ta vous ac­com­pagne t-il sur les tour­nées ?

T.F. : J’ai la chance d’avoir un amour de voi­sine qui s’ap­pelle Na­dine. Elle s’oc­cupe in­croya­ble­ment bien de Nes­ta quand je dois m’ab­sen­ter. C’est simple : elle adore les ani­maux ! Elle ré­cu­père tous les chats du quar­tier qui sont mal en point, les nour­rit, les câ­line... c'est une vraie ma­man pour eux. Na­dine est juste in­croyable !

C.P. : Et un com­por­te­ment qui vous énerve ?

T.F. : Ce cô­té ex­clu­sif ! Par­fois quand j’ai des in­vi­tés je les pré­viens de le lais­ser tran­quille parce qu’il n’a pas en­vie de se faire ca­res­ser ou de faire la cau­sette. Je pense que Nes­ta a peur des gens qu’il ne connaît pas et c’est pour ce­la qu’il a ce cô­té un peu ren­fro­gné.

C.P. : Est-ce que c’est Nes­ta que l’on aper­çoit dans le clip de « La­dy Me­lo­dy » ?

T.F. : Mais oui ! Je l’avais em­me­né sur le tour­nage et comme il me suit par­tout il s’est re­trou­vé dans me pattes pen­dant toute la chan­son ! Fi­na­le­ment je trouve que c’était plu­tôt sym­pa. No­tons que nous étions tous les deux jeunes et mi­gnons à cette époque (rires) !

C.P. : S’il avait la pa­role, que di­rait-il de vous ?

T.F. : D’abord il té­moi­gne­rait des mo­ments in­croyables que nous avons vé­cus en­semble : les concerts, les sor­ties en surf, les voyages… En­suite il di­rait qu’il a beau être un chien de mon­tagne, il pré­fère de loin l’océan. Qu’il vit avec des gens qui prennent soin de lui, dans une mai­son à 300 mètres des dunes et du spec­tacle in­croyable de la mer et dans un des plus beaux en­droits de la côte at­lan­tique. La belle vie quoi !

C.P. : Quelle est votre ac­tua­li­té ?

.F. : Il y a deuxième single in­ti­tu­lé Je me blade qui va bien­tôt être sur toutes les ondes. En pa­ral­lèle, je pré­pare un 4ème al­bum dont l’am­biance mu­si­cale se­ra pop/reg­gae. C’est un pro­jet sur le­quel j’ai énor­mé­ment tra­vaillé être ce­lui de la ma­tu­ri­té. Je suis très im­pa­tient de le par­ta­ger avec mon pu­blic et de re­par­tir faire des concerts cet été.

C.P. : Quelles sont vos en­vies, vos mo­ti­va­tions ?

T.F. : La mu­sique et le sport sont deux dis­ci­plines qui de­mandent une grande exi­gence. Ce qui m’a plu quand j’ai bas­cu­lé dans la mu­sique, c’est son cô­té col­lec­tif, de par­tage, alors que le surf est plu­tôt une ac­ti­vi­té so­li­taire dans la­quelle il faut sans cesse pro­gres­ser pour être le meilleur. Dans la mu­sique, il faut juste être soi-même et c’est vrai­ment ce dont j’ai en­vie. Au­jourd’hui, je vie le surf comme un plai­sir, un exé­cu­toire et je mets toute mon éner­gie dans la mu­sique.

Surf Ri­der Fon­da­tion et qui est char­gée de la pro­tec­tion et de la mise en va­leur des lacs, des ri­vières, de l’océan, des vagues et du lit­to­ral. Je sou­tiens aus­si LPO (Ligue pour la Pro­tec­tion des Oi­seaux) une as­so­cia­tion qui agit au quo­ti­dien pour la pro­tec­tion des ani­maux et la sau­ve­garde de la bio­di­ver­si­té.

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