TRANS­PORTS AU RAP­PORT

CNEWS - Cote d'Azur - - FRANCE -

La gra­tui­té des trans­ports pu­blics peut consti­tuer un élé­ment in­té­res­sant de la po­li­tique de mo­bi­li­té, mais elle ne doit pas être «une fin en soi», se­lon un rap­port sé­na­to­rial pu­blié hier. «La gra­tui­té n’a qu’une ca­pa­ci­té li­mi­tée à en­ga­ger une trans­for­ma­tion en pro­fon­deur de la so­cié­té et de l’es­pace», juge le rap­por­teur Guillaume Gon­tard (Com­mu­niste, ré­pu­bli­cain, ci­toyen et éco­lo­giste, Isère). «Il n’est pas sou­hai­table de l’ap­pli­quer par­tout», es­time-t-il. Si l’es­sai trans­for­mé par Dun­kerque (Nord), où les bus gra­tuits de­puis sep­tembre 2018 connaissen­t un très grand suc­cès, montre qu’elle n’est pas ré­ser­vée aux plus pe­tits ré­seaux, «elle pa­raît dif­fi­cile à mettre en oeuvre dès lors que la pé­ren­ni­té des ré­seaux sup­pose des in­ves­tis­se­ments lourds, voire peu sou­hai­table dans les villes dont les trans­ports sont sa­tu­rés», in­dique le rap­port. Si «la gra­tui­té des trans­ports col­lec­tifs ouvre la voie à une ré­vo­lu­tion so­ciale des mobilités», d’autres me­sures simples peuvent se­lon eux avoir des ef­fets im­por­tants, comme «une ta­ri­fi­ca­tion so­li­daire fine» ou le dé­ca­lage des ho­raires d’éta­blis­se­ments sco­laires ou d’ins­ti­tu­tions pour dé­char­ger cer­taines lignes aux heures de pointe. ■

A Dun­kerque, les bus sont gra­tuits.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.