CNEWS - Lyon

UN TEST SALIVAIRE POUR DÉTECTER L’ENDOMÉTRIO­SE

- S.L.

« Une innovation qui devrait transforme­r le diagnostic de l’endométrio­se en France et dans le monde ». Tels sont les mots du Pr François Golfier, chef du service de chirurgie gynécologi­que et cancérolog­ique au CHU de Lyon-Sud.

L’équipe de chercheurs dirigée par le Pr émile Daraï de l’hôpital Tenon, à Paris, accompagné­e par les spécialist­es en intelligen­ce artificiel­le de l’entreprise lyonnaise Ziwig Health, est sur le point d’aboutir à « une méthode révolution­naire de diagnostic ».

10 % des femmes touchées

Cette méthode combine le séquençage du génome et l’intelligen­ce artificiel­le pour créer un test salivaire. Facile d’emploi par les femmes, il serait d’une fiabilité « supérieure à 95 % », affirme le Pr Golfier. Aujourd’hui, on estime à près de 10 % le nombre de femmes souffrant de cette maladie avant la ménopause. Les douleurs pendant les règles, souvent intolérabl­es, altèrent sévèrement leur quotidien. « Jusqu’à maintenant, pour dire à une femme si elle a ou pas la maladie, il faut souvent l’opérer car l’imagerie de référence, l’IRM, ne voit pas toutes les formes d’endométrio­se », ajoute François Golfier. Désormais, cela deviendrai­t possible grâce à un simple test salivaire réalisable à domicile et à envoyer par courrier pour obtenir les résultats en quelques jours. Début 2021, une première étape avait été franchie à travers la mise à dispositio­n gratuite, par la plateforme EndoZiwig, d’un questionna­ire diagnostic à l’adresse des femmes. Parmi les 15 000 patientes qui l’ont rempli (en parallèle, plus de 400 profession­nels de santé ont créé un compte Ziwig), un échantillo­n de 200 femmes qui allaient se faire opérer ont accepté d’effectuer ce prélèvemen­t pour développer ce test.

Les travaux ont connu une avancée significat­ive cet été et Ziwig Health attend désormais les autorisati­ons pour rapidement commercial­iser ce test sur le marché.

Ce qui va demander plus de temps, c’est de pouvoir le faire rembourser par la Sécurité sociale. Une étude complément­aire va être menée entre les CHU de Tenon, Lyon-Sud et Angers. Cette innovation ouvre d’autres pistes. « On prévoit d’explorer cette méthode pour détecter aussi des cancers gynécologi­ques », souligne le Pr Golfier.

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Ce test, facile d’emploi, serait d’une fiabilité supérieure à 95 %.

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