De fer et de ve­lours

Ar­rêts de rêve, avec Laurent Mar­che­si, éle­veur de set­ters (Rack-Land), Landes

Connaissance de la Chasse - - Éditorial -

quoi re­con­naît-on une ca­ra­bine mo­derne ? Dif­fi­cile de ré­pondre à cette ques­tion que l’on me pose par­fois. Mais si l’on veut être concis, on peut dire qu’elle est soit li­néaire, soit mo­du­laire car do­tée d’un ca­non in­ter­chan­geable, soit en­core mu­nie d’un boî­tier de cu­lasse en al­liage lé­ger, soit fi­na­le­ment as­sem­blée sur une crosse bi­par­tite. C’est d’ailleurs cette der­nière ca­rac­té­ris­tique, plus que les autres, qui per­met du pre­mier coup d’oeil de dé­ter­mi­ner avec une as­sez grande pré­ci­sion à quelle gé­né­ra­tion d’arme rayée on a af­faire. Les ca­ra­bines « à l’an­cienne » ou « vin­tage », les Mau­ser 66, les SteyrMann­li­cher Luxus ou 69, les Kri­co, les Win­ches­ter 70, les Re­ming­ton 700 ou en­core les CZ pos­sèdent toutes une crosse mo­no­bloc. Un seul et même mor­ceau de noyer dans le­quel on a taillé une crosse qui court de la plaque de couche à la moi­tié du ca­non voire à son ex­tré­mi­té et qui a été mé­ca­ni­sée pour abri­ter le boî­tier de cu­lasse, le char­geur ou le ma­ga­sin et une par­tie plus ou moins grande du ca­non. Certes, il y a eu des ex­cep­tions à cette règle de la crosse mo­no­bloc pour les ca­ra­bines an­ciennes. Le fu­sil de l’ar­mée fran­çaise, de­ve­nu ca­ra­bine de chasse, le Mas 36, né comme son nom l’in­dique il y a 82 ans, en est une. Il pos­sède jus­te­ment une crosse en deux par­ties et un boî­tier de cu­lasse ap­pa­rent qui di­vise l’arme en deux en­ti­tés

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