C’EST BON, UN SHAM­POOING TOUS LES JOURS ? Là est la ques­tion.

Cosmopolitan (France) - - COSMO BÉBÉ - Par Em­ma­nuelle Lannes. Pho­to Ro­min Favre. Réa­li­sa­tion vi­suelle Do­mi­nique Évêque.

Un sham­pooing quo­ti­dien pour un che­veu brillant et sain, c’est ten­tant. Mais re­com­man­dé seule­ment à cer­taines condi­tions.

OUI, À CONDI­TION DE BIEN CHOI­SIR SON SHAM­POOING

On lâche im­mé­dia­te­ment son pro­duit qui mousse en grand, bour­ré de pa­ra­bènes, de sul­fates – prin­ci­pal agres­seur du sé­bum pro­tec­teur – et de si­li­cones as­phyxiants. Ce qu’on doit uti­li­ser au quo­ti­dien : une for­mule vé­gane conte­nant des ten­sio-ac­tifs doux, d’ori­gine vé­gé­tale – huile de co­co, aloe ve­ra ou ar­gile blanche – et des ac­tifs bio qui contre­carrent les ef­fets du cal­caire. En prime, cô­té eaux usées, c’est bien plus éco­lo.

Le geste jo­ker : le bros­sage tête en bas, ma­tin et soir, avec une brosse en san­glier ou mixte (ny­lon/san­glier). Ex­tra pour aé­rer le cuir che­ve­lu et ré­par­tir « à égalité » le sé­bum en l’éti­rant du cuir che­ve­lu aux lon­gueurs. On peut ain­si fa­ci­le­ment ga­gner un voire deux jours sur le pro­chain sham­pooing.

OUI, À CONDI­TION DE SE LA­VER LES CHE­VEUX AU­TRE­MENT

On ar­rête de frot­ter son cuir che­ve­lu comme si sa vie en dé­pen­dait ! Dé­ca­per n’est pas sy­no­nyme de pro­pre­té, en re­vanche ces mou­ve­ments anar­chiques et à re­brousse-poil ex­citent les glandes sé­ba­cées et ouvrent les cu­ti­cules. Ce qu’on doit faire au quo­ti­dien : le la­vage mode d’em­ploi. On verse une noi­sette de pro­duit dans le creux des mains, puis on les pose en ap­pui sur le cuir che­ve­lu dé­trem­pé d’eau tiède. On masse comme si on vou­lait dé­tendre les ten­sions du crâne. On fait en­suite glis­ser les mains jus­qu’aux pointes pour ra­fraî­chir et faire briller. Au bout de six se­condes, on rince gé­né­reu­se­ment. Le geste jo­ker : peu de mousse, pas de deuxième la­vage (là, fran­che­ment, ce se­rait abu­ser !), ni de masque ! Il faut re­cher­cher la sen­so­ria­li­té au­tre­ment : eau tiède, voire fraîche, et ajout d’un trait de vi­naigre de fram­boise pour l’ef­fet dé­tox/glos­sy.

OUI, À CONDI­TION DE SÉ­CHER SES CHE­VEUX NA­TU­REL­LE­MENT

On ou­blie donc tous les bru­shings réa­li­sés sur che­veux hu­mides, en­ri­chis en pro­duits de sty­ling, avec usage du sèche-che­veux obli­ga­toire. Ce qu’on doit adop­ter au

quo­ti­dien : la quick mise en plis. On ab­sorbe un maxi­mum d’hu­mi­di­té avec une ser­viette très lé­gère (Aquis, ex­clu se­pho­ra.fr), aux fibres ul­tra­fines, que l’on en­tur­banne au­tour de la tête. C’est ce pré­sé­chage na­tu­rel qui per­met de sau­ter la case air chaud tout en ob­te­nant une cer­taine dis­ci­pline.

Le geste jo­ker : on re­prend les mèches qui en­cadrent le vi­sage avec un fer à lis­ser, à bou­cler ou à gau­frer. Bas­ta !

Mer­ci à Fred Bi­rault, Cut by Fred Stu­dio, Oli­vier Le­brun, sa­lon Olab, Ch­ris­tophe-Ni­co­las Biot, Ate­lier BioT, et Sa­bri­na Mau­dry, di­rec­trice for­ma­tion Alès Phy­to.

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