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Fran­çais sur 10 ont dé­jà fan­tas­mé sur une col­lègue de tra­vail.

Cosmopolitan (France) - - SEPTIÈME CIEL -

À re­faire ? At­ten­tion : – On ne s’at­tache pas au ra­dia­teur qui tient moyen si on a des ré­flexes un peu vio­lents. – On a une confiance to­tale en la per­sonne avec qui on joue, pour ne pas se re­trou­ver à poil, yeux ban­dés, me­not­tée à un lit. Pourquoi j’avais en­vie : « Marre de nous en te­nir au lit ou au ca­nap. Je veux connaître ce mo­ment de fougue où on n’a pas d’autre choix que de le faire main­te­nant, tout de suite. » Alors ? « Es­ca­pade en amou­reux en Es­pagne, on dîne au res­to avant de re­trou­ver notre hô­tel, face à la mer. Coup d’oeil à la pe­tite plage devant, elle est dé­serte. On est dans un vil­lage mi­nus­cule, hors sai­son, il est 1 heure du mat. Ré­mi me lance un re­gard co­quin. Je lui ré­ponds en pre­nant sa main et l’at­ti­rant vers la pente. On se cale contre un gros ro­cher. On est sur­ex­ci­tés ! Mais là, ga­lère : im­pos­sible de s’ins­tal­ler de fa­çon confor­table, alors on s’al­longe sur le sable mais c’est hu­mide, su­per froid, et les grains de sable grattent, frottent… L’ex­ci­ta­tion de­vient ra­pi­de­ment frus­tra­tion, je com­mence même à râ­ler : c’est nul, en fait ! “Mais non, at­tends…”, chu­chote Ré­mi. Il me de­mande de me re­mettre de­bout, et se met dou­ce­ment à ge­noux… Ah, ça, c’est mieux ! On s’en tient aux pré­li­mi­naires, et on re­monte fis­sa dans notre chambre d’hô­tel pour la suite des évé­ne­ments. Mais dans la salle de bains, his­toire de faire l’amour ailleurs que dans le lit. » À re­faire ? « Si on est pré­pa­rés, peut-être : avec une ser­viette de plage, ça au­rait pro­ba­ble­ment été plus agréable. Ou dans un autre en­droit, de­bout contre un arbre dans une fo­rêt ou un jar­din. Si ce n’est que pour les pré­li­mi­naires, pas be­soin de se prendre la tête. Mais les par­ties de jambes en l’air im­pro­vi­sées dans la na­ture, ça ne marche qu’au ci­né. » At­ten­tion : – Ce n’est pas très lé­gal, alors on fait gaffe si on saute le pas. – On ap­porte le né­ces­saire pour être à l’aise. Pourquoi j’avais en­vie de tes­ter : « Un jour, une co­pine me ra­conte son ex­pé­rience “de dingue” avec deux mecs. Je ne me dis pas : “OK, ce wee­kend j’es­saye”, mais ça me ti­tille… » Alors ? « En va­cances en Grèce avec ma meilleure amie, on est à une soi­rée au­tour de la pis­cine de l’hô­tel, c’est ma­gique, on est dans un autre monde. La vie pa­ri­sienne est loin, le bou­lot n’existe plus, c’est comme une pa­ren­thèse dans mon exis­tence, je ne fais que pro­fi­ter du mo­ment pré­sent. On a ren­con­tré quatre mecs les jours pré­cé­dents dans une ses­sion quad, et on est de­ve­nus potes. Ils logent dans le même hô­tel que nous, et de­puis, on fait tout en­semble : ex­cur­sions, plage, soi­rées… Deux me plaisent. Ce soir-là, on a un peu bu, on est heu­reux, dé­ten­dus, on danse tous les trois, on se tourne au­tour, on se chauffe… Et quand ils me pro­posent de mon­ter dans la chambre pour boire un verre, j’hé­site… une se­conde. J’en ai en­vie, je le sais. Je glisse à l’oreille de mon amie où je vais et avec qui, et je m’éclipse. On entre dans la chambre, on s’al­longe tous les trois sur le lit… L’un m’em­brasse, l’autre passe une main sous ma robe pen­dant que je dé­bou­tonne son pan­ta­lon. Je ne suis pas tout de suite hy­per à l’aise… euh, OK, toi tu es là, toi tu vas où ? Et moi, je fais quoi, du coup ? Ça ne va pas me faire mal ? Comment je vais m’oc­cu­per des deux en même temps ? J’ar­rête de ré­flé­chir et je me laisse gui­der. L’un ca­resse mes seins, l’autre des­cend dou­ce­ment entre mes cuisses… Quand il y a de l’ac­tion avec le pre­mier, l’autre s’oc­cupe de m’em­bras­ser, ce qui rend le mo­ment na­tu­rel. Ça dure en­vi­ron trente mi­nutes – trente mi­nutes pen­dant les­quelles deux hommes ne s’oc­cupent que de mon plai­sir. L’ex­tase. » À re­faire ? « J’ai pris énor­mé­ment de plai­sir lors de cette ex­pé­rience, mais c’est comme se payer une nuit dans un cinq étoiles : quelque chose d’ex­cep­tion­nel. C’était aus­si bien que ce que j’es­pé­rais, peut-être que je le re­fe­rai un jour, mais pour le mo­ment, je veux sim­ple­ment que ça reste un su­per sou­ve­nir. » At­ten­tion : – On connaît un mi­ni­mum les mecs avec qui on réa­lise ce fan­tasme (et on se pro­tège). – On pré­vient une co­pine (on dit où on est, et avec qui). – Si on n’a plus en­vie, même si on a com­men­cé, on ar­rête tout de suite.

« On s’en est te­nu aux pré­li­mi­naires pour cette fois, mais on compte bien aller plus loin à l’avenir. » Ca­ro a fait l’amour dans un lieu pu­blic Bar­ba­ra s’est mê­lée à un plan à trois

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