Peut-on faire confiance à son eau mi­cel­laire ?

Là est la ques­tion.

Cosmopolitan (France) - - COSMO BÉBÉ - Par Em­ma­nuelle Lannes. Pho­to Ro­min Favre. Réa­li­sa­tion vi­suelle Do­mi­nique Évêque.

L’eau mi­cel­laire fait par­tie de nos musts, au même titre que la vi­ta­mine C ou le baume pour les lèvres. À condi­tion de l’uti­li­ser comme il faut, on peut lui faire en­tiè­re­ment confiance. La preuve par trois.

ELLE EST D’UNE EF­FI­CA­CI­TÉ RE­DOU­TABLE

C’est la for­mu­la­tion qui veut ça : des ten­sio-ac­tifs, dis­per­sés dans l’eau, in­vi­sibles à l’oeil nu et ca­pables d’ai­man­ter sé­bum, pous­sières et ma­quillage.

La ru­meur ? Ces mi­celles se­raient à la longue ir­ri­tantes pour la peau.

Faux ! Les mi­celles sont à la fois hy­dro­philes et li­po­philes. Elles se fixent sur le co­ton en em­pri­son­nant, au fur et à me­sure des pas­sages, les sa­le­tés sur la peau.

Le bon mode d’em­ploi :

On ne se dé­ma­quille ni en « splash », ni avec un gant de toi­lette. On choi­sit de grands car­rés de co­ton, non agres­sifs (ceux pour bé­bé sont tops), im­bi­bés ni trop, ni trop peu, pour un ef­fet 2 en 1 : net­toyage et rin­çage.

ELLE CONVIENT À TOUS LES ÉPIDERMES

De par sa com­po­si­tion (eau + mi­celles), la liste d’in­gré­dients est courte, avec juste ce qu’il faut de conser­va­teurs. Elle est donc ul­tra safe.

La ru­meur ? L’eau mi­cel­laire ag­gra­ve­rait le cas des peaux en manque de li­pides.

Pas to­ta­le­ment vrai : Com­pa­rée aux pro­duits dé­ma­quillants comme la crème, l’huile ou le lait, qui laissent un film gras sur la peau, l’eau mi­cel­laire offre une sen­sa­tion de frais, sou­vent in­con­for­table pour les peaux sèches. Mais c’est sans comp­ter sur la qua­li­té de l’eau, qui re­pré­sente 90 % du pro­duit. Le bon mode d’em­ploi : – Contrô­ler la liste des in­gré­dients, no­tam­ment les tests der­ma­to. Et vé­ri­fier que l’eau est pu­ri­fiée, mi­né­ra­li­sée, ré­pa­ra­trice, ou en par­faite af­fi­ni­té avec les cel­lules de l’or­ga­nisme. – In­utile de frot­ter : on ap­plique le co­ton im­bi­bé, on laisse agir et on fait glis­ser, bas­ta.

ELLE PRÉ­PARE LA PEAU AUX SOINS À VE­NIR

Pas de rin­çage, donc moins de risques d’ir­ri­ta­tions.

La ru­meur ? Elle lais­se­rait les peaux sen­sibles en manque de confort pen­dant une heure au moins, le temps que le sé­bum fasse son come-back.

Faux ! Si ce pro­duit est ins­pi­ré de la tech­no­lo­gie du col­lyre (base aqueuse et gras im­per­cep­tible), il est au­jourd’hui en­ri­chi en eau ther­male ou cel­lu­laire, ou en ex­traits de plantes apai­sants. Il laisse la peau nette, souple, oxy­gé­née… prête à re­ce­voir d’autres soins. Le bon mode d’em­ploi :

– En cas de make-up char­gé ou de pic de pol­lu­tion, on re­tire toutes les « ma­tières grasses » à l’huile ou au lait, puis on ter­mine à l’eau mi­cel­laire. Peau im­pec ga­ran­tie ! – C’est le pro­duit SOS par ex­cel­lence pour des re­touches easy. Une sor­tie et pas le temps de re­pas­ser à la mai­son ? On net­toie ce qui a ba­vé, fi­lé, avec un co­ton im­bi­bé, par ta­po­tis. On laisse sé­cher et on re­ma­quille fa­cile.

Merci à Elisabeth Bou­ha­da­na, di­rec­trice scien­ti­fique L’Oréal Pa­ris, et à Virginie Cou­tu­raud, di­rec­trice scien­ti­fique Es­the­derm.

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