Work in Pro­gress : Oui au bu­si­ness, non au bu­sy-ness !

C’est la ren­trée avec son lot de nou­veaux chan­tiers, de chan­ge­ments de poste, de choses qui se sont ac­cu­mu­lées pen­dant qu’on était ab­sent. Vos col­la­bo­ra­teurs passent d’un seul coup du mode dé­tente au mode dé­bor­dé et pas tou­jours pour de bonnes rai­sons !

Courrier Cadres - - SOMMAIRE - La ch­ro­nique de Ma­nuel Diaz, pré­sident de Ema­ki­na.

Je dé­teste les gens dé­bor­dés ! Bien sûr, il peut y avoir des mo­ments où l’on croule sous le tra­vail. Il y a de la sai­son­na­li­té dans beau­coup d’ac­ti­vi­tés. Mais lorsque c’est sys­té­ma­tique, c’est là que ce­la de­vient dan­ge­reux pour votre bu­si­ness, vos col­la­bo­ra­teurs et la per­for­mance gé­né­rale. Ce­la peut être le signe de maux plus pro­fonds. Comment évi­ter que dans votre en­tre­prise la cul­ture du bu­sy-ness (être oc­cu­pé) rem­place celle du bu­si­ness ?

1 N’in­ci­tez pas vous­même vos col­la­bo­ra­teurs à adop­ter de mau­vaises ha­bi­tudes.

Ne ré­com­pen­sez que l’ac­tion et le ré­sul­tat, pas le temps pas­sé. Met­tez le bon ni­veau d’ob­jec­tifs, ne re­gar­dez que l’avan­cée des choses, vous ver­rez que les gens vont gé­rer le temps en fonc­tion des ob­jec­tifs et pas le nombre d’ob­jec­tifs en fonc­tion du temps.

2 Met­tez du rythme.

Une tâche ni im­por­tante ni ur­gente peut pas­ser aux ou­bliettes et tout le monde s’en mo­que­ra

Ap­pre­nez à vos équipes à prio­ri­ser les tâches et ayez un court échange heb­do­ma­daire avec cha­cun pour évo­quer ce qui a été ac­com­pli, ce qu’ils vont faire la se­maine sui­vante et ce qui coince. Et puis tuez un mythe : une tâche ni im­por­tante ni ur­gente peut pas­ser aux ou­bliettes et tout le monde s’en mo­que­ra. Le temps est de­ve­nu votre pre­mier com­pé­ti­teur dans un monde en temps réel, bien plus que vos concur­rents.

3 Tuez deux mau­vaises ha­bi­tudes.

La réunio­nite et la dic­ta­ture de l’e-mail. Des réunions bien or­ga­ni­sées de­mandent moins de monde et font éco­no­mi­ser des heures à ceux qu’on croit tou­jours de­voir in­vi­ter. Quant à l’e-mail c’est un ou­til de com­mu­ni­ca­tion, pas la to-do list des autres qui s’im­pose à vous.

4 Der­nier étage de la fu­sée, ap­pre­nez à dé­lé­guer, et avec consi­dé­ra­tion s’il vous plaît.

Quand on ne peut pas faire on ap­prend à faire faire. Et si vous dé­mon­trez un peu de re­con­nais­sance vous au­rez le plai­sir de la sa­tis­fac­tion par­ta­gée avec vos équipes. En ma­tière de ma­na­ge­ment, la dis­tance la plus courte vers l’ob­jec­tif n’est pas la ligne droite. Pre­nez le temps de faire des dé­tours, de vous perdre dans vos ha­bi­tudes pour mieux les chal­len­ger. Bonne ren­trée !

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