QUEL MEILLEUR SÉ­CHAGE POUR LES MAINS :

PA­PIER OU AIR PULSÉ ?

Décisions - - Sommaire - Jean-Louis BUSQUET

Vous ne le sa­viez sû­re­ment pas mais le la­vage des mains a lui aus­si sa jour­née mon­diale, le 15 oc­tobre. Ce­la pour­rait prê­ter à sou­rire mais quand on ap­prend que 80 % des mi­crobes se trans­mettent par les mains, voi­là de quoi prendre au sé­rieux l’ini­tia­tive. Et qui dit la­vage, dit éga­le­ment sé­chage des mains pour le­quel il existe un vi­brant dé­bat entre pa­pier et air pulsé sur fond de pro­pa­ga­tion de bac­té­ries. En­quête pour ai­der les gé­rants de cam­pings à se faire une idée sur la meilleure fa­çon de se sé­cher les mains !

Qui pour­rait pen­ser que sur le mar­ché du sé­chage des mains en col­lec­ti­vi­tés, des ac­teurs in­dus­triels concur­rents se livrent une guerre d’in­fluence sans mer­ci, à tra­vers des ac­tions de lob­by où per­sonne ne se fait de cadeaux. Et bien pour­tant, c’est le cas avec d’un cô­té les ac­teurs du pa­pier à usage unique et de l’autre les spé­cia­listes des sè­che­mains élec­triques à air pulsé. Chaque ac­teur four­bit ses armes et ses ar­gu­ments et tente de con­vaincre sur le bien-fon­dé de sa so­lu­tion. Sur le plan sa­ni­taire, le sé­chage des mains re­cèle de lourds en­jeux. En ef­fet, des mains hu­mides peuvent trans­mettre jus­qu’à 1000 fois plus de bac­té­ries que des mains sèches. Cette en­quête a donc pour ob­jec­tif d’ai­der les gé­rants de cam­ping à faire le meilleur choix pour les sa­ni­taires en gé­né­ral, que ce soit dans les blocs dé­diés, dans les bars ou les res­tau­rants des éta­blis­se­ments de plein air.

Re­cherche de confort et de vertu éco­lo­gie

On com­mence par le pa­pier. Dans le cadre de ses ac­tions pour l’amé­lio­ra­tion de l’hy­giène des mains dans les sa­ni­taires des col­lec­ti­vi­tés et des éta­blis­se­ments de l’hô­tel­le­rie-res­tau­ra­tion et du tou­risme, la so­cié­té Kim­ber­ly-clark pro­fes­sio­nal vient de lan­cer un nou­veau pro­gramme d’in­for­ma­tion et de sen­si­bi­li­sa­tion pour l’uti­li­sa­tion des es­suie-mains pa­pier à usage unique. Il faut dire que la so­cié­té n’a de cesse de faire évo­luer, via son dé­par­te­ment de Re­cherche et Dé­ve­lop­pe­ment, ses pro­duits vers tou­jours plus de confort et d’agré­ment. Et elle dé­sire le faire sa­voir. Si elle pro­pose avec sa gamme Scott du pa­pier so­lide et ra­tion­nel et non dé­nué d’agré­ment au tou­cher, elle pa­rie aus­si sur le haut de gamme avec sa gamme Klee­nex qui met en avant grande dou­ceur, confort et bie­nêtre. « Nos pro­duits fa­bri­qués en France sont plus que du pa­pier. Nous uti­li­sons la tech­no­lo­gie Air flex pour maî­tri­ser l’écra­se­ment des fibres qui de­viennent beau­coup plus ré­sis­tantes – le pa­pier ne se dé­chire pas dans les mains – mais aus­si très ab­sor­bantes. L’idée est que la per­sonne qui se sèche les mains n’uti­lise qu’un ou deux pa­piers maxi­mum pour s’es­suyer les mains. Nous ac­com­pa­gnons d’ailleurs nos clients dans cette no­tion de li­mi­ta­tion d’usage et de chan­ge­ment de com­por­te­ment des usa­gers » as­sure Sé­ve­rine Pi­caud, res­pon­sable mar­ke­ting clients fi­naux chez Kim­ber­ly-clark pro­fes­sio­nal. Car il est vrai que le pa­pier peut fa­ci­le­ment être as­so­cié à une idée de gas­pillage fort peu éco­lo­gique avec des cor­beilles qui dé­bordent par­fois de ser­viettes à peine hu­mides. Alors que le gas­pillage est le fait de com­por­te­ments hé­las pas tou­jours maî­tri- sables, la fa­bri­ca­tion du pa­pier obéit lui à des exi­gences éco­lo­giques fortes. De­puis des an­nées, Kim­ber­ly­clark pro­fes­sio­nal tra­vaille avec du pa­pier re­cy­clé et 100 % des fibres vierges que nous uti­li­sons sont issues de fo­rêts res­pon­sables la­bel­li­sées FSC ou éco­la­bel. Cer­taines en­tre­prises ré­cu­pèrent éga­le­ment les pa­piers usa­gers pour en mé­lan­ger un cer­tain pour­cen­tage avec du com­post. De la fa­bri­ca­tion jus­qu’aux dé­chets ul­times, le pa­pier prouve ses ver­tus éco­lo­giques.

Le pa­pier plé­bis­ci­té par les uti­li­sa­teurs mais at­ten­tion aux rup­tures

Pour Kim­ber­ly-clark pro­fes­sio­nal, le mode de sé­chage des mains par pa­pier se­rait lar­ge­ment plé­bis­ci­té par les uti­li­sa­teurs. Consta­ta­tion et tests à l’ap­pui après dis­cus­sions avec les clients fi­naux. Quand un dis­tri­bu­teur d’es­suie-mains se trouve à cô­té d’un sys­tème à air pulsé dans un sa­ni­taire, près de neuf uti­li­sa­teurs sur dix op­te­raient pour le pa­pier se­lon des res­pon­sables de l’en­tre­prise. Plus mar­quant en­core. Lors­qu’il n’y au­rait qu’un sèche-mains à air pulsé dans les sa­ni­taires, les spé­cia­listes de Kim­ber­ly­clark pro­fes­sio­nal ont re­mar­qué une sur­con­som­ma­tion de pa­pier toi­lette dans les toi­lettes voi­sines du sè­che­mains. Les uti­li­sa­teurs pré­fé­re­raient donc le pa­pier toi­lette au sé­choir élec­trique qui ins­pire une cer­taine mé­fiance. Le pa­pier au­rait vrai­ment donc la cote dans les sa­ni­taires. À condi­tion d’une ges­tion très ri­gou­reuse de la res­source. « Où que l’on aille, les toi­lettes sont une zone très sen­sible. Une rup­ture de pa­pier dans un sa­ni­taire peut très ra­pi­de­ment cas­ser une image. Nous tra­vaillons ain­si beau­coup sur la ges­tion des stocks et des ré­ap­pro­vi­sion­ne­ments et sur des sys­tèmes in­no­vants de mise en ré­serve afin d’évi­ter les rup­tures. Nous avons dé­ve­lop­pé des pro­duits rou­lés pour des re­char­ge­ments moins fré­quents. L’at­tente client est forte sur ce point. Après, c’est vrai, avec le pa­pier il faut tou­jours faire pas­ser un sa­la­rié pour rem­plir le dis­tri­bu­teur là où le sè­che­mains élec­trique est plus au­to­nome » re­con­naît Sé­ve­rine Pi­caud.

Dé­bat contra­dic­toire sur l’hy­giène du sé­chage des mains

Reste l’épi­neux pro­blème de l’hy­giène qui fait dé­bat entre les te­nants du pa­pier et ceux de l’air pulsé sur fonds d’études contra­dic­toires com-

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