AP­PLI­CA­TIONS DI­GI­TALES : BIEN­VE­NUE DANS LE CAM­PING 4.0 !

Décisions - - Sommaire - Jean-Louis BUSQUET

La ré­vo­lu­tion di­gi­tale dé­ferle dans le monde du cam­ping. La liste des can­di­dats au Sett d’Or de Mont­pel­lier, cette an­née, avec pas moins de quatre nou­velles ap­pli­ca­tions en com­pé­ti­tion, en at­teste. Sans comp­ter les ap­pli­ca­tions comme Notre.guide ou Co­ol’n Camp qui ont dé­jà es­sai­mé de­puis plu­sieurs mois dans les éta­blis­se­ments et les chaînes de cam­ping. De là à pen­ser que le cam­ping de de­main se­ra di­gi­tal ou ne se­ra pas, il n’y a qu’un pas !

La vé­ri­té vient tou­jours du ter­rain, de la connais­sance em­pi­rique. La proxi­mi­té et la pra­tique d’une ac­ti­vi­té sont le ferment du­quel les in­ven­teurs tirent les bonnes idées, celles qui font que les usages cor­res­pondent aux vrais be­soins des uti­li­sa­teurs. Il n’est donc pas très éton­nant de voir que les ap­pli­ca­tions Web di­gi­tales qui se sont dé­ve­lop­pées au cours de ces der­nières an­nées sont le fruit de l’ima­gi­na­tion de di­rec­teur de cam­ping, de la nou­velle gé­né­ra­tion de fa­milles de pro­prié­taires, de pro­fes­sion­nels du tou­risme ou tout sim­ple­ment d’usa­gers ré­gu­liers de l’hô­tel­le­rie de plein air.

Co­ol’n Camp fait par les ex­ploi­tants pour les ex­ploi­tants

A ce titre, l’ex­pé­rience de Ju­lien Ca­diou, pa­tron de Co­ol’n Camp, est as­sez évo­ca­trice. L’ap­pli est née dans sa tête quand il a pris la di­rec­tion de La Dra­gon­nière en 2009, il y a une di­zaine d’an­nées dé­jà. « Tout ce­la est né d’une frus­tra­tion d’ex­ploi­tant sur la mé­con­nais­sance de mes clients et de mes col­la­bo­ra­teurs. On me po­sait tou­jours les mêmes ques­tions. Je n’avais pas les moyens de seg­men­ter et de connaître bien les at­tentes des clients. Dans le même temps, ma col­la­bo­ra­trice pas­sait des heures à al­ler chan­ger des ta­bleaux d’af­fi­chage de plan­ning d’ani­ma­tion qu’il fal­lait faire, dé­faire, re­faire. A un mo­ment, je me suis dit : le di­gi­tal est là pour me per­mettre de pou­voir com­mu­ni­quer avec mes clients avant, pen- dant et après le sé­jour, mais aus­si de pou­voir tra­vailler à aug­men­ter le pa­nier moyen sur une ré­ser­va­tion qui peut être sou­vent sèche. Mais à cette époque, rien de tel n’exis­tait » confie Ju­lien Ca­diou. Ni une ni deux, le di­rec­teur de cam­ping s’at­telle à la tâche, en pré­cur­seur d’un nou­veau monde à dé­fri­cher, au­tour de la phi­lo­so­phie « Mo­bile First » qui n’en est en­core qu’à ses pré­mices mais qui s’im­pose sur le mar­ché. En 2012, il ren­contre des ex­perts de l’uni­vers du di­gi­tal qui croient en son pro­jet. Fin 2013, il réa­lise une pre­mière le­vée de fonds avec des ac­tion­naires pro­prié­taires de cam­pings. « Notre ou­til a été créé par des ex­ploi­tants, pour des ex­ploi­tants. Il vient du ter­rain. C’est notre ADN » confirme Ju­lien Ca­diou qui quitte la di­rec­tion de La Dra­gon­nière au pre­mier tri­mestre 2014 pour se consa­crer au dé­ve­lop­pe­ment de Co­ol’n Camp. Un dé­mons­tra­teur est mis en test sur La Dra­gon­nière du­rant l’été 2014. Les clients ont été mis à contri­bu­tion pour sa­voir ce qui leur plai­sait et ce qu’il fal­lait in­té­grer dans l’ap­pli. Ce tra­vail a été ef­fec­tué du­rant l’été 2014 avant la réa­li­sa­tion de la se­conde le­vée de fonds in­dis­pen­sable pour sor­tir la ver­sion 1 de Co­ol’n Camp mise sur le mar­ché en

jan­vier 2015. « Nous avions à coeur de sim­pli­fier la vie des gé­rants de cam­pings et de ses col­la­bo­ra­teurs via une ap­pli ins­tinc­tive et fa­cile d’ac­cès. Un pa­tron de cam­ping a dé­jà vingt-huit mé­tiers dif­fé­rents, il ne va pas, en plus, de­ve­nir pro­gram­meur in­for­ma­tique » iro­nise Ju­lien Ca­diou.

Va­lo­ri­sa­tion de l’offre cam­ping

Plus qu’une ap­pli, Co­ol’n Camp est une pla­te­forme di­gi­tale com­plète dont l’une des com­po­santes phares est jus­te­ment l’ap­pli­ca­tion mo­bile, un vé­ri­table ou­til de va­lo­ri­sa­tion de l’offre des cam­pings. Les ap­pli­ca­tions per­mettent, dès la ré­ser­va­tion du client, de mettre en avant toutes les pres­ta­tions de l’éta­blis­se­ment, que ce soit de la res­tau­ra­tion, les ac­ti­vi­tés spor­tives ou d’ani­ma­tion, du bien-être avec le spa. C’est un moyen in­gé­nieux de glis­ser dans la poche de tous les clients les me­nus du res­tau­rant, la carte du bar, les sor­ties or­ga­ni­sées. L’ap­pli fait même bon­dir le chiffre d’af­faires en amont par la ré­ser­va­tion de ser­vices ad­di­tion­nels comme par exemple la com­mande de lo­ca­tion de draps, de net­toyage de fin de sé­jour ou de pen­sion com­plète. « La pre­mière an­née au SETT on nous a re­gar­dés comme des cos­mo­nautes et au­jourd’hui le di­gi­tal est vrai­ment en­tré dans les usages et est in­té­gré par les cam­pings. Au dé­part, nous avons eu les « ear­ly adop­teurs », des gens très ac­cros à la tech­no. On a conti­nué à bien écou­ter notre mar­ché et à l’au­tomne 2017, nous avons ré­écrit notre ap­pli­ca­tion de A à Z pour qu’elle puisse se dé­cli­ner en marque blanche et ça nous a per­mis de li­vrer, en fé­vrier 2018, à la chaîne Su­nê­lia et à la chaîne Cam­péole, un pro­duit en marque blanche en uti­li­sant notre tech­no­lo­gie. Au­jourd’hui il existe l’ap­pli Cam­péole, l’ap­pli Su­nê­lia et d’autres à ve­nir. Il est à no­ter que nous pas­sons une jour­née sur place avec les équipes lors du dé­ploie­ment de l’ap­pli­ca­tion » pré­cise Ju­lien Ca­diou.

Un li­vret nu­mé­rique mul­ti­langues do­té d’in­fos ori­gi­nales

Autre pré­cur­seur de ce mar­ché en plein boom, la so­cié­té Ibaoo qui édite l’ap­pli Notre. guide sur le mar­ché de­puis jan­vier 2017 est pri­mée au SETT d’Or cette même an­née. Créée par Ni­co­las et Sa­bine Hein­rich, spé­cia­listes du tou­risme et de la pro­mo­tion tou­ris­tique, l’idée de ce li­vret nu­mé­rique d’ac­cueil des­ti­né à tous types d’hé­ber­geurs est née d’une ful­gu­rance dans un train. Le len­de­main, Ni­co­las et Sa­bine s’at­te­laient à sa concep­tion en s’ap­puyant sur leur connais­sance du mé­tier et sur de so­lides fonds propres. En deux ans, plus de cinq cents cam­pings ont été sé­duits par cette ap­pli­ca­tion avec des re­tours très sa­tis­fai­sants et un bouche-ào­reille très gra­ti­fiant. « Les gé­rants de cam­pings sont nos meilleurs am­bas­sa­deurs » pré­cise Ni­co­las Hein­rich. Il faut dire que cette ap­pli­ca­tion re­pose sur la sy­ner­gie avec le guide tou­ris­tique France Voyage d’Ibaoo consul­té par plus de 20 mil­lions de va­can­ciers chaque an­née dont 50% d’étran­gers. Le li­vret nu­mé­rique pro­po­sé est ain­si en­ri­chi grâce à un ac­cès à la base de « france-voyage.com ». « Les gé­rants de cam­pings peuvent y pui­ser des don­nées ori­gi­nales dont per­sonne d’autre ne dis­pose sur l’en­vi­ron­ne­ment tou­ris­tique, outre celles qu’ils veulent faire fi­gu­rer dans leur li­vret d’ac­cueil. Chose im­por­tante : la clien­tèle étran­gère bé­né­fi­cie de nombre d’in­for­ma­tions du li­vret car elles sont pro­po­sées en an­glais, al­le­mand, ita­lien, es­pa­gnol et néer­lan­dais, outre le fran­çais » pour­suit le chef d’en­tre­prise. Autre fac­teur dé­ter­mi­nant pour une meilleure prise en main de l’ap­pli­ca­tion. Les cam­pings ayant adop­té ce sys­tème peuvent le mettre à dis­po­si­tion des clients via un simple lien. A par­tir de là, les va­can­ciers peuvent le con­sul­ter de­puis n’im­porte quel or­di­na­teur, ta­blette ou smart­phone et l’uti­li­ser jus­qu’à la fin de leur sé­jour. « Il n’est en au­cun cas né­ces­saire de té­lé­char­ger une ap­pli­ca­tion, une simple WebApp suf­fit. L’ac­cès à toutes les in­for­ma­tions reste pos­sible hors connexion, ce qui est par­ti­cu­liè­re­ment pra­tique pour les étran­gers pour les­quels le roa­ming – iti­né­rance –- est très cher, ou pour les per­sonnes ayant un pe­tit for­fait da­ta » sou­lignent les fon­da­teurs. Le tout pour 89 eu­ros TTC par an.

Pro­gres­sive Web App ver­sus ap­pli plays­tore à té­lé­char­ger

« Les pro­gres­sive Web Apps uti­lisent jus­te­ment les der­nières tech­no­lo­gies pour com­bi­ner les meilleures ap­pli­ca­tions Web et mo­biles. Elles peuvent à la fois faire of­fice de site in­ter­net construit à l’aide de tech­no­lo­gies Web, mais qui agit aus­si comme une ap­pli­ca­tion » confirme Franck Da­vid dont le père n’est autre que le gé­rant du cam­ping Bel Air de Por­ni­chet. « L’idée de créer une ap­pli­ca­tion est ve­nue du li­vret d’ac­cueil don­né aux va­can­ciers au Bel Air à leur ar­ri­vée, qui était briè­ve­ment lu et sou­vent lais­sé de cô­té. La créa­tion du pro­duit ré­sulte d’un double constat : les clients étaient mal in­for­més des ac­ti­vi­tés du cam­ping, mais aus­si la quan­ti­té de pa­pier im­pri­mé re­pré­sente non seule­ment un coût éle­vé, mais aus­si et sur­tout un gâ­chis consi­dé­rable » in­dique le jeune homme. Is­su de la pre­mière pro­mo­tion de la fa­meuse école 42 fon­dée par Xa­vier Niel, Franck Da­vid a mis à pro­fit sa for­ma­tion de pointe dans le nu­mé­rique pour mon­ter une start-up et créer une Pro­gres­sive WebApp pour l’éta­blis­se­ment pa­ter­nel. Au­jourd’hui, les ap­pli­ca­tions clas­siques plé­tho­riques, lourdes à té­lé­char­ger et mal ré­fé­ren­cées, perdent du ter­rain. Et pour cause. Une étude a mon­tré que, en moyenne, une ap­pli­ca­tion perd 20% de ses uti­li­sa­teurs pour chaque étape entre le pre­mier contact de l’uti­li­sa­teur avec l’ap­pli­ca­tion et le mo­ment où l’uti­li­sa­teur com­mence à uti­li­ser l’ap­pli­ca­tion. Un uti­li­sa­teur doit d’abord trou­ver l’ap­pli dans un ma­ga­sin d’ap­pli­ca­tions, la té­lé­char-

ger, l’ins­tal­ler puis en­fin l’ou­vrir. « A l’in­verse, lors­qu’un uti­li­sa­teur trouve une Ap­pli­ca­tion Web Pro­gres­sive, il peut im­mé­dia­te­ment com­men­cer à l’uti­li­ser, éli­mi­nant les étapes de té­lé­char­ge­ment et d’ins­tal­la­tion in­utiles » as­sure Franck Da­vid. C’est donc ain­si qu’est née Po­cket Camp qui est com­mer­cia­li­sée de­puis cet au­tomne et dont bé­né­fi­cie­ra le Bel Air dès le mois de mars, avant d’autres éta­blis­se­ments. « Le plus de Po­cketCamp : la ré­ser­va­tion et le paie­ment des ser­vices di­rec­te­ment via l’ap­pli­ca­tion ! Plus be­soin de faire la queue à l’ac­cueil pour payer sa ba­guette ou ré­ser­ver des vé­los » con­clut Franck Da­vid.

L’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle pour mieux ci­bler les pôles d’in­té­rêt des clients

Avec la ré­vo­lu­tion nu­mé­rique en marche, la de­mande de concier­ge­rie nu­mé­rique est là et sti­mule la créa­tion d’en­tre­prise, à l’image de la SAS Waa­pi créée là en­core par un jeune in­gé­nieur in­for­ma­tique de vingt-deux ans de Mont­pel­lier. Toi­non Geor­get est client de cam­pings haut de gamme. Son ex­pé­rience client a sus­ci­té le dé­sir de créer une WebApp. « Quand on voit le ni­veau de ser­vices de ces éta­blis­se­ments et que tout ce­la est pré­sen­té sur un li­vret d’ac­cueil pa­pier qui a peu évo­lué de­puis quinze à vingt ans, on se dit qu’il y a for­cé­ment quelque chose à faire avec le nu­mé­rique » confie le jeune in­gé­nieur. Ain­si est née en juillet 2018 l’ap­pli Waa­pi, vé­ri­table fa­ci­li­ta­teur de sé­jour avec un ac­cueil dé­ma­té­ria­li­sé où l’en­semble des in­for­ma­tions et ser­vices sont ac­ces­sibles en ligne (ho­raires, ani­ma­tions, ré­ser­va­tions), et où le client peut gé­rer son sé­jour à son aise mais aus­si si­gna­ler des in­ci­dents pour une ré­so­lu­tion plus ra­pide des pro­blèmes. « Grâce à des mo­dules d’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle, nous sug­gé­rons au client les ac­ti­vi­tés qui lui cor­res­pondent le mieux après ana­lyse des don­nées. Une forme de pro­fi­lage pour un ci­blage plus per­son­na­li­sé des pôles d’in­té­rêts des clients » as­sure Toi­non Geor­get. La par­ti­cu­la­ri­té de cette ap­pli­ca­tion Waa­pi est qu’elle est gra­tuite. La so­cié­té se ré­mu­nère via des com­mis­sions gla­nées sur les pres­ta­tions (au­tour de 10%) des par­te­naires du cam­ping, ici un mu­sée, là un loueur de scooters des mers. Waa­pi en re­cherche de fonds pri­vés vise 500 hé­ber­geurs ac­tifs en 2019 et plus de 1 000 en 2020.

Bien com­mu­ni­quer en amont

« Nous avons mis en place Ti­piz sur le cam­ping Do­maine de la Yole et avons été im­pres­sion­nés par le nombre de va­can­ciers uti­li­sant l’ap­pli tous les jours. Grâce à Ti­piz, nous avons pu in­for­mer très fa­ci­le­ment tous nos clients sur les ani­ma­tions en cours ou à ve­nir, sur les op­por­tu­ni­tés et ac­tua­li­tés dans cha­cun des com­merces et ser­vices du cam­ping, nous avons ga­gné du temps pour ré­pondre aux ques­tions ou aux ré­cla­ma­tions et avons sur­pris nos clients avec ce ser­vice in­no­vant. De plus, Ti­piz nous aide éga­le­ment à ré­col­ter des in­for­ma­tions sur nos clients pour af­fi­ner nos ac­tions mar­ke­ting dans le but de faire re­ve­nir les clients la sai­son sui­vante » dé­clare Pierre Gas­sier, pré­sident du Do­maine de la Yole. Ce der­nier dresse un pa­né­gy­rique ap­puyé à Ti­piz qui n’est autre que l’ap­pli­ca­tion de la so­cié­té Loun­geUp née en 2012. Ti­piz a été com­mer­cia­li­sée en 2015. Loun­geUp dis­pose donc d’un cer­tain re­cul pour en ana­ly­ser la per­ti­nence. Et les chiffres de l’adop­tion de cette tech­no­lo­gie par les clients des cam­pings sont as­sez élo­quents. « Par exemple, le 8 juillet 2018 nous avons en­re­gis­tré au Cam­ping La Yole 450 uti­li­sa­teurs ce jour-là. Nous dis­tin­guons bien les « uti­li­sa­teurs » qui in­ter­agissent avec l’ap­pli­ca­tion, des « vi­si­teurs » qui vont ac­cé­der à la Web App par re­di­rec­tion Wi-Fi et ne vont pas in­ter­agir avec. Nous avons même un usage d’en­vi­ron 90% uni­que­ment sur l’ap­pli­ca­tion té­lé­char­gée car l’équipe com­mu­nique des­sus bien avant le sé­jour par email et sur place avec des af­fiches un peu par­tout dans le cam­ping. Le grou­pe­ment AMAC, avec le­quel nous tra­vaillons, a éga­le­ment d’ex­cel­lents chiffres avec 85% d’usage sur l’ap­pli­ca­tion na­tive, grâce éga­le­ment à une com­mu­ni­ca­tion bien fi­ce­lée en amont du sé­jour par email et SMS. Ces sta­tis­tiques sont ac­ces­sibles par les cam­pings, avec un ré­ca­pi­tu­la­tif des pages les plus vi­si­tées et qui in­té­ressent donc plus leurs clients » pré­cise Ma­ry­lou Bi­dault, res­pon­sable mar­ke­ting de Loun­geUp. Le plus de Ti­piz : « Nous of­frons plus qu’une ap­pli­ca­tion pen­dant le sé­jour, mais un moyen de suivre toute la re­la­tion client de A à Z, de la ré­ser­va­tion jus­qu’au pro­chain sé­jour. Il est tout à fait pos­sible de sous­crire seule­ment à l’ap­pli­ca­tion au mi­lieu de l’en­semble des ser­vices que Loun­geUp pro­pose au cam­ping » con­clut Ma­ry­lou Bi­dault.

Une ap­pli dis­po­nible en moins de 24 heures et en plu­sieurs langues

En­fin, der­nier ac­teur et non des moindres de ce dos­sier sur les nou­velles ap­pli­ca­tions di­gi­tales, la so­cié­té lil­loise Ad­vance Con­sul­ting, qui a sor­ti en mars 2018 l’ap­pli Izi­re­sort. Créée en 2005, Ad­vance Con­sul­ting (ca­pi­tal 50 000 €) compte quinze sa­la­riés et est bien im­plan­tée dans son ac­ti­vi­té in­for­ma­tique. « Elle a les reins so­lides » confirme son PDG, Ar­naud Van­helle, grand consom­ma­teur de cam­ping. Et jus­te­ment, lors d’un sé­jour en cam­ping, son épouse a man­qué ses ren­dez-vous équi­ta­tion et ses en­fants une opé­ra­tion goû­ter par manque d’in­for­ma­tions. Ce manque d’in­for­ma­tions peut ain­si de­ve­nir un vrai fac­teur de stress pour les va­can- ciers plu­tôt en quête de ze­ni­tude. Ni une ni deux, cet in­gé­nieur in­for­ma­tique a res­sen­ti comme une évi­dence le fait de dé­ve­lop­per une ap­pli­ca­tion dé­diée au monde du cam­ping. Après une sé­rieuse étude de mar­ché, trois ans de tra­vail et un pro­duit très fiable re­po­si­tion­né plu­sieurs fois pour bien col­ler à la de­mande, Izi­re­sort a sor­ti son ap­pli au­tour d’un ob­jec­tifø: la sa­tis­fac­tion client. « La nou­veau­té d’Izi­re­sort ré­side dans la fa­ci­li­té de la mise en place. Une ap­pli­ca­tion per- son­na­li­sée peut être dis­po­nible sur les deux pla­te­formes An­droïd et iOS en moins de 24 heures, et ce­la en plu­sieurs langues et avec des mo­dules de com­mu­ni­ca­tion mul­ti- sup­ports. Notre pro­duit est donc plus qu’une simple ap­pli­ca­tion. Ce pro­ces­sus de mise en place et de va­li­da­tion sé­rieux per­met un prix de vente très at­trac­tif, in­fé­rieur à 1 000 €, sans en­ga­ge­ment » ex­plique Ar­naud Van­helle qui a dé­jà ga­gné la confiance d’une quin­zaine de cam­pings dont un en Es­pagne. « De quoi tes­ter la par­faite ca­pa­ci­té d’in­ter­na­tio­na­li­sa­tion du pro­duit » s’en­thou­siasme le PDG d’Ad­vance Con­sul­ting qui a des vi­sées à l’ex­port avec son pro­duit. C’est un fait, le sec­teur des Web Ap­pli bouillonne à des­ti­na­tion des hé­ber­geurs du tou­risme. Il faut dire que le mar­ché est ou­vert. Moins de 5% de l’en­semble des hé­ber­geurs dis­po­se­raient d’une concier­ge­rie nu­mé­rique en France. Et le monde du cam­ping qui n’échappe à cette mu­ta­tion se­rait en avance sur le su­jet. Un signe du chan­ge­ment des gé­né­ra­tions au sein des hô­tel­le­ries de plein air…

« Pou­voir gé­rer ses ren­dez-vous ani­ma­tions ou goû­ter de fa­çon lu­dique en va­cances ».

Sur la Ti­piz App de la so­cié­té Loun­geUp, on s’ins­crit pour l’ani­ma­tion pé­tanque !

Ju­lien Ca­diou, créa­teur de l’ap­pli Co­ol’n Camp.

Sa­bine et Ni­co­las Hein­rich ont re­çu un Sett d’Or en 2017 pour leur ap­pli­ca­tion Notre.guide.com.

Toi­non Geor­get, fon­da­teur de l’en­tre­prise Waa­pi, en­tou­ré de ses as­so­ciés Ra­mon Se­pul­ve­da et Rayan Dje­bli.

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