LE SUD ET L’EST DE BELLE-ÎLE

Detours en France - - À Partir De Vannes -

La dé­cou­verte des par­ties Sud et Est de l’île com­mence sur la plage de Don­nant, dé­jà ap­pro­chée la veille. Mais vous y ar­ri­vez par un nou­vel iti­né­raire. Sui­vez les quais jus­qu’au fond du port: con­ti­nuez dans cette di­rec­tion par la route qui monte vers Ker­sa­blen et l’aé­ro­drome. Après avoir tra­ver­sé la route D25, pour­sui­vez en face jus­qu’au ha­meau de Cos­quet. Tour­nez à droite pour at­teindre la plage de Don­nant mais par son cô­té Sud, cette fois: dif­fé­rent, il mé­rite le coup d’oeil tout au­tant!

UN DÉCOR INS­PI­RANT Re­ve­nez vers le ha­meau de Don­nant. Tour­nez à droite pour at­teindre Bor­zose. Pre­nez à nou­veau la route à droite jus­qu’au ha­meau du Va­zen où, sur la gauche, une pe­tite route puis une piste mènent au site des Ai­guilles de Port-co­ton. Sauf si vous avez op­té pour un vé­lo à as­sis­tance élec­trique, après le pre­mier fjord tra­ver­sé, la pente à gra­vir est rude. Le décor, lui, est ma­gni­fique. Les éton­nants ro­chers poin­tus, dé­chi­que­tés par l’éro­sion, valent d’être ad­mi­rés à contre-jour : c’est-à-dire en fin d’après-mi­di. Vous com­pren­drez alors pour­quoi ils ont ins­pi­ré trente-six toiles à Claude Mo­net… Une large route vous conduit à Ker­vi­laouen, en pas­sant par un point de vue exceptionnel sur l’anse de Port-goul­phar. Au fond de la crique se trouvent une plage et un mouillage uti­li­sé par les pê­cheurs de ho­mards. À l’en­trée de Ker­vi­laouen, vous fe­rez en­suite un al­ler-re­tour au Grand Phare, dont le vrai nom est Goul­phar. Ache­vée en 1835, sa tour haute de 52 m sup­porte une lan­terne et une gale­rie, à la­quelle on ac­cède au bout de 247 marches. Le pa­no­ra­ma sur l’in­té­rieur de l’île et la Côte sau­vage est tout sim­ple­ment épous­tou­flant. De re­tour à Ker­vi­la­houen, tour­nez à gauche et im­mé­dia­te­ment à droite vers Bor­de­louet : au pre­mier croi­se­ment, pre­nez à droite

Ci-des­sus et ci-des­sous : Les ai­guilles de Port-co­ton, dé­chi­que­tées et pour­tant dé­li­cates den­telles de pierre, tis­sées par les élé­ments, que l’écume vient em­bras­ser du bout des vagues.

vers Do­mois que vous évi­te­rez pour conti­nuer tout droit jus­qu’au sé­ma­phore du Ta­lut. Il y a une très belle vue sur les fa­laises, où s’égo­sillent les oi­seaux de mer. N’ap­pro­chez pas le bord de la fa­laise, les rup­tures de pente sou­daines y sont sour­noises, bien plus que dans le nord de l’île.

UN CAL­VAIRE ET UN MOU­LIN Re­ve­nez à Do­mois, où vous tour­ne­rez à droite vers Bor­nor puis Ké­rel. En contre­bas, la grande plage de Port Ké­rel, ser­tie dans la fa­laise sau­vage, offre une de bai­gnade tran­quille. On y ac­cède fa­ci­le­ment via Grand Vil­lage, en fai­sant un al­ler-re­tour. En­suite, sui­vez le ba­li­sage qui flèche le bourg de Ban­gor, mais en pre­nant la pre­mière route à droite : elle conduit à Ca­las­tren, où vous tour­nez à gauche. Après avoir passé les maisons de Bor­té­mon, vous ar­ri­vez à un croi­se­ment. Ad­mi­rez le cal­vaire. Tour­nez alors à droite et pas­sez Ker­va­ri­jon puis Bor­la­ga­dec pour trou­ver Her­lin. À droite, une piste des­cend jus­qu’à la plus belle plage de toute la côte Sud de Belle-île. Re­mon­tez à Her­lin, où le ba­li­sage cy­cliste vous guide en­suite vers le Grand-cos­quet et Ti-sé­vé­no. Pre­nez à droite vers Poul­don. Ici en­core, une piste conduit à un autre bel en­droit: le port de Poul­don. De re­tour au ha­meau, tour­nez à gauche sur la voie par­fai­te­ment rec­ti­ligne qui mène au mou­lin de Bou­rhic. Vous y tour­ne­rez à gauche pour re­mon­ter jus­qu’à la route D 25: pre­nez-la sur la droite.

DEUX PLAGES ROYALES À Loc­ma­ria, voyez la belle église ro­mane cré­pie de blanc sous son clo­cher car­ré cou­vert d’ar­doises. Puis con­ti­nuez tout droit par la rampe qui des­cend sur la plage de Port-ma­ria. Vous y dé­cou­vri­rez la cale amé­na­gée pour les pê­cheurs et l’an­cien fort trans­for­mé en vil­la. De Loc­ma­ria, le ba­li­sage vous mène à Port an Dro par Bor­de­renne, Ker­zo et Bor­de­rhouat. Cette jo­lie plage bien abri­tée fut pro­té­gée par deux for­tins à l’époque (fin du xixe siècle), où on crai­gnait un dé­bar­que­ment an­glais ! Ce qui n’em­pêche pas qu’un point de vue voi­sin ait été bap­ti­sé « Ro­cher de la reine Vic­to­ria »! Il ne vous reste alors plus qu’à re­ve­nir au Pa­lais par la route D30a, la­quelle longe la côte en pas­sant par deux grandes plages su­perbes: les Grands Sables et Port Yorc’h qui pos­sèdent l’avan­tage d’être par­fai­te­ment abri­tées de la houle du large, si dan­ge­reuse sur la Côte sau­vage.

Port-goul­phar s’avance dans une longue et étroite en­taille dans la fa­laise. Ses eaux bleu cris­tal servent de mouillage aux pê­cheurs de ho­mards.

Beauté brute, ro­chers fu­rieux, mer in­sou­mise. « Dia­bo­lique mais su­perbe », di­sait Mon­net en par­lant de la Côte sau­vage, où il a pui­sé l’ins­pi­ra­tion.

/ Juin 2018 /

À droite : Port An Dro. L’ac­cès était au­tre­fois sur­veillé de part et d’autre de la ria par deux for­tins du xixe siècle. Un site tel­le­ment pro­té­gé qu’au­jourd’hui en­core, sa beauté est pré­ser­vée.

Dans l’anse de Port-ma­ria, à Loc­ma­ria. La Bre­tagne, dont les pay­sages évoquent sou­vent les dé­chaî­ne­ments pas­sion­nels, aime aus­si chan­ger pour des dé­cors plus… pa­ci­fiques.

Entre Port Blanc et Her­lin, la crique de Ba­lu­den, blot­tie sous les fa­laises de la pointe de Grand Vil­lage. Son ac­cès dif­fi­cile ex­plique sa dis­cré­tion. La tem­pé­ra­ture de l’eau y est agréable.

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