JEAN GIO­NO, CHANTRE DE LA HAUTE-PRO­VENCE

Detours en France - - Patrimoine -

Au xixe siècle, le jeu de boules conquiert la France, avec des va­riantes ré­gio­nales. Dans le Mi­di, le jeu (la longue) im­pose aux ti­reurs

de faire trois pas de course pour prendre leur élan. En 1907 à La Cio­tat,

à cause de ses rhu­ma­tismes, le cham­pion lo­cal Jules Hugues tire en res­tant pieds joints. La pé­tanque est née. Le terme vient du pro­ven­çal, où pè si­gni­fie « pied » et tan­co « pieu plan­té pour fixer (quelque chose) », soit « les pieds an­crés dans le sol ». En 1910, le pre­mier concours of­fi­ciel

se tient à La Cio­tat. L’en­fant de Ma­nosque a cé­lé­bré la Haute-pro­vence, ses pay­sages gran­dioses, ses hommes de ca­rac­tère. Jus­qu’à ce qu’il vive de sa plume, il est un simple em­ployé de banque. Son pre­mier ro­man, pu­blié en 1929, évoque les pay­sans qui, à l’ombre de la mon­tagne de Lure, sont en sym­biose avec la na­ture. Sui­vront et for­mant

pro­ba­ble­ment son oeuvre la plus connue, re­trace le par­cours à tra­vers la Pro­vence d’un aris­to­crate fuyant l’épi­dé­mie de cho­lé­ra de 1832. Membre de l’aca­dé­mie Gon­court, il s’illustre aus­si dans les ré­cits de voyage, les chro­niques pour la presse ré­gio­nale et le ci­né­ma. Le 9 oc­tobre 1970, il meurt à Ma­nosque qu’il n’a ja­mais quit­té; il avait 75 ans.

LA PÉ­TANQUE

Jean Gio­no dans sa mai­son de Ma­nosque,ache­tée en 1929 grâce à ses pre­mierssuc­cès de li­brai­rie.Il y ré­dige une grande par­tie de sonoeuvre. Les lieux abritentau­jourd’hui l’as­so­cia­tion des amis de Jean Gio­no, qui en­tre­tient sa mé­moire.

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