Faire gar­der son ani­mal de com­pa­gnie

VOUS PRO­JE­TEZ DE PAS­SER UN WEEK-END OU DES CONGÉS AILLEURS QUE CHEZ VOUS, SANS VOTRE CHAT OU VOTRE CHIEN. VOI­CI LES SO­LU­TIONS DE GARDE D’ANI­MAUX, AVEC LEURS POINTS FORTS ET FAIBLES.

Dossier Familial - - SOMMAIRE - Par Chan­tal Mas­son

En France, on compte quelque 13 mil­lions de pro­prié­taires de chats et plus de 7 mil­lions de pro­prié­taires de chiens. Bien sûr, en cas de dé­pla­ce­ments du maître, la fa­mille, les amis, les voi­sins peuvent oc­ca­sion­nel­le­ment se sub­sti­tuer à lui. Mais il est par­fois né­ces­saire de trou­ver une garde pro­lon­gée : che­nil ou

chat­te­rie, pet-sit­ter, fa­mille d’ac­cueil… « Pour les pois­sons rouges, les oi­seaux et tous les nou­veaux ani­maux de com­pa­gnie (NAC), tels que la­pins, fu­rets, chin­chil­las, rats, ser­pents, etc., la ques­tion de la garde est simple, l’échange émo­tion­nel avec leur pro­prié­taire étant li­mi­té. En re­vanche, lors­qu’il s’agit d’un chat, a for­tio­ri d’un chien avec qui beau­coup

de maîtres ont une re­la­tion qua­si fu­sion­nelle, il faut en­vi­sa­ger un mode de garde qui lui soit ap­pro­prié et choi­sir la per­sonne avec qui on a le fee­ling, ex­plique Li­sa Gi­rard, vé­té­ri­naire

à Bas­tia. D’ailleurs, le vé­té­ri­naire qui soigne ha­bi­tuel­le­ment l’ani­mal re­com­man­de­ra la so­lu­tion qui lui semble la mieux adap­tée. Et si né­ces­saire, il pres­cri­ra quelques mé­di­ca­ments pour l’ai­der à sur­mon­ter le stress de la sé­pa­ra­tion, bien avant le dé­part (pas la veille), afin de tes­ter la sub­stance… »

LES PET-SITTERS À DO­MI­CILE

Pour un long week-end, un chat, plus in­dé­pen­dant qu’un chien, sup­por­te­ra sans stres­ser d’être ra­vi­taillé en cro­quettes, grâce no­tam­ment à un dis­tri­bu­teur pro­gram­mable (une cin­quan­taine d’eu­ros) et en eau fraîche à par­tir d’une fon­taine, pré­fé­rable au bol qui peut se ren­ver­ser (une quin­zaine d’eu­ros). S’il est ha­bi­tué à sor­tir, il suf­fit d’ins­tal­ler une cha­tière qui le re­con­naît et qui s’ouvre grâce à la puce élec­tro­nique por­tée en col­lier (à par­tir d’une soixan­taine d’eu­ros). « Mais pas ques­tion de l’aban­don­ner da­van­tage. Pour une se­maine ou dix jours maxi­mum, il faut pré­voir une per­sonne qui passe quo­ti­dien­ne­ment vé­ri­fier que tout va bien, lui don­ner un peu d’at­ten­tion, pré­cise Li­sa Gi­rard. Quant à lais­ser un chien plus d’une jour­née sans com­pa­gnie, ce n’est pas en­vi­sa­geable. » Dès que l’ab­sence se prolonge, des or­ga­nismes – Ami­ma­lin.com,

Ani­maute.fr, Dog­sit­ting.fr, Dog­bud­dy.com, Ho­li­dog.com… – mettent en re­la­tion maîtres et pet-sitters (en ligne pour la plu­part, mais aus­si par té­lé­phone pour Ani­maute.fr). Le dog-sit­ter ou cat-sit­ter vient chez le maître s’oc­cu­per de l’ani­mal, une ou plu­sieurs fois par jour, pour le nour­rir, chan­ger sa li­tière, le pro­me­ner, etc.

À quel prix ? Une quin­zaine d’eu­ros par jour et par ani­mal (à né­go­cier pour le deuxième, le troi­sième…). At­ten­tion, cer­tains or­ga­nismes, comme Ho­li­dog.com, de­mandent un abon­ne­ment de 150 eu­ros par an en plus. La nour­ri­ture est four­nie par les maîtres.

Avan­tage. L’ani­mal n’est pas per­tur­bé par un nou­vel en­vi­ron­ne­ment et un nou­veau ré­gime ali­men­taire.

In­con­vé­nients. Dog-sitters et cat-sitters sont sou­vent des étu­diants peu libres en pé­riode d’exa­mens ou de stages, voire des de­man­deurs d’em­ploi qui lâchent ce type de job dès qu’ils trouvent un tra­vail mieux ré­mu­né­ré.

LES ÉCHANGES D’ANI­MAUX ENTRE PAR­TI­CU­LIERS

Des par­ti­cu­liers confient leur ani­mal à une per­sonne qui lais­se­ra à son tour le sien, lors d’une pro­chaine ab­sence. Plu­sieurs sites, Ani­mal-fute.com, Ani­mal­kee­pers.fr,

Ani­mo­va­cances.fr… mettent en re­la­tion les in­té­res­sés. Il n’y a pas de ré­mu­né­ra­tion. Ce­pen­dant, il est conseillé, au mo­ment de l’échange, de for­mu­ler par écrit les en­ga­ge­ments de cha­cun : dates, soins, adresse du vé­té­ri­naire, etc. Chez Ani­mo­va­cances.fr, vous pou­vez faire gar­der votre ani­mal par une per­sonne qui n’en a pas. Le site Em­prun­te­mon­tou­tou.com, lui, s’est spé­cia­li­sé dans ce type d’offre : des « em­prun­teurs » bé­né­voles s’oc­cupent d’un chien pen­dant les congés de son maître ou pour une simple pro­me­nade.

À quel prix? Gra­tuit ou simple co­ti­sa­tion an­nuelle. Exemple, 29,90 eu­ros pour une ins­crip­tion d’un maître (gra­tuit pour les « em­prun­teurs ») sur Em­prun­te­mon­tou­tou.com. 30 eu­ros pour un chien ou un chat, 5 eu­ros pour un NAC chez Ani­mal-fute.com. La nour­ri­ture est gé­né­ra­le­ment four­nie par les maîtres.

Avan­tages. Ce ser­vice se ré­vèle le moins oné­reux et per­met de faire de nou­velles connais­sances. De plus, la for­mule est souple : on n’est pas à un jour près de garde en plus ou en moins… En­fin, vous avez toutes les chances de trou­ver quel­qu’un qui aime sin­cè­re­ment les ani­maux puis­qu’il s’en oc­cupe gra­tui­te­ment.

In­con­vé­nient. L’ani­mal peut être dé­bous­so­lé puis­qu’il n’est pas gar­dé chez lui.

LES GARDES À DO­MI­CILE

Un couple de re­trai­tés (dans 90 % des cas) s’oc­cupe des ani­maux, mais garde aus­si le lo­ge­ment et en­tre­tient le jar­din. Comment ac­cé­der à un tel ser­vice ? En contac­tant une as­so­cia­tion ou une so­cié­té spé­cia­li­sée : Ani-se­niors.fr, Ili­dor.com, Ani-mai­son.as­so.fr, Ho­me­sit­ting.fr, Ho­me­sit­ting-ho­me­sit­ter.com… Celles-ci en­voient au do­mi­cile des pro­prié­taires d’ani­maux des per­sonnes de confiance, stric­te­ment sé­lec­tion­nées (four­ni­ture du par­cours pro­fes­sion­nel, d’un ca­sier ju­di­ciaire vierge, des titres de pen­sion, d’une at­tes­ta­tion d’as­su­rance responsabilité ci­vile, etc.). Ces per­sonnes ha­bitent chez le maître du chien, du chat, de l’âne, des la­pins, de la tor­tue…, le temps de ses congés, et s’en­gagent à dor­mir sur place, chaque nuit. Elles ont bien en­ten­du le droit de s’ab­sen­ter pour faire les courses, al­ler au res­tau­rant ou dé­cou­vrir la ré­gion alen­tour. Mais re­ce­voir des vi­sites, voire hé­ber­ger des in­vi­tés n’est pas au­to­ri­sé sans l’ac­cord des pro­prié­taires.

À quel prix? 150 eu­ros pour une se­maine, 400 eu­ros pour un mois, quel que soit le nombre d’ani­maux gar­dés. La nour­ri­ture des bêtes est four­nie par les maîtres.

Avan­tages. L’ani­mal n’est pas per­tur­bé par un nou­vel en­vi­ron­ne­ment et un nou­veau ré­gime ali­men­taire. En prime, les plantes sont ar­ro­sées et le lo­gis sur­veillé. Vous pou­vez re­ce­voir des nou­velles de votre ani­mal pen­dant votre ab­sence, des pho­tos, des vi­déos…

In­con­vé­nients. Si votre ab­sence se compte en mois, plu­sieurs gar­diens de­vront en gé­né­ral se suc­cé­der. Autre dif­fi­cul­té à sur­mon­ter : en plus de vos ani­maux, il faut lais­ser les clés de votre do­mi­cile.

L’AC­CUEIL CHEZ UN PET-SIT­TER

Des fa­milles ou des pet-sitters ac­cueillent chez eux des ani­maux de com­pa­gnie.

Des sites, comme Ami­ma­lin.com, Ani­maute.fr, Dog­bud­dy.com, Dog­va­cances.fr, Ho­li­dog.com… (pas tou­jours ré­ser­vés aux chiens), aident à choi­sir un foyer sé­rieux.

À quel prix? En­vi­ron 16 eu­ros par jour pour un ani­mal, la nour­ri­ture res­tant à la charge du pro­prié­taire. Le prix est dé­gres­sif en fonc­tion de la du­rée (plus l’ani­mal reste long­temps, moins le ta­rif jour­na­lier est éle­vé) et né­go­ciable en pré­sence de plu­sieurs ani­maux à confier.

Avan­tages. Moins im­per­son­nelle qu’une pen­sion, cette so­lu­tion s’avère op­ti­male en cas de longue ab­sence. Vous pou­vez re­ce­voir des nou­velles de votre ani­mal, des pho­tos, des vi­déos… In­con­vé­nients. Le coût est plus éle­vé que dans un che­nil ou une chat­te­rie (voir cia­près). De plus, les pet-sitters, no­tam­ment les étu­diants, peuvent vivre dans un pe­tit ap­par­te­ment, lo­ge­ment in­ap­pro­prié pour hé­ber­ger cer­tains ani­maux ha­bi­tués à se mou­voir à l’ex­té­rieur, les grands chiens no­tam­ment.

LES PEN­SIONS POUR CHIENS ET CHATS

Par­tout en France, des che­nils, des chat­te­ries (adresses sur des pla­te­formes d’in­for­ma­tions comme 30mil­lions­da­mis.fr, Wa­miz.com) sont te­nus par un per­son­nel qua­li­fié. Il faut les vi­si­ter avant de choi­sir (un éta­blis­se­ment qui re­fuse une de­mande de vi­site doit être écar­té), afin de vé­ri­fier les condi­tions d’hé­ber­ge­ment et de vie des ani­maux ; hy­giène des box, chauf­fés l’hi­ver, om­bra­gés l’été, vac­ci­na­tions exi­gées pour tous les ani­maux gar­dés, ali­men­ta­tion sur me­sure en cas de ré­gime, sor­ties quo­ti­diennes, en­clos d’exer­cice, etc. Les pen­sions pré­sen­tées comme les plus luxueuses ne sont pas for­cé­ment celles où les ani­maux se sentent le mieux. Un lieu simple mais plus cha­leu­reux, plus hu­main, peut tout à fait conve­nir. Le contrat doit pré­ci­ser les ser­vices four­nis, les obli­ga­tions des uns et des autres, les condi­tions d’as­su­rance et le ta­rif.

À quel prix ? En fonc­tion du standing (box in­di­vi­duel ou pas, pro­me­nades, etc.), de la du­rée du sé­jour et du ré­gime ali­men­taire de l’ani­mal : 11 à 25 eu­ros en­vi­ron par jour pour un chien, un peu moins pour un chat (8 à 10 eu­ros), nour­ri­ture com­prise ou non.

Avan­tages. Les ani­maux ne sont pas seuls et peuvent s’amu­ser avec des congé­nères. Les chiens d’at­taque ou de dé­fense (ca­té­go­ries 1 et 2) sont pris en charge par des pro­fes­sion­nels.

In­con­vé­nients. Ce mode de garde ne pro­pose pas du sur-me­sure pour chaque ani­mal. En outre, il n’est pas tou­jours pos­sible de lui ap­por­ter sa nour­ri­ture.

Par­ta­ger les maîtres, oui ; la ga­melle, non !

En juillet, on garde les per­ruches des voi­sins ; en août, ils pren­dront soin du ham­ster des filles.

La pen­sion, une bonne so­lu­tion, sur­tout si votre ani­mal est so­ciable.

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