Je tra­vaille plus, je gagne moins, mais ma vie a plus de goût

Dossier Familial - - AVOIR DES PROJETS - Tho­mas TRABUC, 31 ans, consul­tant de­ve­nu me­nui­sier-ébé­niste à Bor­deaux

Après une école de com­merce, j’ai tra­vaillé quatre ans comme consul­tant chez Ernst & Young à Pa­ris. Mon tra­vail me plai­sait, mais j’avais en­vie de concret. Je viens d’une fa­mille de ma­nuels, et j’ai tou­jours été at­ti­ré par le bois. J’ai dé­ci­dé de pas­ser un CAP d’ébé­niste. Ça m’a plu, j’ai en­chaî­né avec un bac pro­fes­sion­nel de ges­tion des mi­lieux na­tu­rels et de la faune. De­puis trois ans, je suis ins­tal­lé comme ar­ti­san à Bor­deaux. Ce que j’ai ap­pris dans mon an­cien mé­tier me sert beau­coup, no­tam­ment la ges­tion de pro­jet et la re­la­tion clients. Cer­tains ar­ti­sans échouent car ils ima­ginent qu’ils ne vont que tailler du bois… Je passe deux jours par se­maine à l’ate­lier. Le reste du temps, je dé­marche, je prends les com­mandes, je mo­dé­lise en 3D et gère ma pe­tite équipe de trois per­sonnes… Je tra­vaille beau­coup plus qu’avant, je gagne beau­coup moins – un pe­tit smic –, mais ma vie a plus de goût.

Comment exercent les 2,5 mil­lions d’ar­ti­sans fran­çais ?

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.