Les bons plans pour se faire de l’ar­gent

Les étu­diants peuvent pro­fi­ter de leur temps libre pour s’adon­ner à de pe­tites ac­ti­vi­tés ou pra­tiques lu­cra­tives. Dé­tail des der­nières nou­veau­tés en la ma­tière.

Dossier Familial - - SOMMAIRE -

RENTABILISER SES COURSES

Ga­gner quelques eu­ros en rem­plis­sant son pa­nier ? Grâce à des ap­pli­ca­tions comme Shop­mium, l’achat de cer­tains pro­duits est to­ta­le­ment ou par­tiel­le­ment rem­bour­sé par les marques, qui se servent de ce ca­nal pour faire connaître leurs nou­veau­tés. Un bon plan ? Oui, à condi­tion de ne pas être trop at­ta­ché à ses ha­bi­tudes, et d’évi­ter d’ache­ter des pro­duits su­per­flus.

Avis aux dé­tec­tives en herbe : des ap­pli­ca­tions comme Be­myeye, Mo­beye, Step-in vous in­vitent à prendre des pho­tos de cer­tains rayons de su­per­mar­chés pour le compte de marques. « On peut ga­gner entre 5 et 10 eu­ros en vingt mi­nutes et, en étant très mo­ti­vé, on peut vi­ser 200 à 500 eu­ros par mois », af­firme Marc Ma­zière. Même si ce type de mis­sion ré­mu­né­rée est lé­gal, il a son re­vers de mé­daille : « Il m’est ar­ri­vé de me faire re­pé­rer et in­ter­ro­ger par le vi­gile. Pas très agréable. » Ces ap­pli­ca­tions ciblent plu­tôt les ha­bi­tants des grandes villes car les offres de missions y sont plus nom­breuses.

COM­PLÉ­TER SES RE­VE­NUS GRÂCE AUX SON­DAGES

C’est un clas­sique du pe­tit bou­lot étu­diant : le son­dage ré­mu­né­ré. L’étu­diant a le temps d’y ré­pondre car c’est as­sez chro­no­phage. Une au­baine pour les ins­ti­tuts spé­cia­li­sés, qui n’hé­sitent pas à faire ap­pel à ce type de pro­fil. Des ap­pli­ca­tions comme To­lu­na ou My­sur­vey se sont pla­cées sur ce cré­neau, et ré­mu­nèrent les volontaires en échange de la par­ti­ci­pa­tion à un ou plu­sieurs son­dages. So­phie Le­bel, di­rec­trice de la communication du site em­ploi Wiz­bii.com et res­pon­sable du blog étu­diant La Ruche, a réa­li­sé ce type de missions du­rant ses études : « C’est as­sez fa­cile mais il ne faut pas en at­tendre un vrai sa­laire, plu­tôt un pe­tit

com­plé­ment d’en­vi­ron 50 eu­ros de temps en temps ». Marc Ma­zière pré­vient : « On ne gagne pas grand-chose et on se re­trouve fiché. Les fi­chiers sont en­suite re­ven­dus aux marques pour leurs cam­pagnes de communication. Il convient donc de se créer une adresse mail spé­ci­fique. »

BÉ­NÉ­FI­CIER D’AVAN­TAGES GRÂCE AUX BLOGS

Avis aux fans de cui­sine, mode, beau­té, jar­di­nage qui ont une belle plume… Pour­quoi ne pas par­ta­ger votre pas­sion par le biais d’un blog ? Un blog bien ré­fé­ren­cé peut rapporter de l’ar­gent grâce au spon­so­ring : les marques vous paient pour ap­pa­raître et/ou être ci­tées.

« Une bonne idée », d’après So­phie Le­bel, qui a elle-même lan­cé Ki­kia­pa­ris.fr, blog qui ré­per­to­rie les bonnes adresses de la ca­pi­tale, du­rant ses an­nées étu­diantes, « mais à condi­tion de se faire plai­sir car ce­la prend beau­coup de temps, sur­tout au dé­but lors­qu’il faut pro­duire du conte­nu, texte et images, de fa­çon mas­sive. » Au dé­mar­rage, comp­tez une di­zaine d’heures par se­maine pour une ré­mu­né­ra­tion nulle. Un blog est un in­ves­tis­se­ment à long terme, et il faut bien au moins un an pour qu’il de­vienne vi­sible et donc po­ten­tiel­le­ment ren­table… Com­bien peut-il rapporter ? Dans un pre­mier temps, les avan­tages sont sur­tout en na­ture : pro­duits et/ou sor­ties of­ferts par les marques qui sou­haitent être ci­tées. En­suite, « la ré­mu­né­ra­tion se fait es­sen­tiel­le­ment grâce aux ar­ticles spon­so­ri­sés par des clients : comp­tez en­vi­ron 60 eu­ros par ar­ticle », dé­clare Lexane Si­rac, fon­da­trice du blog Reus­sir­me­se­tudes.fr. « Mais pour que le blog reste cré­dible, il ne faut pas plus d’un ar­ticle spon­so­ri­sé sur trois, ce qui

im­plique de pro­duire beau­coup d’autres ar­ticles en plus de ceux qui rap­portent. » À ce­la s’ajoutent des re­ve­nus dits d’af­fi­lia­tion : le blo­gueur per­çoit un pour­cen­tage (en­vi­ron 10 %) sur les pro­duits qu’il conseille. Six ans après son lan­ce­ment, le blog de Lexane Si­rac lui rap­porte entre 500 et 1 000 eu­ros par mois : c’est au­jourd’hui un com­plé­ment à son ac­ti­vi­té sa­la­riée. Un job qu’elle a ob­te­nu en par­tie grâce… à son blog.

« Au-de­là de l’as­pect fi­nan­cier, l’in­té­rêt du blog est aus­si de ser­vir de carte de vi­site à ceux qui sou­haitent se lan­cer dans les mé­tiers de la communication et du mar­ke­ting. »

MON­NAYER SON SA­VOIR

Vendre ses de­voirs cor­ri­gés ? Une source de re­ve­nus à ne pas né­gli­ger : « Des sites comme Pi­mi­do.com, par exemple, mettent en ligne des exer­cices cor­ri­gés et des mé­moires de fin d’études. On est payé en fonc­tion du nombre de té­lé­char­ge­ments. En met­tant en ligne mon mé­moire et quelques exer­cices cor­ri­gés, j’ai

ain­si ga­gné 200 eu­ros », confie So­phie Le­bel. Un plan à ré­ser­ver aux bons élèves car le conte­nu mis en ligne, sou­mis à va­li­da­tion, doit être de qua­li­té !

Pe­tit con­seil à ceux qui vou­draient mon­nayer leurs com­pé­tences lin­guis­tiques en ef­fec­tuant des tra­duc­tions : re­fu­sez sys­té­ma­ti­que­ment

les tests non ré­mu­né­rés sous pré­texte que l’on sou­haite éva­luer votre ni­veau de langue. Il ne s’agit, ni plus ni moins, que d’une ac­ti­vi­té dé­gui­sée, to­ta­le­ment gra­tuite pour le com­man­di­taire. Toute tra­duc­tion réa­li­sée doit être payée.

Dans un autre re­gistre, la nou­velle pla­te­forme col­la­bo­ra­tive Stu­dyad­vi­sor.fr met en re­la­tion des étu­diants avec des ly­céens en quête d’in­for­ma­tions sur leur orien­ta­tion. Le re­cru­te­ment des étu­diants s’ef­fec­tue par un for­mu­laire en ligne. « L’ins­crip­tion est ou­verte à tous, le but étant d’avoir des étu­diants de par­cours mul­tiples et de pou­voir donc échan­ger sur dif­fé­rentes for­ma­tions », in­diquent les fon­da­teurs du site. La ré­mu­né­ra­tion pour « l’étu­diant-conseiller d’orien­ta­tion » est de 5 eu­ros par ap­pel re­çu. Il est éga­le­ment te­nu de four­nir un ré­su­mé de l’échange.

Plus clas­sique, le cours par­ti­cu­lier se décline dé­sor­mais à dis­tance, via une web­cam, pour une meilleure ren­ta­bi­li­té (plus de temps per­du dans les trans­ports). So­phie Le­bel a tes­té la pla­te­forme Su­per­prof.fr : « Les profs fixent eux-mêmes leur ta­rif. Un dé­bu­tant peut de­man­der de 20 à 25 eu­ros de l’heure. La pla­te­forme met en­suite en re­la­tion élèves et pro­fes­seurs. Elle se ré­mu­nère sur le droit d’en­trée des élèves. » Pe­tit bé­mol : mal­gré le dé­ve­lop­pe­ment des nou­velles tech­no­lo­gies, de nom­breux cours se donnent en­core à do­mi­cile, à la de­mande des pa­rents que cette for­mule plus tra­di­tion­nelle ras­sure. En­fin, pour trou­ver des élèves, mieux vaut en­sei­gner l’une des deux ma­tières les plus de­man­dées : ma­thé­ma­tiques et an­glais.

Ga­gner de l’ar­gent en pho­to­gra­phiant les rayons du su­per­mar­ché, c’est pos­sible.

Don­ner des cours aux plus jeunes, un grand clas­sique du job étu­diant.

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