EM­PRUN­TER APRÈS AVOIR ÉTÉ MA­LADE

Dossier Familial - - AVOIR DES PROJETS -

La loi de mo­der­ni­sa­tion du sys­tème de san­té du 26 jan­vier 2016 a ins­tau­ré un « droit à l’ou­bli » pour les can­cers, après un maxi­mum de dix ans (cinq ans s’il a été diag­nos­ti­qué avant l’âge de 18 ans). Pas­sé ce dé­lai, à comp­ter de la fin de la chi­rur­gie, ra­dio­thé­ra­pie ou chi­mio­thé­ra­pie, et si vous n’avez connu au­cune re­chute, vous n’êtes plus te­nu de si­gna­ler cet an­té­cé­dent à la banque ou à l’as­su­reur. Ce qui évite les re­fus de cré­dit. Sans at­tendre aus­si long­temps, vous pou­vez évi­ter les sur­primes qui ren­ché­rissent l’as­su­rance em­prun­teur des an­ciens ma­lades. Con­sul­tez la grille de ré­fé­rence de la con­ven­tion Ae­ras (Ae­ras-in­fos.fr) pour sa­voir si c’est votre cas. Elle a évo­lué le 18 juillet der­nier, en ac­cord avec les nou­velles don­nées de la science. Par exemple, pour le can­cer du sein, du col de l’uté­rus ou le mé­la­nome, les an­ciens ma­lades peuvent bé­né­fi­cier des mêmes ta­rifs d’as­su­rance que tous les autres em­prun­teurs un an après leur gué­ri­son. Le dé­lai n’est que de qua­rante-huit se­maines pour les ex-ma­lades de l’hé­pa­tite C. At­ten­tion ce­pen­dant, la de­mande de prêt ne doit pas ex­cé­der 320000 eu­ros et le contrat d’as­su­rance doit ar­ri­ver à échéance avant votre soixante et on­zième an­ni­ver­saire.

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