5 bonnes rai­sons de pas­ser à l’ac­tion

Quels que soient vos re­ve­nus, votre âge et votre si­tua­tion per­son­nelle, mettre de l’ar­gent de cô­té est tou­jours une bonne idée. Dé­mons­tra­tion.

Dossier Familial - - SOMMAIRE -

1 Il n’est ja­mais trop tard pour éco­no­mi­ser

Mieux vaut bien sûr com­men­cer à épar­gner le plus tôt pos­sible, afin de prendre de bonnes ha­bi­tudes. L’en­trée dans la vie ac­tive, avec les pre­miers re­ve­nus ré­gu­liers, donne l’oc­ca­sion de s’y at­te­ler. Pre­mier ob­jec­tif : se consti­tuer une épargne de pré­cau­tion. À force d’aug­men­ter, ce ca­pi­tal pour­ra aus­si ser­vir d’ap­port pour un achat im­mo­bi­lier dans quelques an­nées. Mais pas de pa­nique : ce n’est pas parce que vous n’avez pas réus­si à épar­gner avant 40 ans qu’il faut re­non­cer. « Il n’est ja­mais trop tard : à 50 ans, il reste en­core une quin­zaine d’an­nées avant la re­traite pour se consti­tuer un ca­pi­tal », ex­plique Maxime Chipoy, res­pon­sable du com­pa­ra­teur Meilleur­pla­ce­ment.com.

2 Épar­gner ré­gu­liè­re­ment, même peu, c’est pro­fi­table

Le se­cret de l’épargne re­pose sur la ré­gu­la­ri­té : il s’avère plus ef­fi­cace d’éco­no­mi­ser chaque mois la même somme, même faible, plu­tôt que d’épar­gner ponc­tuel­le­ment. Car, à moins d’être très dis­ci­pli­né, la ten­ta­tion de dé­pen­ser la somme est grande. « Il faut mettre de l’ar­gent de cô­té ré­gu­liè­re­ment, même s’il s’agit de seule­ment quelques di­zaines d’eu­ros par mois. Sur toute une vie d’épargne, et en te­nant compte de l’ef­fet mul­ti­pli­ca­teur de la per­for­mance, vous ac­cu­mu­le­rez plu­sieurs

di­zaines de mil­liers d’eu­ros », confirme Sté­phane van Huffel, di­rec­teur gé­né­ral de Net In­ves­tis­se­ment, con­seil en ges­tion de pa­tri­moine in­dé­pen­dant. Toutes les banques pro­posent des abon­ne­ments vi­sant à pla­cer au­to­ma­ti­que­ment une somme chaque mois, sur un li­vret d’épargne, un plan d’épargne lo­ge­ment (PEL) ou un contrat d’as­su­rance-vie, par exemple. La somme est pré­le­vée sur votre compte ban­caire à date fixe et in­ves­tie sur le pla­ce­ment de votre choix. Quelques di­zaines d’eu­ros suf­fisent pour ac­cé­der à ce ser­vice gra­tuit. Ces ver­se­ments au­to­ma­tiques pré­sentent par ailleurs un autre avan­tage lors­qu’ils ali­mentent un pla­ce­ment en ac­tions : «Mieux vaut in­ves­tir 100 eu­ros par mois pen­dant un an plu­tôt que 1 200 eu­ros en une seule fois, car ce­la per­met de lis­ser le prix d’achat en Bourse. Ain­si, vous ne ris­quez pas d’ache­ter les ac­tions au plus haut de l’an­née puisque votre prix d’en­trée est ré­par­ti sur douze mois plu­tôt que sur un seul », ren­ché­rit Maxime Chipoy.

3 Se po­ser les bonnes ques­tions

Ré­flé­chis­sez à votre ob­jec­tif. Votre épargne a peut-être pour vo­ca­tion de vous per­mettre de de­ve­nir pro­prié­taire, de pro­té­ger votre fa­mille, de fi­nan­cer les études de vos en­fants ou en­core de leur trans­mettre un ca­pi­tal. Il convient d’es­ti­mer le mo­ment où vous au­rez be­soin du ca­pi­tal mis de cô­té : dans un an, cinq ans, vingt ans ? Il faut aus­si vous in­ter­ro­ger sur le de­gré de risque que vous êtes ca­pable d’as­su­mer. L’en­semble des ré­ponses à ces ques­tions simples et concrètes vous ai­de­ra à dé­ter­mi­ner les pla­ce­ments adap­tés à votre si­tua­tion.

4 Des pro­fes­sion­nels sont là pour vous ai­der

Rien ne vous oblige à vous po­ser ces ques­tions vous-même : ce rôle in­combe à votre conseiller ban­caire ou à votre conseiller en ges­tion de pa­tri­moine. Il ana­ly­se­ra votre si­tua­tion per­son­nelle et vous ai­de­ra à vous consti­tuer une épargne en adé­qua­tion avec vos ob­jec­tifs, votre ho­ri­zon de pla­ce­ment et votre at­ti­tude face au risque.

5 S’in­for­mer gra­tui­te­ment sur la ges­tion du pa­tri­moine

Avec ou sans con­seil d’un pro­fes­sion­nel, il est im­por­tant de com­prendre les no­tions de base de l’épargne : sa­voir dif­fé­ren­cier un ren­de­ment et une per­for­mance, maî­tri­ser les di­vers frais ap­pli­qués aux pla­ce­ments (frais d’en­trée, de ges­tion, d’ar­bi­trage) ou en­core se for­mer aux grandes lignes di­rec­trices de la fis­ca­li­té. Ce point est, de loin, le plus dé­li­cat. La fis­ca­li­té de l’épargne est non seule­ment par­ti­cu­liè­re­ment com­plexe à ap­pré­hen­der, mais aus­si en constante évo­lu­tion. De nom­breux sites offrent la pos­si­bi­li­té de se fa­mi­lia­ri­ser avec ces no­tions. C’est no­tam­ment le cas de la Fi­nance pour tous (La­fi­nan­ce­pour­tous.com), des Clés de la banque (Les­cles­de­la­banque.com) ou en­core de Mes­ques­tions­dargent.fr, le por­tail d’in­for­ma­tion grand pu­blic de la Banque de France.

Même si les ver­se­ments sont mo­destes, leur ré­gu­la­ri­té as­sure la cons­ti­tu­tion d’une épargne qui de­vien­dra consé­quente au fil des ans.

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