Lo­ca­taire, pour­quoi et comment ac­cé­der à la pro­prié­té ?

L’ac­qui­si­tion de la ré­si­dence prin­ci­pale est la pre­mière brique de la cons­ti­tu­tion d’un pa­tri­moine équi­li­bré. Nos conseils pour de­ve­nir pro­prié­taire sans tout sa­cri­fier.

Dossier Familial - - SOMMAIRE -

Plus d’un lo­ca­taire sur deux (56 %) sou­haite de­ve­nir pro­prié­taire de sa ré­si­dence prin­ci­pale, d’après un son­dage CSA pour Em­prun­tis pu­blié en 2018. Une as­pi­ra­tion op­por­tune puisque l’im­mo­bi­lier re­pré­sente le coeur d’un pa­tri­moine équi­li­bré, en com­plé­ment des pla­ce­ments fi­nan­ciers.

Vous n’avez pas en­core as­sez pour ob­te­nir un prêt im­mo­bi­lier

Il est plus fa­cile d’em­prun­ter au­jourd’hui qu’hier grâce au très bas ni­veau des taux de cré­dit. Pour au­tant, tous les lo­ca­taires ne sont pas éli­gibles à un prêt im­mo­bi­lier. Pour en avoir le coeur net, le plus simple est de se tour­ner vers un cour­tier en cré­dit qui dé­ter­mi­ne­ra votre ca­pa­ci­té d’em­prunt, et donc un bud­get maxi­mum. Si ce­lui-ci ne suf­fit pas à vous lo­ger dans le quar­tier ou la ville de votre choix, des so­lu­tions existent pour chan­ger la si­tua­tion. Dif­fi­cile d’amé­lio­rer votre dos­sier d’un coup de ba­guette ma­gique. En re­vanche, vous pou­vez réunir toutes les chances de votre cô­té pour un fu­tur em­prunt en vous consti­tuant un ap­port.

« Les banques pro­posent plus fa­ci­le­ment qu’au­pa­ra­vant des prêts à 110 %, c’est-à-dire fi­nan­çant le bien mais aus­si les droits de mu­ta­tion, de ga­ran­tie et les frais de dos­sier. Pour­tant, dis­po­ser d’un ap­port de 10 % per­met de mieux né­go­cier le taux du cré­dit », précise Cé­cile Roquelaure di­rec­trice des études d’em­prun­tis. L’ob­jec­tif est donc de pla­cer quelques mil­liers d’eu­ros né­ces­saires à cet ap­port. Chaque eu­ro éco­no­mi­sé vous mè­ne­ra sur le bon che­min.

Le plus simple est d’iso­ler cette épargne sur un compte spé­ci­fique, afin de ne pas être ten­té de la dé­pen­ser : un PEL (en­ca­dré page sui­vante) ou un li­vret ré­gle­men­té, comme le li­vret A ou le li­vret de dé­ve­lop­pe­ment du­rable et so­li­daire (LDDS). Ces deux li­vrets rap­portent 0,75 % et sont exo­né­rés d’im­pôt et de pré­lè­ve­ments so­ciaux. Vous pou­vez pla­cer jus­qu’à

22 950 eu­ros sur un li­vret A et 12 000 eu­ros sur

un LDDS. Ce pla­fond est lar­ge­ment suf­fi­sant pour se consti­tuer un ap­port. À no­ter, les mé­nages aux re­ve­nus mo­destes ont ac­cès au li­vret d’épargne po­pu­laire, pla­fon­né à

7 700 eu­ros et rap­por­tant 1,25 %.

Au-de­là de ces pla­ce­ments sans risque, vous pou­vez vous consti­tuer un ap­port avec votre épargne sa­la­riale par le biais de votre plan d’épargne en­tre­prise (PEE) ou de votre plan d’épargne pour la re­traite col­lec­tif (Per­co) si vous avez la chance d’en avoir un. Il est pos­sible d’ac­ti­ver des ver­se­ments au­to­ma­tiques pour ali­men­ter le sup­port pru­dent ou équi­li­bré de votre plan. Vous bé­né­fi­cie­rez peut-être d’un coup de pouce de votre em­ployeur sous la forme d’un abon­de­ment com­plé­tant vos propres ver­se­ments. L’épargne sa­la­riale convient par­ti­cu­liè­re­ment à votre pro­jet puisque l’ac­qui­si­tion de la ré­si­dence prin­ci­pale est un mo­tif de dé­blo­cage an­ti­ci­pé des fonds, tant dans le PEE que dans le Per­co.

Il reste bien sûr pos­sible d’uti­li­ser un contrat d’as­su­rance-vie pour éco­no­mi­ser la somme

des­ti­née à votre pre­mier achat im­mo­bi­lier. Si votre achat s’ins­crit dans le court terme, mieux vaut pri­vi­lé­gier le fonds en eu­ros, à ca­pi­tal ga­ran­ti, afin de sé­cu­ri­ser votre épargne.

Vous pou­vez em­prun­ter

Bonne nou­velle, vous pou­vez sous­crire un prêt pour ache­ter votre ré­si­dence prin­ci­pale. Reste à trou­ver le bien de vos rêves, et à bien pen­ser votre cré­dit im­mo­bi­lier. At­ten­tion à ca­li­brer l’em­prunt en te­nant compte des éven­tuels tra­vaux. Mieux vaut em­prun­ter la somme né­ces­saire en amont plu­tôt que d’être contraint de sous­crire un cré­dit à la consom­ma­tion, à un taux moins avan­ta­geux, pour faire des tra­vaux dans quelques mois.

Veillez aus­si à ne pas sur­es­ti­mer votre ca­pa­ci­té de rem­bour­se­ment. L’achat im­mo­bi­lier n’a pas vo­ca­tion à creu­ser votre dé­cou­vert une fois que vous au­rez com­men­cé à rem­bour­ser le cré­dit.

« Mieux vaut conser­ver une par­tie de son ap­port pour faire face aux dé­penses liées à l’achat: la taxe fon­cière, les taxes de co­pro­prié­té et d’éven­tuels tra­vaux im­pré­vus qui vien­draient alour­dir la note », in­siste Cé­cile Roquelaure. L’as­su­rance em­prun­teur doit, elle aus­si, être mise en concur­rence, comme vous le fe­rez pour le cré­dit, afin de dé­cro­cher le meilleur taux à ga­ran­ties égales.

En­cou­ra­gés par les taux bas, les pri­mo-ac­cé­dants re­pré­sen­taient, en août 2018, 60 % des de­mandes de cré­dit im­mo­bi­lier, se­lon Meilleur­taux.com.

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