#CHÔ­MAGE

Dossier Familial - - SYSTÈME D - Avec Na­ci­ma STITI Res­pon­sable du ser­vice ré­gle­men­taire à Pôle em­ploi

J’ai per­du mon nou­vel em­ploi suite à la rup­ture de la pé­riode d’es­sai. Puis-je ré­cu­pé­rer des droits pour per­ce­voir des al­lo­ca­tions chô­mage ? Léa P., Bayonne (64)

Vous pou­vez être in­dem­ni­sée par Pôle em­ploi après la rup­ture d’une pé­riode d’es­sai seule­ment sous cer­taines condi­tions. En prin­cipe, pour pré­tendre à L’ARE (Al­lo­ca­tion d’aide au re­tour à l’em­ploi), il est né­ces­saire, no­tam­ment, d’avoir été sa­la­rié au moins 4 mois (455 heures ou 88 jours tra­vaillés) au cours des 28 der­niers mois (pour les moins de 53 ans), de re­cher­cher ac­ti­ve­ment un tra­vail et d’avoir été pri­vé in­vo­lon­tai­re­ment d’em­ploi. Des dé­mis­sions sont re­con­nues comme lé­gi­times (ac­cord d’ap­pli­ca­tion n° 14 de la Conven­tion Uné­dic re­la­tive à l’as­su­rance-chô­mage du 14 avril 2017) dans cer­tains cas. Par exemple : sui­vi de son conjoint qui dé­mé­nage pour mo­tif pro­fes­sion­nel ; ma­riage ou pacs avec chan­ge­ment de do­mi­cile ; dé­mis­sion d’un em­ploi exer­cé du­rant moins de 3 mois après la perte in­vo­lon­taire d’un pré­cé­dent tra­vail n’ayant pas don­né lieu à ins­crip­tion à Pôle em­ploi. En outre, la si­tua­tion dif­fère se­lon que la rup­ture de la pé­riode d’es­sai est du fait de l’em­ployeur ou du vôtre. Elle est à l’ini­tia­tive de l’em­ployeur : c’est une ces­sa­tion in­vo­lon­taire du contrat de tra­vail qui en­traîne une ou­ver­ture de droits à L’ARE si vous rem­plis­sez les condi­tions d’at­tri­bu­tion ci-des­sus, ou, le cas échéant, une re­prise de re­li­quat de droits si vous ne les aviez pas to­ta­le­ment épui­sés lors d’une pré­cé­dente in­dem­ni­sa­tion. Elle a pris fin à votre ini­tia­tive : - Cette rup­ture se­ra re­con­nue comme lé­gi­time si elle cor­res­pond à l’un des cas énu­mé­rés par l’ac­cord n° 14 du 14 avril 2017. - Cette rup­ture ne vous se­ra pas op­po­sée si vous avez re­tra­vaillé au moins 65 jours (ce qui équi­vaut à 3 mois) ou 455 heures sans nou­velle rup­ture vo­lon­taire de contrat de tra­vail de­puis. Elle pour­ra don­ner lieu, sous ré­serve de rem­plir les condi­tions, à une ou­ver­ture de droits ou, le cas échéant, à la re­prise d’un re­li­quat de droits non épui­sés. Un con­seil : avant de mettre vo­lon­tai­re­ment fin à une pé­riode d’es­sai, ren­sei­gnez-vous pour sa­voir si des droits à in­dem­ni­sa­tion pour­ront vous être ac­cor­dés. En ef­fet, les cas de dé­mis­sion re­con­nus « lé­gi­times » ré­pondent à de strictes condi­tions qui doivent être jus­ti­fiées.

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