Lien ali­men­ta­tion et hu­meur

Esprit Bébé - - Sommaire -

Vous êtes en­ceinte et vous êtes sou­vent de mau­vaise hu­meur ? Vous croyez que ce sont les hor­mones de la gros­sesse qui sont en cause et qu’il n’y a donc rien à faire ? Ce n’est pas faux, mais ce n’est pas com­plè­te­ment vrai non plus, car l’ali­men­ta­tion a un grand im­pact sur l’équi­libre en­do­cri­nien. Voi­ci comment.

On mange comme on est…

Oui, on mange comme on est et comme on se sent. En ef­fet, nos choix ali­men­taires sont condi­tion­nés par nos hu­meurs. Nos hu­meurs sont en réa­li­té la tra­duc­tion de com­bi­nai­sons par­ti­cu­lières d’hor­mones qui cir­culent dans le corps. Les hor­mones, ces pe­tits mes­sa­gers chi­miques qui trans­mettent une in­for­ma­tion don­née le long du corps condi­tionnent l’en­semble de l’or­ga­nisme, l’en­semble de l’usine corps. L’en­vie de dor­mir ou l’en­vie de se le­ver, la bonne ou la mau­vaise hu­meur, le to­nus ou la fa­tigue, etc. Les hor­mones cir­cu­lant à un mo­ment don­né dans le corps vont donc lar­ge­ment in­fluen­cer nos choix ali­men­taires, mais l’in­verse aus­si est vrai…

Et on de­vient ce qu’on mange !

C’est le lien cause à ef­fet le plus connu : à sa­voir, l’im­pact de l’ali­men­ta­tion sur la fa­çon d’être, de se sen­tir bien ou mal et ou fi­nal la fa­çon d’être et de se conduire en so­cié­té. Quand on mange de la viande, le corps de­vient plus acide. Quand on mange une pomme, les fibres de cette pomme vont se lier aux mé­taux lourds et les éli­mi­ner. Quand on consomme du sucre en grandes quan­ti­tés, le taux de sucre dans le sang aug­mente bru­ta­le­ment. Et quand on consomme des noix ou des amandes, le cer­veau se nour­rit très vite d’omé­ga-3 et on se sent tout de suite très bien. Ce sont quelques exemples qui montrent l’im­pact de la nour­ri­ture sur la chi­mie du corps. Et c’est cette même chi­mie qui va fa­çon­ner la chi­mie des neu­ro­trans­met­teurs, qui sont, il faut le sa­voir, fa­bri­qués sur­tout dans le cô­lon, pas dans le cer­veau.

Les in­tes­tins, le deuxième cer­veau…

L’ex­pres­sion prend tout son sens quand on sait que le cô­lon est le lieu pri­vi­lé­gié où se fa­briquent les hor­mones qui vont condi­tion­ner nos hu­meurs. En ef­fet, il est peut-être plus lo­gique de pen­ser que c’est dans le cer­veau que se fa­briquent les neu­ro­trans­met­teurs qui dé­ter­minent nos hu­meurs, mais ce n’est pas la réa­li­té. La nour­ri­ture est donc le pre­mier dé­ter­mi­nant des hu­meurs et par la suite du type de com­por­te­ment social que l’on a. La nour­ri­ture est le pre­mier fac­teur qui va in­fluer sur la qua­li­té du som­meil aus­si. Quand on mange des glu­cides le soir, c’est le Try­to­phane (un acide ami­né es­sen­tiel) qui va être le pré­cur­seur de la mé­la­to­nine, l’hor­mone ma­jeure qui va dé­ter­mi­ner l’en­vie (et la qua­li­té) du som­meil. Si vous êtes en­ceinte, vous de­vez d’au­tant plus faire at­ten­tion à ce que vous man­gez, car ce­la va im­pac­ter non seule­ment votre corps et la chi­mie de votre corps ; mais aus­si celle de bé­bé. Sa­chez par exemple que bé­bé connait très bien et s’ha­bi­tue vite au goût du sucre. Plus vous en man­gez, plus vous fa­çon­nez les en­vies ali­men­taires fu­tures de l’en­fant et donc les com­bi­nai­sons d’hor­mones qui vont cir­cu­ler dans son corps. Toute femme en­ceinte se pose de nom­breuses ques­tions à pro­pos de son ali­men­ta­tion du­rant la gros­sesse. « Est-ce que je peux man­ger ça ? Est-ce que c’est bon pour mon bé­bé ? En quelle quan­ti­té ? ». Avec ce livre, dé­cou­vrez un pro­gramme et des re­cettes réa­li­sées par une nu­tri­tion­niste, les ali­ments à évi­ter et le pla­card idéal de la femme en­ceinte pour faire ri­mer gros­sesse avec équi­libre, har­mo­nie, bien-être et beau bé­bé ! Edi­tions Man­go - 128 pages – 12,95 € En li­brai­rie le 20 jan­vier.

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