France Football

Après match, c’est 3MT

Destiné aux rugbymen et aux footeux, cette jeune marque habille les sportifs fêtards.

- Arnaud Tulipier

Tout a commencé par un accident. Littéralem­ent. Héros du quotidien, Stéphane, pas récompensé par sa bonne action, s’est cassé la jambe l’année dernière en courant derrière un voleur de sac à main. La mauvaise chute va pourtant le pousser au grand saut. « Pendant que j’étais cloué sur mon canapé, je me suis dit que c’était l’occasion de me lancer dans un projet que j’avais en tête depuis longtemps. C’était un 9 juin, le jour de mon anniversai­re, on s’est jetés à l’eau. » L’idée n’est pas originale, mais la réalisatio­n l’est : avec son épouse, il imagine et dessine des visuels pour lancer sa ligne de vêtements, tee-shirts, pulls, masques (Covid oblige).

Le nom de sa marque, 3MT, troisième mi-temps, laisse penser qu’il s’adresse en priorité aux rugbymen. Pas tout à fait. S’il est clermontoi­s d’origine et ancien joueur d’ovale, Stéphane a d’abord tapé dans une balle ronde en sections sport-études au Clermont Foot avant de bifurquer. Le premier modèle de la collection était d’ailleurs inspiré de cet amour de jeunesse : un terrain de foot, avec deux chopes de bières pour symboliser la surface de réparation. Parfait symbole d’une initiative mêlant effort physique et réconfort d’après-match. « La troisième mi-temps, c’est la fête, ça n’existe pas qu’au rugby. J’ai pas mal de produits à destinatio­n du rugby car j’ai quelques connaissan­ces dans ce monde-là comme Aurélien Rougerie (NDLR : ancien capitaine de L’AS Montferran­d et internatio­nal), mais tout est parti de ce tee-shirt 100 % foot ! »

ÉTHIQUE ET RESPONSABL­E Troisième mi-temps, 3MT pour les connaisseu­rs et le site internet (3mt.shop), va continuer à raffermir son rapport avec le football (d’autres choses vont venir, pour le foot mais aussi le tennis, par exemple). La crise du Covid a ralenti son élan, mais n’a pas mis l’entreprise en péril de par l’option prise dès le départ : 3MT ne produit « qu’à la demande », ce qui permet de ne pas avoir de stock, donc d’argent dehors. Pour la fabricatio­n, les produits viennent d’asie, mais la marque annonce

« des vêtements éthiques et responsabl­es », et s’enorgueill­it d’avoir reçu « plusieurs labels de gage de qualité », coton bio et vegan, polyester recyclé et autres initiative­s respectant la planète. Une façon de ne pas gâcher la fête quand on s’appelle « Troisième mi-temps »...

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