Les Pus­sy­cat Dolls, cha­tons sur un toit brû­lant

Glamour (France) - - La Une -

Au dé­part troupe bur­lesque com­po­sée de pin-up se pro­dui­sant avec des stars comme Gwen Ste­fa­ni, Ca­me­ron Diaz ou Car­men Elec­tra, les Pus­sy­cat Dolls ont eu une car­rière aus­si courte que fruc­tueuse. Pas mal pour un groupe qui n’en était pas vrai­ment un. En ef­fet, c’est Ni­cole Scher­zin­ger, an­cienne ga­gnante de l’émis­sion Pops­tars aux États-unis, qui est choi­sie pour chan­ter la ma­jeure par­tie des mor­ceaux, au dé­tri­ment des autres, re­lé­guées au rang de dan­seuses et cho­ristes. Chez les Pus­sy­cat Dolls, la mu­sique est sur­tout là pour ser­vir l’hy­per­sexua­li­sa­tion de ses membres : les pa­roles sont agui­cheuses (« Ne sou­hai­te­rais-tu pas que ta pe­tite amie soit aus­si ca­non que moi ? », de­mandent-elles dans « Don’t Cha ») et leurs clips, in­can­des­cents. De la mu­sique ca­li­brée pour les clubs et les ra­dios, mais pas seule­ment : par­mi leurs fans, on croise aus­si bien des pe­tites filles im­pres­sion­nées par cet em­po­werment mar­ke­té, que des jeunes hommes voyant en elles une source in­ta­ris­sable de fan­tasmes. Deux al­bums plus tard, le groupe se dis­sout, lais­sant der­rière lui qua­rante- mil­lions de singles écou­lés et une Ni­cole qui cherche à bâ­tir une car­rière so­lo. La ré­pu­ta­tion sul­fu­reuse du groupe prend hé­las une al­lure sor­dide lors­qu’en pleine af­faire Wein­stein, une an­cienne membre, qui a quit­té le na­vire juste avant le pre­mier al­bum, af­firme avoir été vio­lée à plu­sieurs re­prises à l’époque et re­proche au groupe de n’être qu’un vaste ré­seau de pros­ti­tu­tion… Des ac­cu­sa­tions que Ro­bin An­tin, la cho­ré­graphe à l’initiative du groupe, a ba­layées d’un re­vers de main.

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