TOC, TOC, TOC, Qui tape à la porte ?

ci­né­ma, il s’agit gé­né­ra­le­ment d’un abo­mi­nable tueur, comme dans Shi­ning ou Hal­lo­ween. Ou alors d’un zi­go­to ri­go­lo tel Ro­wan At­kin­son dans John­ny En­glish contre-at­taque. Zoom sur cet ou­til nar­ra­tif dont usent et abusent les ci­néastes pour sus­ci­ter le rire

Glamour (France) - - La Une -

l s’en passe des choses der­rière les portes au ci­né­ma : dans les films d’hor­reur et les thril­lers, elles s’ouvrent ou se re­ferment sou­vent sur des choses ter­ribles, en­fouies et in­avouables (les dé­mons ta­pis dans les re­coins de notre cer­veau ?). On tremble en­core rien que de pen­ser au ric­tus ma­lé­fique de Jack Ni­chol­son bri­sant à coups de hache la porte la plus cé­lèbre du ci­né­ma : celle de la salle de bains où se ré­fu­gient Dan­ny et sa mère dans Shi­ning, film culte de Stan­ley Ku­brick. Dans le thril­ler fran­çais Jus­qu’à la garde, sor­ti en fé­vrier, c’était à coups de ca­ra­bine que De­nis Mé­no­chet dé­fon­çait la ser­rure de la salle de bains pour en dé­lo­ger une Léa Dru­cker pa­ni­quée. Des portes, il y en a aus­si beau­coup dans Hal­lo­ween, la suite, qua­rante ans après, de Hal­lo­ween, La Nuit des masques de John Car­pen­ter : celle des toi­lettes pu­bliques der­rière la­quelle se cache une ado ter­ro­ri­sée ou celle guet­tée par Lau­rie Strode, la soeur du tueur ( Ja­mie Lee Cur­tis, de re­tour pour l’oc­ca­sion avec un look gri­son­nant) prête pour l’af­fon­te­ment fi­nal avec son dé­mo­niaque fran­gin. Dans d’autres films, la porte se fait magique et de­vient lieu de pas­sage vers un autre uni­vers. En la fran­chis­sant, Ju­dy Gar­land passe du noir et blanc à la cou­leur dans Le Ma­gi­cien d’oz tan­dis que Mia Wa­si­kows­ka, dans le Alice au Pays des mer­veilles de Tim Bur­ton, tombe sur le cha­pe­lier fou. Quand elle ne sug­gère pas la peur ou le mer­veilleux, la porte fait rire. Au théâtre, les au­teurs Cour­te­line, La­biche ou Fey­deau ont fait cla­quer les portes plus qu’il n’en faut, dé­voi­lant aux yeux des ma­ris co­cus les amants en ca­le­çon. Un pro­cé­dé co­mique re­pris dans les pre­miers films muets de Lau­rel et Har­dy ou des Marx Bro­thers et qui per­dure au­jourd’hui. En oc­tobre, c’est Ro­wan At­kin­son, l’ex-mr Bean, qui nous fe­ra le coup de la porte. Dans John­ny En­glish contre-at­taque, la suite des aven­tures de l’es­pion an­glais, il res­semble à un James Bond qui fe­rait tout de tra­vers. On a beau­coup ri quand cet agent très spé­cial, en mis­sion dans le Sud de la France, se re­trouve coin­cé par son air­bag, la face écra­sée contre la vitre de sa voi­ture. Mais écrire que Ro­wan At­kin­son est drôle, n’est-ce pas en­fon­cer une porte ou­verte ? John­ny En­glish contre-at­taque, de Da­vid Kerr, sor­tie le 10 oc­tobre. Hal­lo­ween, de Da­vid Gor­don Green, sor­tie le 24 oc­tobre.

L’in­cre­vable Ja­mie Lee Cur­tis dans le nou­vel Hal­lo­ween.

Le dé­so­pi­lant Ro­wan At­kin­son dans John­ny En­glish contreat­taque.

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