RO­MAIN EX­CLU PAR LES AMIS DE SON CHÉ­RI

Glamour (France) - - La Une -

« Quand j’ai ren­con­tré mon der­nier amou­reux, je me suis re­trou­vé au mi­lieu d’un clan consti­tué de ses six meilleurs amis : tous avaient vé­cu des di­vorces ou des trau­mas d’en­fance et se consi­dé­raient comme une fa­mille. Ils se re­ven­di­quaient de va­leurs de gauche, éco­los, co­ol, mais en réa­li­té, je me suis tout de suite sen­ti (mal) ju­gé. Ils me re­pro­chaient ma dé­sin­vol­ture au quo­ti­dien alors qu’eux étaient des « ci­toyens res­pon­sables ». Le fait que je vote Ma­cron au se­cond tour de la pré­si­den­tielle contre Le Pen les a mis hors d’eux. Ils sou­te­naient Mé­len­chon et prô­naient le vote blanc. Ils avaient un fonc­tion­ne­ment ul­tra-cla­nique : dès que l’un d’entre eux vou­lait faire quelque chose – ache­ter des fringues ou boire un ca­fé –, tout le monde don­nait son avis. Moi j’étais amou­reux, alors je fai­sais tout pour leur plaire : j’of­frais de su­per ca­deaux, de l’écoute, de la gen­tillesse. Je n’étais ja­mais re­mer­cié. Ça me ren­dait ner­veux, j’en per­dais mon na­tu­rel. Un jour, ils ont som­mé mon mec de me quit­ter, comme ils l’avaient dé­jà fait pour un autre membre du groupe, ai-je ap­pris par la suite. Au dé­but, il a ré­sis­té, puis il m’a quit­té du jour au len­de­main et est re­tour­né vers eux en se po­si­tion­nant en vic­time. Ce groupe qui se di­sait for­mi­dable, ils se fai­saient du mal et m’en ont fait aus­si. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.