POUR­QUOI ON NE S’IN­TÈGRE PAS ?

LA RÉ­PONSE DE PEG­GY BE­NOIST Psy­cho­logue et psy­cha­na­lyste

Glamour (France) - - La Une -

« Dès la nais­sance, sans le choi­sir, on in­tègre un groupe dit “d’ap­par­te­nance” : la fa­mille. On y ap­prend des codes et des va­leurs afin de struc­tu­rer et de sa­tis­faire ses be­soins d’af­fi­lia­tion, de re­con­nais­sance et de dé­fi­nir son iden­ti­té so­ciale. À l’âge adulte, on de­vient libre de conser­ver les va­leurs trans­mises ou de s’en éloi­gner. On peut alors choi­sir un nou­veau groupe dit de “ré­fé­rence” que l’on com­pare avec son groupe d’ap­par­te­nance. Mais si on dé­cide de s’éloi­gner de ce der­nier, il fau­dra ap­prendre les codes du nou­veau groupe. Dif­fi­cile : une per­sonne sur deux souffre de ti­mi­di­té, pho­bie so­ciale etc., sou­vent hé­ri­tées de sa fa­mille. Bref, le pas­sage d’un groupe à l’autre dé­ter­mine une bonne par­tie de nos rap­ports so­ciaux dans notre fu­ture vie. »

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