LÀ OÙ LES CHIENS ABOIENT PAR LA QUEUE d’es­telle-sa­rah Bulle

À tra­vers leur propre his­toire, quatre membres d’une même fa­mille ra­content celle de la Gua­de­loupe des an­nées 1950 à au­jourd’hui. Un pre­mier livre mer­veilleux d’une au­teure à suivre. Ex­traits.

Glamour (France) - - La Une -

1. « Fais at­ten­tion ma fille. Ta tante An­toine, c’est une fa­ti­gante. Elle va te chauf­fer les oreilles avec ses ba­vas­se­ries. » (p. 45) 2. « Je peux te ra­con­ter, moi aus­si, ce qu’était la Gua­de­loupe. Quelques éblouis­se­ments, et puis rien que des bles­sures. » (p. 45) 3. « Tout ce qui tou­chait au sexe était pa­roles d’hommes émé­chés qu’on en­ten­dait

les soirs de bal et qu’on ne de­vait ja­mais ré­pé­ter… » (p. 70) 4. « Je suis la gar­dienne des choses stu­pides. J’en ai en ré­serve plus que tu ne sau­ras ja­mais. » (p. 156)

5. « La voix d’hi­laire cou­lait sur des mots vifs et so­nores. Une voix de porte bran­lante, de pluie forte sur des pierres, de mo­teur de guim­barde. » (p. 178) 6. « En la voyant là, m’est ve­nue tout à coup l’image d’un pois­son

frais épin­glé sur un mur. » (p. 261) 7. « Son can­cer, elle va l’en­rou­ler au­tour de son in­dex et l’en­voyer val­ser par-des­sus son épaule, c’est moi qui te le dis. » (p. 272)

8.  « Cette ban­lieue que tu hé­sites à ai­mer ou dé­tes­ter a été notre place, l’en­droit de l’ou­bli et de l’in­dif­fé­rence. Une in­dif­fé­rence li­bé­ra­trice. » (p. 275) Là où les chiens aboient par la queue, d’es­telle Sa­rah-bulle, éd. Lia­na Lé­vi, 14,99 €.

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