Zach John­son, le pa­tient écos­sais

Golf Magazine - - OBJECTIF -

Pour la deuxième fois de son his­toire, après l’édi­tion de 1988, le Bri­tish Open s’est ter­mi­né un lun­di en rai­son de la pluie du ven­dre­di et de la qua­si tem­pête du sa­me­di, qui avaient éta­lé le deuxième tour sur deux jour­nées à Saint-an­drews. Et cette 144e édi­tion a tour­né au ma­ra­thon, jus­qu’au bout de la per­sé­vé­rance des com­pé­ti­teurs. En ef­fet, c’est un play-off à trois joueurs, dis­pu­té sur quatre trous et par un temps tout à fait écos­sais, qui a dé­ci­dé du sort de l’épreuve, ter­mi­née à presque 20 heures par le triomphe de Zach John­son. Lors de cet ul­time sprint fi­nal, maî­tri­sé de bout en bout grâce à son sang-froid, l’amé­ri­cain de Ce­dar Ra­pids, dans l’io­wa, s’est mon­tré su­pé­rieur d’un coup face au Sud-afri­cain Louis Oos­thui­zen, consa­cré à Saint-an­drews en 2010 et dé­jà deuxième à L’US Open un mois plus tôt, et de trois points face à l’aus­tra­lien Mark Leish­man, un peu spec­ta­teur lors de cette ex­pli­ca­tion tri­par­tite. Sous le choc de ce suc­cès sur­ve­nu huit ans après son triomphe au Mas­ters, Zach John­son a été vite fé­li­ci­té sur le green du 18 par ce­lui qui avait ra­té d’un point son in­vi­ta­tion à ce play-off, en la per­sonne de Jor­dan Spieth, 4e, avec un to­tal de -14 contre -15 aux trois pre­miers. Spieth bat­tu (à éga­li­té avec Jason Day), mais Spieth tout près d’un nouvel ex­ploit. Comme Ar­nold Pal­mer, vain­queur du Mas­ters, de L’US Open, mais do­mi­né d’un point par l’aus­tra­lien Kel Nagle à Saint-an­drews en 1960, le Texan a bu­té, hé­las, sur la troi­sième marche du Grand Che­lem non sans pa­nache, à l’image de son putt de 12 mètres sur le 16 qui l’a alors re­pla­cé en tête avec John­son et Leish­man. Mal­heu­reu­se­ment pour lui, un bo­gey sur le fa­meux « Road Hole » du 17 (où il a fi­ni à +3 sur l’en­semble du tour­noi) s’est avé­ré trop coû­teux avant le 18, où il a ra­té le bir­die d’un souffle de­puis la fa­meuse « Val­lée des pê­chés ». En l’ab­sence du te­nant du titre, Ro­ry Mcil­roy, mis sur la touche par une bles­sure à la che­ville, et alors que Ti­ger Woods n’en fi­nit plus de dé­va­ler les marches de la gloire (147e comme à L’US Open un mois plus tôt), Jor­dan Spieth a dé­mon­tré spec­ta­cu­lai­re­ment qui était l’ac­tuel pa­tron du golf mon­dial. Son (si rare) double bo­gey sur le 8, le lun­di, a été pra­ti­que­ment la seule grosse « ra­ture » de ce

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.