ALEXAN­DER LE­VY

C’est au golf de Chan­tilly, à l’oc­ca­sion d’une jour­née or­ga­ni­sée fin mai par l’hor­lo­ger suisse Hu­blot, que nous avons ren­con­tré Alexan­der Le­vy. Avec na­tu­rel et fran­chise, le nu­mé­ro 1 fran­çais nous a confié ses am­bi­tions pour la pro­chaine Ryder Cup et son

Golf Magazine - - SOMMAIRE - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR JEAN-ÉDOUARD BISSONNET - PHO­TOS PHI­LIPPE MILLEREAU / KMSP

Le n°1 fran­çais nous a confié, avec na­tu­rel et fran­chise, son rêve de gra­vir les der­nières marches qui le sé­parent du très haut ni­veau et ses am­bi­tions pour la pro­chaine Ryder Cup.

Le pre­mier tiers de la sai­son* s’est plu­tôt bien pas­sé pour vous, avec une 4e place à Oman et à Du­baï, une 7e place à Abu Dha­bi et, sur­tout, une vic­toire au Tro­phée Has­san II.

C’est ef­fec­ti­ve­ment une pre­mière par­tie de sai­son très po­si­tive, très pro­met­teuse. C’est la pre­mière fois de ma car­rière que je com­mence aus­si bien mon an­née, donc je suis vrai­ment content. Mais je ne dois pas me conten­ter de ces résultats et res­ter sur ces ac­quis. Au contraire, je dois com­prendre ce qui m’a per­mis de per­for­mer pour al­ler en­core plus loin.

Ces per­for­mances vous ouvrent les portes du Top 50 mon­dial et des plus grandes épreuves. C’est une vraie op­por­tu­ni­té de dé­fendre vos chances pour la qua­li­fi­ca­tion en Ryder Cup ?

Bien évi­dem­ment, mais pas uni­que­ment. C’est un ob­jec­tif glo­bal et pas seule­ment cen­tré sur la Ryder Cup. Cet évé­ne­ment peut chan­ger une car­rière, sur­tout pour un Fran­çais lors­qu’il se joue en France… Je vais dé­fendre mes chances afin de pou­voir y par­ti­ci­per, mais comme je l’ai dé­jà dit, je ne me fo­ca­lise pas sur la Ryder Cup. Ce qui est im­por­tant est d’avoir pro­gres­sé, d’avoir su me re­mettre en ques­tion et d’avan­cer sur mon jeu. Ce bon dé­but de sai­son m’a ou­vert les portes du Top 50 mon­dial, mais ce n’est pas une fin en soi. C’est juste une étape. Main­te­nant, je dois voir plus loin, vi­ser le PGA Tour et réa­li­ser ces per­for­mances sur des gros tour­nois.

Avant le Tro­phée Has­san II, vous in­di­quiez que vous n’aviez pas votre place en Ryder Cup. Est-ce que cette vic­toire au Ma­roc change la donne ?

Je pense… (Il hé­site) que c’est en­core le cas… Seule­ment, je trouve que mon jeu a évo­lué, que je suis en pleine pro­gres­sion. Et c’est le plus im­por­tant pour moi. Ce que j’ai dit avant le Tro­phée Has­san II, c’est que je n’avais pas alors le ni­veau de jeu pour par­ti­ci­per à la Ryder Cup, parce que j’étais au­de­là du Top 50 mon­dial. Au­jourd’hui, j’ai en­core fran­chi une marche sup­plé­men­taire et c’est ce que je veux re­te­nir.

Vous avez dis­pu­té l’eur­asia Cup. Comment vous sen­tez-vous lors de telles com­pé­ti­tions par équipes et en match-play ?

C’était ma pre­mière sé­lec­tion en équipe eu­ro­péenne. Je n’avais ja­mais vé­cu ce­la, y com­pris chez les ama­teurs. En

«L’es­ca­lier est en­core long, très long. Je n’en vois même pas le bout! Mais une car­rière de gol­feur, c’est long aus­si…»

fait, cette se­maine a dé­clen­ché tous les bons résultats de ce dé­but d’an­née. L’in­vi­ta­tion de Tho­mas Bjørn à in­té­grer l’équipe eu­ro­péenne de l’eur­asia Cup a eu des ef­fets très po­si­tifs sur ma confiance. Je sais qu’il m’a don­né cette wild card parce que j’avais ter­mi­né pre­mier des non-qua­li­fiés au­to­ma­ti­que­ment, mais aus­si parce qu’il es­père qu’il puisse y avoir un joueur fran­çais dans son équipe de Ryder Cup.

Quels sont vos meilleurs sou­ve­nirs lors d’épreuves par équipes ?

Chez les ama­teurs, j’ai été cham­pion du monde par équipes en 2010 et ce­la res­te­ra à ja­mais l’un de mes meilleurs sou­ve­nirs. Ce fut une se­maine in­croyable et un vrai dé­clic dans ma car­rière. C’était la pre­mière fois que la France de­ve­nait cham­pionne du monde ama­teurs par équipes. En plus, nous étions une bande de potes, avec Ro­main Wat­tel et Jo­hann Lo­pez-la­za­ro. C’est dif­fi­cile de com­pa­rer ce­la avec l’eur­asia Cup, où on est dé­sor­mais dans le monde pro­fes­sion­nel. En plus, j’étais un peu le pe­tit nou­veau au mi­lieu des grands. J’ai beau­coup ap­pris. J’ai eu la chance de jouer un match en 4 balles avec Hen­rik Sten­son, un for­mi­dable joueur. Ce­la m’a per­mis de cô­toyer ces gens-là et de voir comment ils fonc­tionnent.

Qu’est-ce que vous en avez re­te­nu jus­te­ment ?

J’ai pu les ob­ser­ver et com­prendre un peu mieux pour­quoi ils sont si bons. Ce­la tient à de nom­breux pe­tits dé­tails dans leur ma­nière de s’en­traî­ner, à l’in­ten­si­té qu’ils mettent dans chaque coup, y com­pris à l’en­traî­ne­ment, au dé­ta­che­ment qu’ils ont par rap­port à l’évé­ne­ment et à leur jeu. L’at­ti­tude est très im­por­tante. Dans une car­rière, vous avez tou­jours des hauts et des bas, et il est in­té­res­sant de voir comment ils les gèrent, comment ils trans­forment le né­ga­tif en po­si­tif et leur ca­pa­ci­té à se nour­rir du po­si­tif. Plus on cô­toie ces joueurs, plus on ap­prend et plus ils nous tirent vers le haut pour ar­ri­ver à notre meilleur ni­veau.

Lors­qu’on est dans une course à la qua­li­fi­ca­tion, comme pour la Ryder Cup, quelle est la bonne at­ti­tude men­tale à adop­ter ?

Vous vou­lez vrai­ment le sa­voir ? Ré­pondre le moins pos­sible aux ques­tions sur la Ryder Cup ! (Il éclate de rire) Tous les joueurs fran­çais sont conscients que c’est un évé­ne­ment ex­tra­or­di­naire et on fe­ra tous le maxi­mum pour pou­voir y par­ti­ci­per. Mais il y a tel­le­ment de pa­ra­mètres qui rentrent en ligne de compte, tel­le­ment de bons joueurs en com­pé­ti­tion… Je peux faire la meilleure sai­son de ma car­rière et ne pas y par­ti­ci­per tant la concur­rence est éle­vée.

Le mieux est de ne pas y pen­ser alors… ?

J’es­saie de m’en dé­ta­cher au maxi­mum, car si on ne pense qu’à la Ryder Cup avec cet unique ob­jec­tif, ce­la risque de nous bouf­fer de l’in­té­rieur. Et la dé­cep­tion se­ra énorme si on n’y par­vient pas. For­cé­ment, jouer la Ryder Cup est un ob­jec­tif, mais ce n’est pas le seul. Je veux jouer les Ma­jeurs, pou­voir en ga­gner, al­ler jouer sur le PGA Tour… Je com­prends l’at­tente très forte des fans de golf, des jour­na­listes… Mais

soyez as­su­rés que tous les joueurs fran­çais fe­ront leur maxi­mum pour ga­gner leur place. Chaque se­maine, on a de bons résultats. Il faut juste pro­fi­ter de nous voir bien jouer et ar­rê­ter de trop cal­cu­ler. On sau­ra vite ce qu’il en est…

Que vous a ap­pris votre vic­toire au Tro­phée Has­san II, votre 5e titre en Eu­rope ?

Ma grande sa­tis­fac­tion est d’avoir ga­gné sur un par­cours exi­geant, ce­lui de Dar Es Sa­lam à Ra­bat, au Ma­roc. Sur le cir­cuit eu­ro­péen, on a sou­vent l’ha­bi­tude de voir des tour­nois qui se rem­portent entre -15 et -20. Or, là, je me suis im­po­sé en -8 ! Ce fut un pur plai­sir de jouer un bon golf sur un par­cours com­pli­qué et qui de­man­dait beau­coup de ré­flexion.

De­puis un an, vous tra­vaillez avec Pete Co­wen. Quel bi­lan faites-vous d’ores et dé­jà de votre col­la­bo­ra­tion ?

Je consi­dère que j’ai fran­chi une marche de plus dans ma pro­gres­sion. Je n’ou­blie pas tous les coachs avant Pete, qui m’ont per­mis d’ar­ri­ver à ce ni­veau-là, mais j’avais be­soin d’autre chose. Et je sais au­jourd’hui que Pete était l’homme idéal pour pas­ser ce cap, que ce soit au ni­veau tech­nique ou men­tal. Quand vous tra­vaillez avec un coach qui col­la­bore avec les plus grands pros de la pla­nète, il sait ce qu’il faut faire pour être le meilleur. En plus des joueurs qu’il voit of­fi­ciel­le­ment, il tra­vaille aus­si avec beau­coup d’autres pros de fa­çon plus in­for­melle. Je pense qu’il col­la­bore ou a col­la­bo­ré plus ou moins di­rec­te­ment avec une bonne cin­quan­taine de pros aus­si bien en Eu­rope qu’aux États-unis. Il a une ex­pé­rience unique et il m’ap­porte for­cé­ment beau­coup.

Pour­quoi avoir choi­si de tra­vailler avec lui ?

J’avais en­vie d’une autre cul­ture, d’une autre ap­proche. Je suis très fran­çais et très at­ta­ché à mes ori­gines, mais j’avais be­soin de voir les choses dif­fé­rem­ment, d’un autre dis­cours, et j’ai choi­si un coach bri­tan­nique. Et l’un des plus ré­pu­tés ! D’ailleurs, il n’a pas ac­cep­té tout de suite de tra­vailler avec moi. Ce­la a pris deux ou trois mois. Au dé­but, ce­la se fai­sait par l’in­ter­mé­diaire d’agents, puis j’ai dé­ci­dé d’al­ler le voir di­rec­te­ment. Il m’a alors ex­pli­qué qu’il avait en­vie de tra­vailler avec moi, mais qu’il vou­lait être sûr de pou­voir le faire à 100 %. On s’était dé­jà vu, un an et de­mi plus tôt.

Nous avions alors beau­coup dis­cu­té de mon swing et de ce qu’il en pen­sait. Pete me connais­sait dé­jà un peu. Et après deux ou trois mois de ré­flexion, il m’a dit qu’il ac­cep­tait.

Comment s’or­ga­nisent vos séances de tra­vail avec Pete Co­wen?

J’aime bien al­ler le voir chez lui, à Shef­field, en An­gle­terre. Mais on s’est aus­si pas mal vu aux États-unis, car il a beau­coup de joueurs qui vivent comme moi en Flo­ride [NDLR : Alexan­der vit à Mia­mi Beach). Pete tra­vaille éga­le­ment beau­coup avec mon cad­dy Tom Ay­ling pour faire en sorte que notre bi­nôme soit le plus per­for­mant pos­sible en tour­noi. Mais j’ai éga­le­ment fait le choix de m’ad­joindre les ser­vices de Laurent Ca­banne, pro au golf de Mo­liets et spé­cia­liste du Tra­ck­man, en tant que per­for­mance coach avec tout ce que ce­la im­plique de ri­gueur et de masse de tra­vail. Laurent est le re­lais de Pete Co­wen au jour le jour et il m’aide à struc­tu­rer mes séances de tra­vail. Avec lui comme avec Pete, nous pas­sons beau­coup de temps sur le par­cours, en si­tua­tion, à ta­per dans toutes les po­si­tions, des balles hautes, basses, en pente, de­puis le bun­ker…

Il n’y a pas de séances types ?

Non, mais ce sont tou­jours des grosses jour­nées. Nous sommes al­lés, par exemple, à Du­baï avec Laurent Ca­banne et Tom Ay­ling, mon cad­dy. Pen­dant cinq jours, nous nous sommes en­traî­nés de 10 heures du ma­tin à 21 heures le soir. Nous avons fait un vé­ri­table camp d’en­traî­ne­ment pour bos­ser dans tous les as­pects du jeu : put­ting, chip­ping, long jeu, dri­ving, au prac­tice et sur le par­cours… Et c’est ce qui m’a per­mis, la se­maine d’après, de rem­por­ter le Tro­phée Has­san II.

Pete Co­wen vous de­mande un vo­lume de tra­vail par­ti­cu­lier ?

C’est moi qui m’im­pose cette masse de tra­vail. En tant que joueur pro, je suis mon propre pa­tron et c’est à moi de dé­ci­der ce que je veux faire, ce que je veux mettre en place. J’ai 27 ans et en­vie d’al­ler au plus haut ni­veau. Pour ce­la, il fal­lait que j’aug­mente ma quan­ti­té de tra­vail, sur le plan tech­nique, mais aus­si sur le plan phy­sique, ou en­core au put­ting, d’où mon choix de tra­vailler éga­le­ment avec l’un des spé­cia­listes en la ma­tière, l’an­glais Phil Ke­nyon. J’ai sen­ti que j’en avais be­soin. Pour faire par­tie des meilleurs, il n’y a pas de se­crets, il faut bos­ser.

La fa­çon de tra­vailler de Pete Co­wen dif­fère-t-elle beau­coup de celle d’alain Al­ber­ti, votre an­cien coach?

Je ne pour­rais pas com­pa­rer ce que je fai­sais avec Alain et ce que je fais au­jourd’hui avec Pete. Du­rant cinq sai­sons, Alain m’a ap­por­té beau­coup de bonnes choses. J’ai quand même rem­por­té trois vic­toires avec lui sur le Tour eu­ro­péen. Avec Alain, nous avons réa­li­sé un su­per bou­lot, mais j’avais aus­si be­soin de chan­ge­ment afin de pou­voir fran­chir cette marche sup­plé­men­taire. Et j’ai eu en­vie de tra­vailler avec Pete Co­wen, pour son ex­pé­rience, son cha­risme, son ap­proche du jeu. On est da­van­tage à l’écoute de quel­qu’un qui cô­toie les meilleurs joueurs du monde. C’est comme au foot­ball, on va plus écou­ter l’en­traî­neur qui a ga­gné dix Ligues des cham­pions que ce­lui qui n’en a rem­por­té au­cune. Je sen­tais que c’était ce coach-là qui me convien­drait. J’ai­mais sa

fa­çon de fonc­tion­ner et, en plus, j’adore l’un de ses joueurs ve­dettes, Hen­rik Sten­son, et no­tam­ment sa frappe de balle.

Vous dites avoir gra­vi une marche. Il en reste en­core beau­coup…?

Oh! là! L’es­ca­lier est en­core long, très long. Je n’en vois même pas le bout. (Il rit) Mais une car­rière de gol­feur, c’est long aus­si… Hen­rik Sten­son, par exemple, a ga­gné son pre­mier ma­jeur à 40 ans. Ser­gio [NDLR: Gar­cia] a ou­vert son comp­teur en Grand Che­lem l’an der­nier, à 36 ans. Il faut être pa­tient dans ce sport, conti­nuer, ne pas bais­ser les bras. Ac­tuel­le­ment, je suis plu­tôt dans une phase as­cen­dante, mais je sais qu’il y au­ra des phases des­cen­dantes. Il faut sa­voir gé­rer ces dif­fé­rentes pé­riodes. Ce que je veux, c’est avoir l’op­por­tu­ni­té, un jour, de pou­voir ren­trer un putt pour ga­gner un Ma­jeur.

Quels chan­ge­ments Pete Co­wen a-t-il ap­por­tés à votre jeu ?

Beau­coup de sé­ré­ni­té et de la confiance sur le plan men­tal. Au ni­veau tech­nique, il m’a fait évo­luer vers des tra­jec­toires plus contrô­lées, en fade ou en draw. C’est com­pli­qué à ex­pli­quer, mais je pense que j’ai dé­sor­mais un meilleur fond de jeu, tout sim­ple­ment. Il suf­fit de re­gar­der mes sta­tis­tiques entre 2016 et 2017. Mon jeu de fers, par exemple, a bien pro­gres­sé avec une hausse des greens pris en ré­gu­la­tion de l’ordre de 10 % à 15 %. Ce qui est énorme.

Comment dé­fi­ni­riez-vous Pete Co­wen sur le plan hu­main?

C’est quel­qu’un de très drôle. Il cache bien son jeu… Il chambre aus­si beau­coup. Mais il le fait tou­jours avec beau­coup d’hu­mour, ce n’est ja­mais mé­chant.

Avez-vous pu vous en­traî­ner avec d’autres joueurs dont il s’oc­cupe ?

Avant d’al­ler au Players Cham­pion­ship, j’ai pu m’en­traî­ner du­rant toute une jour­née avec Hen­rik Sten­son jus­te­ment. Et j’ai pu consta­ter que je n’en fai­sais pas en­core suf­fi­sam­ment pour ar­ri­ver à leur ni­veau. Tout le monde n’a pas la chance de s’en­traî­ner avec des joueurs de ce ca­libre. Ce­la m’a per­mis d’aper­ce­voir ce que je de­vais faire pour pro­gres­ser en­core sur le plan tech­nique, men­tal ou en­core en ges­tion des émo­tions…

Vous avez évo­qué votre vo­lon­té de par­tir jouer aux États-unis, d’ici deux ou trois ans…

Si je peux y al­ler dès l’an­née pro­chaine, je signe tout de suite. (Il sou­rit) Si je veux faire un jour par­tie du Top10 mon­dial, il faut que j’aille jouer les meilleurs tour­nois, sur les meilleurs par­cours et avec les meilleurs joueurs du monde. Lorsque j’ai dis­pu­té le Players Cham­pion­ship, en Flo­ride, c’était in­croyable. La pré­pa­ra­tion du par­cours, l’am­biance, le pu­blic, c’est un autre monde… Au Players, il y avait 100 000 per­sonnes par jour ! En Eu­rope, on n’a ja­mais ça.

Le style de vie amé­ri­cain vous plaît. Êtes-vous prêt à vous ins­tal­ler outre-at­lan­tique à long terme ?

Je pense que je ne quit­te­rai ja­mais le cir­cuit eu­ro­péen, car j’ai be­soin de cette cul­ture eu­ro­péenne, du clan fran­çais, où on se re­trouve le soir tous en­semble pour se ra­con­ter des bê­tises. C’est im­por­tant et ce­la fait vrai­ment par­tie de ma vie. Mais comme je vous l’ai dit, si je veux par­ve­nir à fran­chir les marches qui me sé­parent en­core du très haut ni­veau, c’est aus­si en al­lant jouer aux États-unis contre les meilleurs joueurs du monde.

En se tour­nant, il y a un peu plus d’un an, vers le très ré­pu­té Pete Co­wen, coach d’hen­rik Sten­son, entre autres, Alexan­der Le­vy a vou­lu se don­ner toutes les chances de se qua­li­fier pour la pro­chaine Ryder Cup.

Pour se rap­pro­cher des tout meilleurs joueurs mon­diaux, le n° 1 fran­çais doit en­core pro­gres­ser au put­ting, Pour y par­ve­nir, il tra­vaille avec l’an­glais Phil Ke­nyon, l’un des spé­cia­listes de ce sec­teur du jeu.

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