SWING SÉ­QUENCE

Golf Magazine - - SOMMAIRE - SWING SÉ­QUENCE PHO­TOS FRÉDÉRIC FROGER / D5

Le swing de l’amé­ri­cain Pa­trick Reed, n° 12 mon­dial, ana­ly­sé par Alain Al­ber­ti.

Vain­queur du der­nier Mas­ters, l’amé­ri­cain Pa­trick Reed pos­sède un swing simple mais do­té de quelques par­ti­cu­la­ri­tés, no­tam­ment une cir­cu­la­tion de club aty­pique. Très pré­cis sur les coups de fers com­pris entre 100 et 160 mètres, le Texan peut comp­ter sur un pe­tit jeu re­dou­table et un tem­pé­ra­ment de feu. Un sa­cré ad­ver­saire pour la pro­chaine Ry­der Cup.

Pa­trick Reed, c’est un tem­pé­ra­ment de feu. En 2014, lors de la Ry­der Cup à Gle­neagles, le Texan avait élec­tri­sé le pu­blic écos­sais en hur­lant et en ser­rant le poing sur chaque putt ren­tré ! Deux ans plus tard, à Ha­zel­tine, de­vant une foule ac­quise à sa cause, Reed avait ré­ci­di­vé lors d’un simple mé­mo­rable rem­por­té 1 up contre Ro­ry Mcil­roy. Pas­sé pro en 2011, l’amé­ri­cain a dé­cro­ché son pre­mier titre du PGA Tour en 2013 avant de de­ve­nir, l’an­née d’après, le plus jeune vain­queur d’une épreuve WGC, le Ca­dillac Cham­pion­ship. Do­té d’une énorme confiance en lui, Reed pos­sède un pe­tit jeu re­mar­quable (64 % d’ap­pro­che­putt en 2018) et une pré­ci­sion chi­rur­gi­cale sur les coups de fers com­pris entre 100 et 160 mètres. Au dri­ving en re­vanche, l’amé­ri­cain n’est pas le joueur le plus pré­cis (seule­ment 53 % de fairways tou­chés). Une fai­blesse re­la­tive qui s’explique par la tech­nique de son swing où le plan du club plu­tôt cou­ché au dé­mar­rage, se ver­ti­ca­lise à la mon­tée avant de se re­cou­cher au re­tour. L’ac­tion de son corps, en re­vanche, est ex­cel­lente avec beau­coup de ro­ta­tion à l’al­ler et au re­tour. Conseillé par Josh Gre­go­ry, son an­cien coach de l’au­gus­ta State Uni­ver­si­ty, et cad­deyé par Kess­ler Ka­rain, Reed tra­vaille son swing avec Ke­vin Kirk qui le suit de­puis son pas­sage en pro. En­semble, les deux hommes ont mis l’ac­cent sur la réa­li­sa­tion de tra­jec­toires en fade (ef­fet de gauche à droite), Reed étant un joueur na­tu­rel de draw. Grâce à cette nou­velle arme dans son jeu, Reed a dé­cro­ché son pre­mier titre du Grand Che­lem en rem­por­tant le Mas­ters à Au­gus­ta. Clas­sé 4e du der­nier US Open, le Texan se­ra as­su­ré­ment l’un des hommes forts de l’équipe amé­ri­caine, fin sep­tembre, au Golf Na­tio­nal. Avec lui, c’est sûr, il y au­ra du spec­tacle !

1 ADRESSE

Do­té d’un ga­ba­rit so­lide (1,83 m pour 91 kg), Pa­trick Reed pos­sède une adresse avec des angles mar­qués, des jambes très flé­chies et des mains si­tuées qua­si­ment au ni­veau des ge­noux. Con­sé­quence, le club est re­la­ti­ve­ment plat.

5DÉBUT DE DES­CENTE

C’est le mo­ment où tout se joue dans le swing de Reed. Grâce à l’ac­tion de son corps et de ses bras, l’amé­ri­cain couche le club au re­tour. Avec un long club, le fait de re­ve­nir au­tant de l’in­té­rieur l’em­pêche d’être tout le temps très pré­cis.

2DÉMARRAGE

Reed monte le club ra­pi­de­ment vers l’in­té­rieur et as­sez cou­ché. La preuve, à ce mo­ment-là le manche du club se si­tue sur l’avant-bras droit mais pointe quand même vers la balle.

3MI- MON­TÉE

De fa­çon très per­son­nelle, Reed com­mence à chan­ger de plan de club avec un manche qui de­vient plus ver­ti­cal que sur la pho­to pré­cé­dente. En re­vanche, il prend bien ap­pui dans le sol avec un corps qui tourne très bien.

4FIN DE MON­TÉE

La suite lo­gique de la po­si­tion pré­cé­dente. Reed a mon­té son club sur un plan ver­ti­cal, le bras gauche étant plus ver­ti­cal que le plan des épaules. Le corps a conti­nué à tour­ner avec une ro­ta­tion de hanches qui dé­passe les 45°.

6IMPACT

À l’image de joueurs comme Vi­jay Singh ou Fred Couples, les mains sont re­la­ti­ve­ment ac­tives dans la zone de frappe. Avec un fer, cette par­ti­cu­la­ri­té ne l’em­pêche pas d’être très pré­cis. Avec un dri­ver, c’est plus com­pli­qué.

7TRAVERSÉE

La face de club ou­verte de Reed (l’arête est lé­gè­re­ment orien­tée vers la droite) prouve qu’il cherche à contrô­ler sa tra­jec­toire. Le corps conti­nue de bien tour­ner avec la tête qui part vers la balle et un très bon main­tien des angles.

8FINISH

Une po­si­tion de finish com­pacte et te­nue, très ca­rac­té­ris­tique du swing de Reed. Avec un fer, on voit comme l’amé­ri­cain ter­mine bien en équi­libre sur son pied gauche. Avec le dri­ver, en re­vanche, il a ten­dance à re­cu­ler le pied en ar­rière.

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