Le par­cours LES 9 TROUS CLÉS DE L’AL­BA­TROS

Golf Magazine - - PREVIEW RYDER CUP 2018 - PAR LU­DO­VIC PONT (TEXTE) - PHO­TOS P. MILLEREAU / KMSP

Par­cours em­blé­ma­tique de l’open de France, l’al­ba­tros du Golf Na­tio­nal re­ce­vra du 28 au 30 sep­tembre la 42e édi­tion de la Ry­der Cup. Un tra­cé que les joueurs pro­fes­sion­nels ap­pré­cient au­tant qu’ils re­doutent, tant il ré­serve de pièges et pu­nit la moindre er­reur. Pour vous ai­der à mieux en ap­pré­cier les dif­fi­cul­tés, Thomas Levet, an­cien joueur de Ry­der Cup et vain­queur de l’open de France, vous pré­sente les 9 trous où la dif­fé­rence pour­rait bien se faire pen­dant les trois jours de com­pé­ti­tion.

«L’Al­ba­tros se­ra un par­cours fan­tas­tique pour la Ry­der Cup ». Ces mots ne sortent pas de la bouche de n’im­porte qui. De­puis qu’il a été nom­mé ca­pi­taine de l’équipe eu­ro­péenne pour l’édi­tion 2018 du match Eu­rope-usa, Thomas Bjørn ne ta­rit pas d’éloges sur le tra­cé ve­dette du Golf Na­tio­nal pré­pa­ré de­puis cinq ans par Ale­jan­dro Reyes et son équipe. Son ho­mo­logue amé­ri­cain, Jim Fu­ryk n’a pas ca­ché, lui-aus­si, son en­thou­siasme sur la qua­li­té du tra­cé qui se­ra pro­po­sé à ses troupes en sep­tembre pro­chain : « C’est un su­per par­cours avec un finish très spec­ta­cu­laire. Sur les quatre der­niers trous, les joueurs vont se croire dans un vé­ri­table stade. Avec 50 000 spec­ta­teurs, je n’ose pas ima­gi­ner l’am­biance ! » Mais au-de­là de l’in­croyable at­mo­sphère que le par­cours de l’al­ba­tros va of­frir, fin sep­tembre, du haut de ses im­menses buttes en­ca­drant la ma­jo­ri­té des trous, le tra­cé si­gné Hu­bert Ches­neau et Ro­bert Von Hagge va éga­le­ment per­mettre de

tes­ter toute la vir­tuo­si­té des meilleurs joueurs du monde sous la plus in­tense des pres­sions. Pour les Amé­ri­cains ve­nus en vi­si­teurs in­té­res­sés en juillet (Jus­tin Thomas pen­dant l’open de France, puis, quelques jours après Phil Mi­ckel­son, Jor­dan Spieth, Bub­ba Wat­son, Ke­vin Kis­ner, Brian Har­man et To­ny Fi­nau), l’al­ba­tros se­ra un « par­cours de se­cond coup ». « La plu­part des joueurs vont pla­cer leurs mises en jeu avec des fers ou des bois de par­cours au même en­droit. Je ne pense pas qu’on

sorte beau­coup le dri­ver. » , estime le ca­pi­taine amé­ri­cain Jim Fu­ryk, qui a pu no­ter l’étroi­tesse des fairways et l’épais­seur des roughs. « Tout va se jouer sur les at­taques de green et le put­ting » . Même ana­lyse du cô­té de Jor­dan Spieth, fin stra­tège et dé­jà trois titres du Grand Che­lem à son palmarès. « Je

pense que ce se­ra un concours de wedges et de put­ting » , estime le n° 8 mon­dial. « Ça va être su­per ex­ci­tant ! »

UN PAR­COURS À RISQUES

Ce n’est pas tout à fait l’avis de l’an­cien n° 1 fran­çais Thomas Levet, membre de l’équipe eu­ro­péenne de Ry­der Cup en 2004 et vain­queur de l’open de France en 2011, sur l’al­ba­tros. Un par­cours qu’il connaît sur le bout des doigts. « Je pense qu’il y au­ra de nom­breuses op­tions des dé­parts, d’au­tant plus que les fairways risquent de moins rou­ler fin sep­tembre. »

Pour lui, les joueurs au­ront le choix entre la pru­dence et

l’at­taque : « Sur ce par­cours, il faut ab­so­lu­ment tou­cher les fairways sur­tout que le rough risque d’être mé­chant. Ce­la dit, en quatre balles, on pour­rait voir un joueur as­su­rer et son parte

naire prendre des risques. » Par­mi les trous où plu­sieurs stra­té­gies se­ront en­vi­sa­geables, on re­trou­ve­ra bien évi­dem­ment les trois pars 5 que compte le par­cours, c’est-à-dire le n° 3, avec son green pro­té­gé par un bun­ker et un arbre, le 9, et son green aux formes dia­bo­liques, sans ou­blier le 14, dont le green tour­men­té est en­tou­ré de bun­kers et de rough. Autres trous très in­té­res­sants en match-play, le 6, un par 4 de seule­ment 348 mètres, que les joueurs pour­raient bien ten­ter de dri­ver di­rec­te­ment si les or­ga­ni­sa­teurs dé­ci­daient d’avan­cer les re­pères de dé­parts. Le 13 et son green coin­cé entre l’eau et les arbres, de­vrait ap­por­ter éga­le­ment son lot de re­bon­dis­se­ments. Et que dire des quatre der­niers trous ! Avec le 15, « un par 4 où on a par­fois l’im­pres­sion que le dra

peau est dans l’eau ! » (Thomas Levet), le 16, un par 3 en­cer­clé d’eau et de rough, le 17, très long par 4 en mon­tée, et le 18, un vé­ri­table « monstre » pour fi­nir, les par­ties qui se joue­ront sur ces der­niers trous, of­fri­ront, à n’en pas dou­ter, des dé­noue­ments aus­si dra­ma­tiques qu’in­ou­bliables…

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