An­gel Nie­to

GP Racing - - Rétro/Thierry Espié -

Pa­reil, Nie­to, c’était un mon­sieur, et je me re­trou­vais à cô­té de lui en pre­mière ligne sur la grille de dé­part (rire) ! C’était quand même quelque chose ! C’était un re­nard, pffff... J’étais un des pre­miers à re­ve­nir chez Dun­lop en 125, et quand il a vu mes chro­nos alors que je sor­tais de nulle part sur une moto qui elle aus­si sor­tait de nulle part, il s’est dit : « Faut que je sois comme lui ! » Donc il est pas­sé Dun­lop (rire). Et à chaque fois, il se dé­mer­dait pour sa­voir quels pneus je met­tais pour prendre sys­té­ma­ti­que­ment les mêmes ! Lui, il vou­lait ga­gner avec un mi­ni­mum d’avance, sans trop se fa­ti­guer. Quand il me dou­blait, il ra­len­tis­sait im­per­cep­ti­ble­ment tout de suite après, il cas­sait le rythme. Alors moi, boum, je re­pas­sais, mais le ma­nège pou­vait du­rer long­temps. Il es­sayait de te faire cra­quer. Et puis il ai­mait bien qu’il y ait de la merde, plu­sieurs pi­lotes en bas­ton (sou­rire). Ah, j’ai ap­pris plein de trucs avec lui, mais je ne l’ai ja­mais bat­tu. De toute fa­çon, je n’ai ja­mais ga­gné de Grand Prix, même si c’est par­fois pas­sé à une épais­seur de pneu...

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