Ken­ny Ro­berts

GP Racing - - Rétro/Thierry Espié -

Ce qui m’avait cho­qué à ses dé­buts en Grands Prix, c’est qu’il avait dé­bar­qué avec ses gosses, et que ça ne sem­blait pas le per­tur­ber ! Lui et les autres pi­lotes amé­ri­cains, c’était une autre men­ta­li­té, c’était « no stress ». T’as l’im­pres­sion que ces mecs-là, rien ne les at­tei­gnait. À voir de l’ex­té­rieur, c’est un mec qui était tout le temps à 200 % sur la moto. Quand il a dé­bar­qué et qu’il en­fu­mait tout le monde, il rou­lait en Good Year. Eh bien Oli­vier Che­val­lier a fait des pieds et des mains pour en avoir lui aus­si et quand il les a ob­te­nus, il a fait dix tours avec et puis il les a en­le­vés ! Ro­berts, c’était Ro­berts. Je l’ai vu rou­ler avec des trucs im­pos­sibles que Ya­ma­ha avait sor­tis, no­tam­ment avec l’amor­tis­seur la­té­ral, un truc qui sau­cis­son­nait en ligne droite, là il fal­lait en­voyer du lourd ! Le jour où il a rou­lé sur la 700 Ya­ma­ha en dirt, une ma­chine qui était dé­jà com­pli­quée à em­me­ner sur une piste de vi­tesse, pffff... Il avait de sa­crés ac­quis en dirt, mais pour faire un truc pa­reil il fal­lait être un sa­cré acro­bate... et avoir beau­coup de cou­rage.

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