Mo­toE : ça chauffe .................

COUPE DU MONDE MO­TOE

GP Racing - - Sommaire - Par Tho­mas Bau­jard. Pho­tos Gold and Goose.

Des courses très re­le­vées qui pro­mettent.

Il s’agit d’une coupe du monde dis­pu­tée sur six épreuves faites de courses de moins de dix tours. Mais en Al­le­magne et en Au­triche, l’in­ten­si­té du spec­tacle Mo­toE a convain­cu. Et ce n’est que le dé­but !

Jeu­di, dans le pad­dock du Sach­sen­ring, l’ex­ci­ta­tion est à son comble. Cinq mois après l’in­cen­die qui a ra­va­gé le pad­dock Mo­toE le 13 mars à Je­rez, et re­pous­sé de trois mois le dé­but du cham­pion­nat, on y est en­fi n. Ener­gi­ca, le pe­tit construc­teur ita­lien, a mis les bou­chées doubles pour re­cons­truire ses pro­tos ba­sés sur leur mo­dèle de route Ego. Li­via Ce­vo­li­ni, PDG : « Re­cons­truire 18 mo­tos en 45 jours fut un vé­ri­table ex­ploit pour notre équipe de 10 per­sonnes, même si nous avons été ai­dés par nos sous- trai­tants, du per­son­nel des teams de course et même des mon­teurs de nos mo­tos de sé­rie. » De­puis les pre­miers es­sais sur le cir­cuit de Je­rez en no­vembre 2018 à Je­rez ( cf. GP Ra­cing n° 27), les pro­grès sont pal­pables. Dé­jà, la tente in­dé­pen­dante qui abrite le pad­dock Mo­toE et qui est par­tie en fu­mée à cause d’un court- cir­cuit sur l’une des bornes de char­ge­ment en mars a été re­cons­truite. Ce n’est plus du cam­ping dans les stands, chaque team a dé­sor­mais droit à son propre es­pace, et sa borne de char­ge­ment dé­diée. OK, l’élec­tri­ci­té n’est pas en­core verte, comme le pro­met­tait le four­nis­seur d’éner­gie ita­lien et spon­sor prin­ci­pal, Enel. Et ce sont pour l’ins­tant 10 groupes élec­tro­gènes qui four­nissent le cou­rant né­ces­saire à la pro­pul­sion des Ener­gi­ca, même s’ils tournent au bio- die­sel. Ça fait ja­ser les op­po­sants à l’élec­trique sur ce pad­dock, comme le jour­na­liste au­tri­chien Gün­ther Wie­sin­ger, qui trouve cette ca­té­go­rie ri­di­cule, ou l’Ita­lien Pao­lo Si­mon­cel­li, qui re­grette le bruit des mo­teurs ther­miques. Mais comme l’ex­plique le boss du Mo­toE, Nicolas Gou­bert : « On gère les prio­ri­tés. L’ur­gence était de re­cons­truire un pla­teau, et pour ça, je tire mon cha­peau à Ener­gi­ca ain­si qu’au pro­mo­teur Dor­na pour avoir ré­agi aus­si ra­pi­de­ment après le coup dur de Je­rez. Ici, au Sach­sen­ring, la sé­cu­ri­té a été améliorée, avec la pré­sence de pom­piers pro­fes­sion­nels en te­nue ig­ni­fu­gée qui sur­veillent en per­ma­nence le pad­dock Mo­toE. Ain­si que celle d’un vé­hi­cule spé­cial do­té d’une re­morque ré­sis­tante aux hautes tem­pé­ra­tures des­ti­née à prendre en charge les Mo­toE qui pren­draient feu suite à une chute. Car avec la tem­pé­ra­ture des bat­te­ries, un ex­tinc­teur simple ne peut en ve­nir à bout, et un cais­son spé­cial dans le­quel on en­ferme la mo­to est là pour ju­gu­ler tout pro­blème éven­tuel. » Dans les faits, ce cais­son ne ser­vi­ra pas au Sach­sen­ring, mais il se­ra uti­li­sé de ma­nière pré­ven­tive au Red Bull Ring, lorsque l’Ener­gi­ca de Ni­ki Tuu­li su­bi­ra un dé­but d’in­cen­die dans le pad­dock. Mais il faut bien se dire que pour toute nou­velle tech­no­lo­gie qui se dé­ve­loppe, les ava­tars sont un pas­sage obli­gé. Le mo­teur ther­mique fête ses 152 ans d’exis­tence ( Beau de Ro­chas, 1867), le mo­teur élec­trique en com­pé­ti­tion mo­to en est à ses bal­bu­tie­ments. Et si les dé­trac­teurs blâment les groupes élec­tro­gènes, ils ou­blient un peu vite que le pad­dock en est constel­lé pour le fonc­tion­ne­ment des hos­pi­ta­li­ties. Ce­la dit, il faut no­ter que ces op­po­sants sont en mi­no­ri­té dans le pad­dock. Le sen­ti­ment qui do­mine, c’est plu­tôt la cu­rio­si­té, voire l’en­thou­siasme de­vant une nou­velle forme de course mo­to. Et ça, c’est une vraie bonne sur­prise.

MISE SOUS TEN­SION

Après les blagues de Da­ni­lo Pe­truc­ci en con­fé­rence de presse pré- GP ( « Peut- être qu’ils peuvent uti­li­ser l’élec­tri­ci­té pour faire du bruit ?! » ) , une con­fé­rence spé­ci­fi que Mo­toE est or­ga­ni­sée dans le pad­dock élec­trique pour pré­sen­ter la dis­ci­pline. Nicolas Gou­bert est le pre­mier à prendre la pa­role : « Les courses fe­ront maxi­mum sept tours cette sai­son, et du­re­ront une quin­zaine de mi­nutes. Le but est que les pi­lotes puissent rou­ler à fond du pre­mier au der­nier tour. Donc pas de contrainte de ges­tion de la puis­sance. Il n’y a qu’un seul type de pneu, on a de­man­dé à Mi­che­lin une mise en ré­gime ( mon­tée en tem­pé­ra­ture) im­mé­diate du fait de l’ab­sence de tour de chauffe pour pré­ser­ver la bat­te­rie. » Nicolas, dont le pré­cé­dent job était de di­ri­ger le ser­vice course Mi­che­lin en GP,

sait de quoi il parle. « Le pneu avant est ba­sé sur le pneu tendre MotoGP, mais avec une gomme plus tendre pour op­ti­mi­ser le ni­veau d’adhé­rence mal­gré le poids plus im­por­tant : 260 au lieu de 160 pour les pro­tos MotoGP. Les contrainte­s sur le pneu avant du fait de la du­rée de la course et de la vi­tesse moindre res­tent plus li­mi­tées. Et ce­la per­met donc d’al­ler cher­cher du grip. Même concept pour le pneu ar­rière, lui aus­si en gomme soft. » Brad­ley Smith, pi­lote de dé­ve­lop­pe­ment Apri­lia MotoGP et pi­lote Mo­toE dans le team One Ener­gy mon­té par Pe­tro­nas : « Les pneus sont ef­fec­ti­ve­ment très proches de ce dont on dis­pose en MotoGP. Le poids su­pé­rieur et la puis­sance moindre ( 140 ch au lieu de 280 en MotoGP) dictent un style de pi­lo­tage dif­fé­rent. Les tra­jec­toires sont très ten­dues et l’on garde un maxi­mum de vi­tesse de pas­sage, un peu comme en Mo­to3. Mais une Mo­to3 de 260 ki­los ! Si ça se passe bien, c’est grâce aux pneus, qui per­mettent de prendre beau­coup d’angle avec un ex­cellent re­tour d’infos dans la selle et les gui­dons, comme en MotoGP. On a vu après la 2e séance d’es­sais pré- cham­pion­nat que le ni­veau se res­serre et que les jeunes ap­prennent vite. Il de­vrait y avoir du spec­tacle en course. » Le Fin­lan­dais Ni­ki Tuu­li, 23 ans, l’un des plus ra­pides lors de l’hi­ver 2018- 2019, est d’ac­cord : « J’ai eu la chance de dis­pu­ter une sai­son Mo­to2 com­plète en 2018, donc je connais

L’ENER­GI­CA EST UNE VÉ­RI­TABLE MA­CHINE DE COURSE CA­PABLE D’AT­TEINDRE LES 270 KM/H

les cir­cuits. Mais en Mo­toE, mon ob­jec­tif est dif­fé­rent, je suis là pour ga­gner. » Le Bré­si­lien Eric Gra­na­do, qui a dé­cro­ché la pole à Va­lence et ga­gné l’Ener­gi­ca Eva de route, ex­plique « que le style de pi­lo­tage est un com­pro­mis entre la vi­tesse de pas­sage et le fait de re­le­ver la mo­to pour pas­ser les Watts au sol. Car ce qu’il y a de plus sur­pre­nant, c’est la puis­sance. Ça ac­cé­lère vrai­ment fort mal­gré le poids ! » . L’Es­pa­gnol Hec­tor Gar­zo ( Tech3), fi ne lame du cham­pion­nat Mo­to2 es­pa­gnol, est lui élec­tri­sé par le nou­veau for­mat de l’E- pole, un tour de lan­ce­ment puis un tour à fond par pi­lote, son chro­no dé­ter­mi­nant sa po­si­tion sur la grille. « J’ai ap­pris de mes er­reurs à Va­lence, et je compte bien me re­faire ici. » Bien sûr, l’idée n’est pas neuve, elle a fait les beaux jours du cham­pion­nat du monde Su­per­bike il y a quinze ans, quand Ha­ga, Cor­ser, To­se­land et Bay­liss s’échar­paient à coups de dixième lors de la su­per­pole. Mais avec la di­men­sion de si­lence en plus, on se re­trouve presque dans une at­mo­sphère de des­centes à ski. Avec le por­tique de dé­part qui égrène les se­condes dans la voie des stands. « J’es­père qu’il n’y au­ra pas de ré­ac­tion d’hos­ti­li­té du pu­blic, conclut Nicolas Gou­bert. Parce qu’ici, au Sach­sen­ring, on est chez les purs et durs du 2- temps. L’élec­tri­ci­té, ce n’est pas du tout leur culture. »

DÉ­CHARGE... D’ADRÉ­NA­LINE

Ven­dre­di, pour la toute pre­mière séance d’es­sais élec­trique en 70 ans de MotoGP, les craintes de Nicolas s’avèrent in­fon­dées. Les spec­ta­teurs, qui ont fait l’ef­fort de res­ter après la pre­mière séance libre Mo­to2 alors qu’il est dé­jà 11 h 50, sont res­tés nom­breux et ob­servent at­ten­ti­ve­ment. « On pour­ra dire à nos pe­tits- en­fants qu’on y était » , s’en­thou­siasme Her­vé Pon­cha­ral, boss de Tech3, pré­sident de l’Irta ( as­so­cia­tion des teams) et ré­so­lu­ment tour­né vers l’avenir. Dans la voie des stands, l’am­biance est bon en­fant, et les pi­lotes dis­cutent même entre deux runs. « C’est mar­rant d’avoir l’im­pres­sion qu’on a 15 ans à 28 » , iro­nise Smith, en ré­fé­rence aux fa­meuses tra­jec­toires Mo­to3 qu’il faut em­prun­ter . « On n’est pas très loin du po­ten­tiel d’une

Mo­to2 » , s’étonne Hec­tor Gar­zo. 1’ 28’’ 7 pour le po­le­man élec­trique Jez­ko Raf­fi n en FP1 contre 1’ 24’’ 3 pour Jo­nas Fol­ger juste avant sur sa Ka­lex : au chro­no, même sur cette piste étri­quée, il y a de la marge, mais les Mo­toE sont loin d’être ri­di­cules à voir pas­ser dans leur sif­fl ement fa­çon chas­seur Tie dans Star Wars. D’ailleurs, le pu­blic ne s’y trompe pas et com­mence à se prendre au jeu. « Après trois ans en de­hors du cham­pion­nat, ce n’est pas évident d’être aus­si com­pé­ti­tif sur des runs aus­si courts, gri­mace le cham­pion du monde 125 2011, Ni­co Te­rol, 10e après 13 tours. Mais la vi­tesse de pas­sage de ces mo­tos est im­pres­sion­nante. Les pneus sont ex­cel­lents, on est col­lés par terre ! » Et dé­jà, la guerre

« LE MO­TOE EST LA PLUS GROSSE ÉVO­LU­TION TECH­NO­LO­GIQUE JA­MAIS EN­TRE­PRISE »

psy­cho­lo­gique com­mence. Hec­tor Gar­zo : « Di­manche, il va fal­loir res­ter concen­tré au dé­part, parce que si un pi­lote sort une co... rie, tout le monde va l’en­tendre. » Entre les deux séances du ven­dre­di, on fait le point avec les pi­lotes fran­çais. Ken­ny Fo­ray ( Tech3), 12e, est à la peine : « Moi, je suis pi­lote d’en­du­rance, et j’ai l’im­pres­sion que si­tôt la séance com­men­cée, elle est dé­jà fi nie ! 12 tours pour ap­prendre le tra­cé et se mettre dans le rythme, ce n’est pas as­sez. » Ran­dy de Pu­niet ( LCR), 16e, est, lui, car­ré­ment dé­pi­té : « Je m’en suis mis deux grosses à Va­lence, des bons vieux high­sides comme en deux et de­mie et de­puis, je n’avance plus. Le sou­ci avec ces mo­tos, c’est que quand tu perds l’adhé­rence à l’ar­rière, le mo­teur s’em­balle d’un coup et tu t’en­voles. » Un diag­nos­tic éga­le­ment par­ta­gé par l’Aus­tra­lien Josh Hook. Nos es­poirs tri­co­lores re­posent donc sur Mike Di Me­glio, qui mal­gré sa 8e place, reste confi ant : « C’est mar­rant comme quand tu mi­ni­mises l’en­jeu, d’un coup, l’am­biance de­vient convi­viale. On se re­trouve sou­vent entre pi­lotes pour dis­cu­ter, ce qui n’ar­rive ja­mais en GP. En piste, on ne se fait pas de ca­deaux, mais en de­hors, c’est vrai­ment sym­pa. » Sa­me­di après- mi­di, pour l’E- Pole, tous les team ma­na­gers sont là : Aki Ajo, Luc­cio Cec­chi­nel­lo ( LCR), Si­to Pons... La concen­tra­tion re­prend le des­sus, et chaque pi­lote entre dans sa bulle pour se pré­pa­rer à tout don­ner sur un tour. Comme les des­cen­deurs à ski, cer­tains vi­sua­lisent le cir­cuit les yeux fer­més et ré­pètent les gestes qu’ils s’ap­prêtent à ac­com­plir du­rant la mi­nute trente qui va dé­ci­der de leur place sur la grille. Là, on s’ap­proche aus­si d’une course de côte, où toute er­reur de tra­jec­toire se paie cash. Il faut aus­si être bien or­ga­ni­sé. Pour que tout le monde puisse bé­né­fi cier de condi­tions de piste iden­tiques, la pro­cé­dure est stricte : « Tu as 40 se­condes pour re­joindre le por­tique quand c’est ton tour, ex­plique Ken­ny Fo­ray, et 5 se­condes pour t’élan­cer une fois en po­si­tion. Si­non, dra­peau noir. C’est ce qui est ar­ri­vé à Ma­ria Her­re­ra et Jes­ko Raf­fi n. »

SEULE­MENT 1,3 SE­CONDE DE PLUS QUE LA POLE MO­TO3

Le pi­lote Mo­to3 Tom Booth Amos ob­serve l’ac­tion en bout de ligne droite : « Ils freinent aus­si tard que nous ! » , s’ex­clame l’An­glais. Ce qui, avec une mo­to trois fois plus lourde, est ef­fec­ti­ve­ment un ex­ploit. Mike Di Me­glio fait le spec­tacle, dé­clen­chant de belles glisses au frein ar­rière pour mieux pla­cer l’Ener­gi­ca dans l’épingle. Ça paye avec le 4e chro­no en 1’ 28’’ 3, tan­dis que le po­le­man fi nlan­dais des­cend en 1’ 27’’ 456. Soit 1,3 se­conde de plus seule­ment que la pole Mo­to3 d’Ayu­mu Sa­sa­ki en 1’ 26’’ 135. Mais en un tour ! Pas mal. « Le poids aide à col­ler la mo­to au sol dans les vi­rages ra­pides. Je me sers aus­si du frein ar­rière au pouce gauche et j’aime ça. » His­toire d’ajus­ter ses tra­jec­toires et contrô­ler l’ac­cé­lé­ra­tion. De­main, Tuu­li se­ra l’homme à battre.

EN MODE RACE

Di­manche 9 h 58, re­tour dans la voie des stands pour vivre l’évé­ne­ment au plus près, dans la ca­bine de chro­no­mé­trage du team Tas­ca Ra­cing ce coup- ci. « Quoi ? Y a pas de warm up ? » s’étonne Fa­bio Quar­ta­ra­ro, en­core en cuir après son warm up, et qui est ve­nu en­cou­ra­ger le pi­lote de son team, Brad­ley Smith. Alors que le Belge Xa­vier Si­méon s’em­ploie à ra­mar­rer la tête de course à coups de glisses de l’ar­rière, Fa­bio lance : « Al­lez, Jeff de Bruges ! » Tout le monde se marre. Les mo­tos nous passent au ras des mous­taches. Le spec­tacle en piste est ma­gni­fi que, tan­dis qu’on suit la re­mon­tée au­to­ri­taire de Ni­ki Tuu­li, fi lé par Smith et Di Me­glio qui éco­no­mise ses pneus. Hé­las, deux tours avant la fi n, Sal­va­do­ri s’en­vole et sa mo­to vient crever l’un des air- fence. Dra­peau rouge. Nom­breux res­tent sur leur faim, y com­pris le di­rec­teur du Mo­toE Nicolas Gou­bert, « qui au­rait bien as­sis­té à la fi n de la ba­garre jus­qu’au 7e tour » . Mais l’es­sen­tiel est ga­gné : le Mo­toE a prou­vé sa ca­pa­ci­té à gé­né­rer du spec­tacle en piste. Un mois plus tard, 2e épreuve, sous la pluie en Au­triche, et même constat. La course, même ra­me­née à cinq tours sur le mouillé, est tout aus­si in­tense et gé­nère son lot de sur­prises. Tel le tout droit de Ni­ki Tuu­li qui le re­lègue en 15e po­si­tion, et les chutes des deux pré­ten­dants à la vic­toire, Hec­tor Gar­zo et Eric Gra­na­do. Les per­for­mances ne sont pas ri­di­cules non plus, avec 241,6 km/ h en pointe pour Gar­zo la veille en FP3, et une E- pole de Mike Di Me­glio en 1’ 35’’ 1, plus ra­pide que la pole Mo­to3 de McP­hee en 1’ 36’’ 9. À l’is­sue de sa pre­mière vic­toire de­puis 2008, le Fran­çais de­vient d’ailleurs lea­der au clas­se­ment pro­vi­soire avec 41 points ( ar­ticle bou­clé avant la double manche de Mi­sa­no, ndlr). Une rai­son sup­plé­men­taire de s’in­té­res­ser au Mo­toE !

CAR­ME­LO EZ­PE­LE­TA

Le dé­part, mo­ment clé de la course sur des manches aus­si courtes. Au Sach­sen­ring, c’est Tuu­li qui se montre le plus vif.

1 Le 13 mars, suite à un court-cir­cuit sur une sta­tion de char­ge­ment, le pad­dock Mo­toE brûle à Je­rez. Il fau­dra 45 jours à Ener­gi­ca pour re­cons­truire 18 mo­tos. 2 Si la lu­mière verte passe au rouge, c’est sy­no­nyme de court-cir­cuit, et les com­mis­saires ne doivent pas s’en ap­pro­cher. Les pom­piers prennent le re­lais. 3 La pi­lote es­pa­gnole Ma­ria Her­re­ra est la seule femme en GP, toutes ca­té­go­ries confon­dues. Convain­cante aux es­sais, après deux courses, elle n’était pas en­core en­trée dans les points. 4 À course élec­trique, pace car élec­trique. Elle est pas belle, la BMW hy­bride I8 de 374 ch ? 5 Hec­tor Gar­zo en de­mande trop à son pneu avant en vou­lant creu­ser l’écart en tête sur une piste sé­chante au Red Bull Ring. La sanc­tion est im­mé­diate.

6 On vous le dit, ça prend de l’angle en Mo­toE. Qui plus est, sur un bi­tume pas 100 % sec au Sach­sen­ring. Tuu­li em­mène Smith, Di Me­glio et Gar­zo. 7 La tente Mo­toE offre de vrais stands high-tech aux équipes par­ti­ci­pant à la coupe du monde Mo­toE. Ici, le team Tech3, qui fait rou­ler Ken­ny Fo­ray et Hec­tor Gar­zo. 8 Mi­che­lin est un élé­ment clé de la per­for­mance, du spec­tacle et de la sé­cu­ri­té en Mo­toE. Sur­tout sans tour de chauffe. Bra­vo Bi­ben­dum ! 9 Le po­dium au Sach­sen­ring : Tuu­li, Smith, Di Me­glio.

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