POULPE FIC­TION

Trop élas­tique, trop bi­zarre, trop vi­lain... Le pe­tit monstre ma­rin n’a pas vrai­ment bonne ré­pu­ta­tion. Heu­reu­se­ment, les chefs ré­parent cette criante in­jus­tice.

GQ (France) - - Food - Par Ma­rine Del­cambre

LE POULPE, dé­crit par Jules Verne dans Vingt mille lieues sous les mers comme un « monstre hor­rible, digne de fi­gu­rer dans les lé­gendes té­ra­to­lo­giques, aux énormes yeux fixes à teintes glauques et au corps fu­si­forme » ( bon ap­pé­tit), re­bute presque tou­jours au­tant. For­cé­ment, ins­pi­rés par la chose, les chefs en vogue ri­va­lisent d’in­ven­ti­vi­té pour rendre sexy le mol­lusque sou­vent ré­duit à son as­pect vis­queux et à sa tex­ture élas­tique en bouche. Et voi­là le poulpe, ma­jes­tueux et ten­ta­cu­laire, la bouche en bec de per­ro­quet, huit bras et une in­tel­li­gence lé­gen­daire, de­ve­nu le roi des plats prin­ci­paux en ville au même titre que le tar­tare de boeuf. Qui l’eût cru ?

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