TU AIMERAS TON COIF­FEUR

GQ (France) - - Business -

Face au coif­feur, on est tous égaux. On gagne du temps. On re­cule. On re­pousse. Quand on n’a plus l’air de grand- chose, on craque. On y re­tourne. Trou­ver le bon coif­feur. Ce­lui qui nous don­ne­ra en­vie d’y re­ve­nir une fois par mois. Il y a plu­sieurs cri­tères in­con­tour­nables, à la fois tech­niques et humains. Il doit tra­vailler au ra­soir, pas à la ton­deuse. Il doit com­prendre la dif­fé­rence entre court, très court et ra­sé, sans qu’on ait à lui mon­trer une pho­to. Il doit de­man­der avant de cou­per les pattes. Il doit res­pec­ter nos consignes. Il ne doit pas trop par­ler. Il doit se sou­ve­nir de nos en­vies, d’une vi­site à l’autre. Idéa­le­ment, il de­vrait tra­vailler seul dans son sa­lon, pour qu’au­cun re­gard étran­ger ne s’im­misce dans ce mo­ment d’in­ti­mi­té. Le mieux, c’est donc un vieux mon­sieur, gen­til, ex­pé­ri­men­té, tai­seux.

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