“On peut même dire que je suis une vraie car­nas­sière ”

Nou­velle star de l'in­fo sur C8, la jour­na­liste re­nou­velle le genre de la té­lé pim­pon et du ma­ga­zine, tout en af­fir­mant sa pré­fé­rence pour les fes­tins de viandes mi­ton­nées et la cui­sine de co­cottes…

Grand Seigneur - - Dossier - En­tre­tien : Ma­nuel Ma­ria­ni

Emi­lie Besse, êtes vous une Fille à cô­te­lettes (bou­lettes, gi­gots, en­tre­côtes, etc) ?

E.B.: On peut même dire que je suis une vraie car­nas­sière : je mange de la viande crue comme un mec, j'ai des en­vies su­bites de tar­tare, j'aime le pot-au-feu, le gi­got de sept heures et les cuis­sons lentes, même si je suis aus­si raide dingue de grillades, de sau­tés et de rô­tis. Je suis aus­si fa­na du car­ré d'agneau au miel et fleurs d'oranges san­guines (voir pho­to*) de Mas­si­mo Trin­ga­li, le nou­veau chef étoi­lé de l'Em­po­rio Ar­ma­ni Ca­fé (Pa­ris 6è). Je ne pour­rais ja­mais me pas­ser de viandes… L'autre jour, je vou­lais faire un agneau far­ci, mon bou­cher m'a dit qu'il al­lait me désos­ser une épaule. Au lieu de conti­nuer mes courses avant de re­ve­nir, je suis res­tée à ob­ser­ver ses gestes presque chi­rur­gi­caux, glis­sant la pointe du cou­teau dans des en­droits hy­per pré­cis. C'était pas for­cé­ment hy­per gla­mour et pour­tant j'ai ado­ré ça. Qu’est ce qui vous fas­cine tant dans les viandes ?

E.B.: La convi­via­li­té, le par­tage, la gé­né­ro­si­té d'un pot-au-feu qu'on pose au mi­lieu de la table dans une soi­rée entre potes, éga­le­ment le temps des courses et des lé­gumes au mar­ché pour la pré­pa­ra­tion de ce pot-au-feu. Et pour­tant, je ne par­ti­cipe pas à l'éter­nel dé­bat sur la cuis­son à l'eau froide ou à l'eau fré­mis­sante, si on veut pri­vi­lé­gier le goût de la viande ou du bouillon. Mais j'as­sume, mon pot-au-feu est au-des­sus de tout ça ! S'il est ex­cep­tion­nel, c'est parce que je le sers, comme m'a ap­pris mon père, avec tout un tas de pe­tites sa­lades au­tour : de la bet­te­rave, du cé­le­ri ré­mou­lade avec une vraie sauce

ré­mou­lade, mais aus­si une pe­tite sauce verte avec plein de per­sil, de ci­bou­lette, de cer­feuil, beau­coup d'écha­lotes et de mou­tarde. Et ce que j'ai­me­rais plus que tout, pour en avoir dé­gus­té au res­tau­rant mais pas en­core cui­si­né, c'est pré­pa­rer une ter­rine avec les restes du pot-au-feu. Si la viande était un homme…

E.B.: Oh, je sais ! Ce se­rait Liam Nee­son (Ta­ken). Je trouve qu'il re­pré­sente l'in­car­na­tion même de la vi­ri­li­té, de la mas­cu­li­ni­té. Moi, Liam Nee­son, je le dé­gus­te­rais avec les doigts (rires). Il a un cô­té fort et ras­su­rant, à la fois côte de boeuf et pot-au-feu. Dans le Liam Nee­son, on mange de tout, on n'en laisse pas. Il pa­raît que vous êtes une ex­cel­lente cui­si­nière…

E.B.: Il fau­drait de­man­der à mon ma­ri et à mes amis si c'est vrai, mais j'es­père l'être un pe­tit peu. En tous cas, beau­coup viennent man­ger à la mai­son pour ma « co­cotte », je fais énor­mé­ment de plats avec cet us­ten­sile, je trouve ça tel­le­ment drôle de po­ser ma grande co­cotte sur la table…

Après 8 ans de di­rect sur La

nou­velle édi­tion, on vous re­trouve dans trois émis­sion en­re­gis­trées, La soi­rée de l’in­fo, Fla­grant dé­lit

et Al­lo, les se­cours sur C8... ça se mi­tonne comme un pot-au-feu ?

E.B.: C'est plus mi­jo­té, on va dire. Puis ça change un peu du di­rect, et ça per­met de bos­ser sur des su­jets plus fouillés, de tra­vailler la sauce, les ac­com­pa­gne­ments. Mais ça n'in­ter­dit pas d'avoir plein d'autres pro­jets au feu…

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