Contri­buer au dé­ve­lop­pe­ment du­rable, « du­ra­ble­ment »

Par LEO­NAR­DO SFERRAZZA, Pré­sident fon­da­teur l’As­so­cia­tion in­ter­na­tio­nale Club 1 % pour ma Terre

Green Innovation - - Sommaire - Leo­nar­do Sferrazza

Par son en­ga­ge­ment, l’As­so­cia­tion in­ter­na­tio­nale Club 1 % pour ma Terre contri­bue aux politiques pu­bliques lo­cales, na­tio­nales et in­ter­na­tio­nales, en étant un vec­teur d’in­for­ma­tion, de concer­ta­tion et de par­ti­ci­pa­tion au dé­bat pu­blic. Au­jourd’hui, près de 800 clubs pro­fes­sion­nels de di­ri­geants sont ré­per­to­riés en France, aux­quels il faut ajou­ter ceux liés à un ter­ri­toire géo­gra­phique. Cer­tains sont spé­cia­li­sés dans l’entraide, d’autres s’at­tachent à dé­fendre les in­té­rêts pro­fes­sion­nels ou à pro­mou­voir les en­tre­prises, ou en­core à mu­tua­li­ser des ser­vices, des ac­tions – lorsque ce n’est pas pour fa­vo­ri­ser le bu­si­ness entre membres. Ce qui ca­rac­té­rise ces clubs, c’est qu’in fine plu­sieurs ob­jec­tifs co­existent au sein d’une même en­ti­té, créant ain­si la confu­sion entre l’entraide et les af­faires – et ré­ci­pro­que­ment. Par ailleurs, dans ces ré­seaux, per­sonne ne parle de dé­ve­lop­pe­ment du­rable ni de RSE ou de RSO (res­pon­sa­bi­li­té so­cié­tale des en­tre­prises ou or­ga­ni­sa­tions). Et c’est là toute la sin­gu­la­ri­té de l’As­so­cia­tion in­ter­na­tio­nale Club 1 % pour ma Terre, qui ré­pond aux at­tentes des or­ga­ni­sa­tions et des col­lec­ti­vi­tés lo­cales en leur ap­por­tant le « le­vier de la per­for­mance du­rable » en pra­ti­quant un dé­ve­lop­pe­ment du­rable « glo­bal », en cor­ré­la­tion avec l’« Agen­da 21 » et la RSE et la RSO (ISO 26000). L’As­so­cia­tion ne s’ins­crit pas dans l’ima­gi­naire ou dans la pros­pec­tive pour bâ­tir la col­lec­ti­vi­té de de­main. Les pistes d’amé­lio­ra­tions et les ac­tions à me­ner re­pré­sentent un ex­tra­or­di­naire bas­sin d’em­plois non dé­lo­ca­li­sables, une ré­si­lience qui rend un ter­ri­toire plus ef­fi­cace face au dé­rè­gle­ment cli­ma­tique et aux dif­fi­cul­tés éco­no­miques in­duites par la dé­pen­dance aux éner­gies im­por­tées. Par ailleurs, elle pro­pose des élé­ments de ré­ponse concrets aux ques­tions qui se posent dans les or­ga­nismes pu­blics, pri­vés et as­so­cia­tifs. Elle montre que la lutte né­ces­saire contre le chan­ge­ment cli­ma­tique ne doit pas être vue comme une contrainte, mais comme une chance de dé­fi­nir des ob­jec­tifs par­ta­gés par les ac­teurs pour dé­ve­lop­per le ter­ri­toire et amé­lio­rer les con­di­tions de vie de cha­cun avec une vi­sion in­ter­gé­né­ra­tion­nelle. En­fin, l’As­so­cia­tion vise à être le le­vier de la per­for­mance du­rable, oeu­vrant à deux ni­veaux : l’ac­tion lo­cale et la ges­tion de pro­jets dans le cadre de la co­opé­ra­tion in­ter­na­tio­nale, le tout par la mise en place d’un dis­po­si­tif d’ap­pui fi­nan­cier avec une di­men­sion en­vi­ron­ne­men­tale, so­ciale et éco­no­mique.

DES OB­JEC­TIFS NOM­BREUX ET AM­BI­TIEUX ET UNE VO­LON­TÉ D’AC­COM­PA­GNE­MENT

Sa­tis­faire les be­soins de cha­cun au­jourd’hui, par­ta­ger les biens pu­blics mon­diaux pour de­main, gé­rer les res­sources, com­prendre la bio­di­ver­si­té, tra­vailler au dé­ve­lop­pe­ment hu­main, pro­duire et consom­mer de fa­çon res­pon­sable sont au­tant d’ob­jec­tifs pour les­quels tra­vaille l’As­so­cia­tion. Elle am­bi­tionne ain­si de re­pen­ser les rap­ports qu’en­tre­tiennent les êtres hu­mains entre eux et avec notre pla­nète, en po­sant un re­gard cri­tique sur un mode de dé­ve­lop­pe­ment qui porte at­teinte à l’en­vi­ron­ne­ment et re­lègue la ma­jo­ri­té de l’hu­ma­ni­té dans la pau­vre­té. L’As­so­cia­tion veut me­ner des mis­sions de sen­si­bi­li­sa­tion, d’ex­per­tise, de conseil, de concer­ta­tion et d’ac­com­pa­gne­ment des en­tre­prises et or­ga­ni­sa­tions dans leur tra­vail d’éva­lua­tion. Ces mis­sions visent à ren­for­cer et à dé­ve­lop­per les struc­tures qui s’en­gagent dans le dé­ve­lop­pe­ment du­rable « glo­bal ». L’ex­per­tise de l’As­so­cia­tion s’est construite dans l’échange grâce à des in­ter­ve­nants de haut ni­veau : tech­ni­ciens, in­gé­nieurs et scien­ti­fiques membres du Club. Elle contri­bue à éva­luer, an­ti­ci­per, pro­po­ser, dé­battre, mais éga­le­ment à ajus­ter les tra­vaux ou les pro­jets qui s’ins­crivent dans la du­rée et dans l’in­té­rêt de l’« hu­main », qu’il faut pla­cer au centre de toutes les at­ten­tions.

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