Un sym­bole de la ré­con­ci­lia­tion na­tio­nale

Historia - - Événement -

En 1920, on pro­pose à l’as­sem­blée d’ins­ti­tuer une fête na­tio­nale en l’hon­neur de Jeanne, fraî­che­ment ca­no­ni­sée. « Il n’y a pas un Fran­çais, quelle que soit son opi­nion re­li­gieuse, politique ou phi­lo­so­phique, dont Jeanne d’arc ne sa­tis­fasse les vé­né­ra­tions pro­fondes. Cha­cun de nous peut per­son­ni­fier en elle son idéal. Êtes-vous ca­tho­lique ? C’est une mar­tyre et une sainte […]. Êtes-vous roya­liste ? C’est l’hé­roïne qui a fait consa­crer le fils de Saint Louis par le sa­cre­ment gal­li­can de Reims. […] Pour les ré­pu­bli­cains, c’est l’en­fant du peuple qui dé­passe en ma­gna­ni­mi­té toutes les gran­deurs éta­blies. […] En­fin, les so­cia­listes ne peuvent pas ou­blier qu’elle di­sait : “J’ai été en­voyée pour la conso­la­tion des pauvres et des mal­heu­reux.” Ain­si, tous les par­tis peuvent ré­cla­mer Jeanne d’arc. Mais elle les dé­passe tous. Nul ne peut la confis­quer. C’est au­tour de sa ban­nière que peut s’ac­com­plir au­jourd’hui, comme il y a cinq siècles, le mi­racle de la ré­con­ci­lia­tion na­tio­nale. » Le 24 juin 1920, la fête de Jeanne d’arc – ou du pa­trio­tisme – fut ins­ti­tuée. L. V.

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