À L’OUEST, DU NOUVEAU

Por­té par une mo­dé­li­sa­tion aux pe­tits oi­gnons, « Bat­tle­field 1 » re­lance l’of­fen­sive al­liée du 8 août 1918. Chaud de­vant !

Historia - - Écrans -

Août 1918. La ba­taille d’amiens est sur le point d e d é b u t e r. Al­lez-vous re­joindre l’in­fan­te­rie, ma­ni­pu­ler la tou­relle d’un char d’as­saut ou prendre les com­mandes du tri­plan du Ba­ron rouge ? Au­tant de scé­na­rios pro­po­sés par l’ex­cellent Bat­tle­field 1 . Un titre trom­peur puis­qu’il s’agit en réa­li­té du cin­quième opus de la fa­meuse fran­chise. Ses créa­teurs – les Sué­dois de DICE – se sont for­gé une so­lide ré­pu­ta­tion dans le do­maine du jeu d’action par équipes. Mais ils ne s’étaient ja­mais frot­tés aux ba­tailles de la Pre­mière Guerre mon­diale. Du dé­sert du Si­naï à la forêt d’ar­gonne en pas­sant par le châ­teau des Mon­thai­rons, le monte Grap­pa ou en­core les ci­tés de SaintQuen­tin et d’amiens, Bat­tle­field 1 plonge le joueur dans la plu­part des théâtres d’opé­ra­tions du conflit. Gra­phi­que­ment, le ré­sul­tat est gran­diose, même si la re­cons­ti­tu­tion n’est pas mi­nu­tieuse. L’ob­jec­tif des créa­teurs est avant tout de re­créer l’am-

biance de l’époque. Quelques li­ber­tés ont donc été prises avec l’his­toire. Les pu­ristes ob­jec­te­ront par exemple que le rôle des chars d’as­saut est exa­gé­ré. Reste que le Mark V bri­tan­nique, le Re­nault FT fran­çais et le Sturm­pan­zer­wa­gen A7V al­le­mand ont été su­per­be­ment mo­dé­li­sés.

Au choix : à che­val ou en Rolls-royce

Il est exal­tant de grim­per dans leur ha­bi­tacle à trois, quatre, voire cinq joueurs, de se ré­par­tir les dif­fé­rents rôles et de lais­ser son em­preinte – au sens propre comme au fi­gu­ré – dans le camp ad­verse ! Ces chars com­plètent la longue liste d’en­gins ter­restres ac­ces­sibles : au­to­mi­trailleuses Lan­cia ou Rolls- Royce, vé­hi­cules de transport, ca­mions d’ar­tille­rie, mo­tos et side-cars… La va­rié­té est de mise. Il est pos­sible d’op­ter pour la ca­va­le­rie, une pre­mière dans la sé­rie « Bat­tle­field ». Pro­fi­tant de l’agi­li­té de la mon­ture, il est ai­sé de me­ner des raids dé­vas­ta­teurs au mi­lieu des lignes en­ne­mies. Entre 1914 et 1918, le com­bat se pour­suit jusque dans les cieux, et ce jeu fait lo­gi­que­ment la part belle aux avions, y com­pris aux plus in­so­lites. Ain­si, les Al­ba­tros D. V, les Fok­ker DR.I, les SPAD XVI et les Sop­with Pup cô­toient les Go­tha G. IV – de puis­sants bom­bar­diers né­ces­si­tant trois hommes d’équi­page. Sur le champ de ba­taille, Bat­tle­field 1 op­pose deux équipes, pour un to­tal de 16, 32 ou 64 joueurs. De mul­tiples modes de jeu ont été mis en place par DICE. Se­lon les cas, il est pos­sible de contrô­ler la plus grande par­tie de la carte, de conqué­rir cer­tains points stra­té­giques ou de par­ti­ci­per à des mis­sions aux ob­jec­tifs pré­cis. Un des modes consiste à cou­per les lignes de com­mu­ni­ca­tion de la dé­fense en­ne­mie avant qu’elle n’ait de­man­dé des tirs d’ar­tille­rie. Seule ombre au ta­bleau, les créa­teurs ont opé­ré une sé­lec­tion res­treinte d’ar­mées (Al­le­magne, Royaume-uni…), en fai­sant l’im­passe sur les Fran­çais et les Russes ! Pour y re­mé­dier, il fau­dra ac­qué­rir – sé­pa­ré­ment – deux mo­dules ad­di­tion­nels payants et dis­po­nibles dans l’an­née. Un dé­cou­page qui dé­çoit, for­cé­ment, mais ne re­met pas en ques­tion les qua­li­tés de Bat­tle­field 1 : ma­gni­fique, bien construit et dia­ble­ment im­mer­sif. GUILLAUME NERCES

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